Fonction publique

Benoît Kubiak, ingénieur malgré tout

| Mis à jour le 25/04/2022
Par

Portrait de Benoît Kubiak, chef de projet Petite ville de demain et résilience à Sainte-Marie-aux-Mines.

Ville de Sainte-Marie-aux-Mines (Haut-Rhin, 5 000 hab.)

On peut avoir parcouru le monde pour mieux comprendre le changement climatique et s’engager au niveau le plus local : la commune. Telle est la trajectoire de Benoît Kubiak, aujourd’hui chef de projet « Petite ville de demain et résilience », en contractuel, à Sainte-Marie-aux-Mines. Car après des études de géographie et de climatologie à Dijon (Côte-d’Or), puis une première expérience de chargé de mission agenda 21 local dans le Grand Autunois (Saône-et-Loire), « je suis parti trois ans, en 2001, avec mon sac à dos, accompagné d’une amie. Le changement climatique était alors un thème balbutiant. Je voulais voir comment les gens, en Asie, en Afrique ou en Europe, vivaient le changement climatique. J’ai rencontré des experts du Giec, des agriculteurs, des enfants, des enseignants… J’ai parcouru 60 000 km sans jamais prendre l’avion. » Pour quel bilan ? « J’ai vu là-bas toutes les personnes impactées par le changement climatique (récoltes, inondations, canicules…) Et, partout, la réponse était très faible. Il y a peu de moyens d’action. »

Sauf à agir au niveau local. « Il faut apprendre à réduire nos émissions et à nous adapter. Cela passe par la résilience territoriale. On peut agir sur les transports en commun par exemple. Dans la vallée de Sainte-Marie-aux-Mines, les trois quarts des habitants sont motorisés. On doit leur offrir une réponse par les moyens de transport. En ce moment, on développe les voies vertes, on cherche des solutions privé-public en nous appuyant sur les flottes des entreprises, les cars scolaires, etc. »

Aujourd’hui en CDI, il travaille également en étroite collaboration avec les élus et les services techniques sur des travaux de rénovation. Et tout ceci sans diplôme d’ingénieur malgré une formation suivie au CNFPT. « J’ai passé trois fois le concours d’ingénieur territorial, se souvient-il. La première juste pour voir. Les deux dernières fois, j’avais de bonnes notes à l’écrit mais on m’a coulé à l’oral. Selon moi, parce que je n’étais pas ingénieur de formation… » Ironie du sort, il a bien eu le grade d’ingénieur territorial entre 2012 et 2021 « pour des questions de RH. Il le fallait pour convertir mon salaire dans un grade ».

  • 2002 : Master 2, développement durable et aménagement du territoire, université de Franche-Comté.
  • 2002-2007 : chargé de mission agenda 21, Grand Autunois Morvan.
  • 2012-2021 : chargé de mission agenda 21 et plan Climat, ville de Quetigny.
  • 2021 : responsable de la mission développement durable, ville de Besançon.
  • Depuis janvier 2022 : chef de projet Petite ville de demain et résilience, ville de Sainte-Marie-aux-Mines.
Commentaires

0  |  réagir

Ajouter un commentaire

Ce champ est obligatoire

Ce champ est obligatoire

Ce champ est obligatoire

Conformément à la loi "Informatique et libertés" du 6 janvier 1978, vous pouvez accéder aux informations vous concernant, les rectifier ou vous opposer à leur traitement et à leur transmission éventuelle à des tiers en écrivant à : Groupe Moniteur - Antony Parc 2, 10 place du Général de Gaulle, La Croix de Berny – BP 20156, 92 186 Antony Cedex ou en cliquant ici.

Formations

Evènements

services

menu menu

Club Techni.Cités : l'information pour les techniciens de la FP