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[Entretien] Lutte anticorruption

Françoise Dreyfus : « Le ressort de la lutte anticorruption, c’est l’intérêt des Etats, pas la morale publique »

Publié le 20/04/2022 • Par Stéphanie Stoll • dans : Actu juridique, France

Françoise Dreyfus
P. MARAIS / LA GAZETTE
Professeure de science politique à l’université Paris 1, Françoise Dreyfus pointe les limites de la lutte anticorruption, que ce soit au niveau de l’Etat central ou des collectivités territoriales.

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Comment peut-on définir la corruption ?

Il s’agit d’un pacte entre deux entités, personnes morales ou physiques, l’une utilisant le pouvoir qu’elle possède pour agir d’une manière qui ne correspond pas à celle pour laquelle ses pouvoirs lui ont été conférés, l’autre, son partenaire, obtenant quelque chose en compensation de l’action, qu’il utilise ou non ses pouvoirs. C’est une notion plastique : des comportements que l’on trouvait normaux il y a vingt ans sont désormais considérés comme délictueux ou inacceptables.

Au nom de quoi lutte-t-on contre la corruption ?

On le fait officiellement, depuis une trentaine d’années, au nom de la moralité publique. Mais le véritable ressort, c’est l’intérêt des Etats qui voient l’argent filer, les recettes amoindries par la fraude ou divers arrangements dans les marchés publics. Dans notre monde, dont l’idéal est la concurrence parfaite, la corruption est un moyen qu’ont les entreprises pour gagner des marchés.

Pour les collectivités locales, quels sont les points de vigilance ?

Dès qu’il y a un conflit d’intérêts. Il faut les former car on peut être fautif par ignorance ou inexpérience.

Que pensez-vous des règles d’attribution des marchés publics ?

Je ne suis pas sûre que les textes empêchent toute corruption. Il n’est pas rare que les élus qui siègent en commission d’appel d’offres reçoivent un petit gage, mais on n’a pas de preuve. Quand une entreprise demande une rallonge pour des travaux supplémentaires urgents, la commission doit régulariser a posteriori.

La corruption n’est-elle pas difficile à établir ?

Effectivement, elle est peu ­documentée. Dans la fonction publique territoriale, les agents savent quels sont les élus corrompus. Mais leur poste est en jeu, ils ne disent rien. Cela nous renvoie à la protection des lanceurs d’alerte.

Quelle est votre appréciation des outils de lutte contre la corruption ?

Les élus et les chefs de PME ne lisent pas les 80 pages de recommandations de l’Agence française anticorruption. Mais il est important que les élus déclarent à la Haute ­Autorité pour la transparence de la vie publique leur patrimoine à l’entrée et à la sortie de leur fonction.

Quel regard les électeurs portent-ils sur la corruption ?

Ils sont ambivalents, puisqu’ils réélisent leurs maires corrompus dès qu’ils redeviennent éligibles. De petits bénéfices, une place en crèche ou un logement, les poussent à revoter pour eux. Mais ils font deux poids, deux mesures « : au niveau de l’Etat central, ils se méfient davantage des parlementaires et des ministres.

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