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Election présidentielle

Déserts médicaux : la contrainte à l’installation ne fait pas recette chez les candidats

Publié le 07/04/2022 • Par Géraldine Langlois • dans : A la Une santé social, Actu expert santé social, France

Médecin territorial
S.Gauert/AdobeStock
Demandée par certains élus locaux, la contrainte à l'installation des médecins n'est officiellement proposée que par un seul candidat à la présidentielle, l'écologiste Yannick Jadot. Les conseillers santé de deux des autres expliquent pourquoi ils préfèrent miser sur des mesures plus incitatives.

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D’un côté, des élus locaux confrontés à des problématiques aiguës de désertification médicale réclament d’imposer des contraintes sur le lieu d’installation des médecins. De l’autre, la plupart des candidats à l’élection présidentielle s’y refusent.

A l’initiative du Conseil départemental du Lot-et-Garonne, l’Association des maires ruraux, l’Association des maires et tous les EPCI de ce département ont lancé en février aux candidats un « appel solennel » les enjoignant à s’engager sur une série de mesures « fortes et audacieuses » pour lutter contre la désertification médicale.

La majorité d’entre elles portent sur les incitations à l’installation en zone sous-dotée, le soutien aux initiatives des collectivités, l’obligation de stage des internes en zone sous-dotée, le développement des compétences de professionnels de santé paramédicaux ou des liens entre territoires et facultés de médecine, etc.

Conventionnement sélectif

Mais la première mesure proposée se place sur le terrain de la contrainte. Il s’agit de mettre en place un conventionnement sélectif temporaire, c’est-à-dire de réserver temporairement le conventionnement des médecins libéraux, généralistes ou spécialistes, aux territoires sous-dotés.

Pour François Dailledouze, maire (SE) de Caudecoste (Lot-et-Garonne, 1000 hab.), ces mesures répondent à « une priorité de vie, un des points clés de la proximité », insuffisamment pris en compte par les pouvoirs publics et par les candidats. Il estime d’ailleurs nécessaire de conditionner son soutien à un candidat à son engagement volontariste sur cette question.

Seul un postulant à la l’élection présidentielle affiche sa volonté de prendre une mesure contraignante pour des médecins comme celle proposée dans l’appel de ces élus locaux : l’écologiste Yannick Jadot. Il propose en effet de ne conventionner un médecin qui s’installerait dans un territoire que s’il « remplace » un autre praticien parti à la retraite. Cela reviendrait à empêcher les installations dans les zones où le déficit médical ne s’accroît pas.

Mesure qui « ne fonctionne pas »

Nous avons demandé aux autres candidats parmi les mieux placés dans les sondages pourquoi ils ne proposent pas de mesure contraignante sur l’installation des médecins. Peu d’entre eux ont répondu(1).

Le programme de la République en marche n’affiche pas de mesure contraignante, au plan national. François Braun, médecin et conseiller santé du candidat Emmanuel Macron, justifie ce choix : « On a vu ce qui se fait ailleurs, notamment au Canada, et nous avons constaté que la contrainte ne fonctionne pas ». Selon lui, poser des conditions à l’installation de médecins libéraux « crée des “mercenaires”, des médecins qui s’installent à un endroit pour trois ou quatre ans puis s’en vont après. On le voit déjà un petit peu. Au pire, certains s’éloigneront de la médecine générale ou iront exercer ailleurs, en salariat. »

Cependant, la « boîte à outils » qui serait proposée aux territoires dans le cadre de la « grande concertation sur la santé » promise par Emmanuel Macron s’il est réélu, contient un large choix de mesures, dont la contrainte à l’installation par des moyens financiers. « On ne s’interdit pas de réguler l’installation des médecins mais c’est un outil parmi d’autres », explique son conseiller santé.

Inefficace et injuste

Du côté de la France insoumise, où on mise aussi sur des « assises participatives de la médecine » par département, on estime que contraindre dans la situation actuelle n’aurait pas de sens car imposer une installation dans une zone reviendrait à en fragiliser une autre.

Jean-Luc Mélenchon n’est cependant pas opposé à une forme de contrainte, mais en contrepartie d’une aide au financement des études de médecine :  il propose qu’en échange les jeunes diplômés des facultés de médecine ainsi aidés s’installent pour 10 ans en zone sous dotée. Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) propose une mesure presque similaire mais pour cinq ans.

Echappatoires possibles

Pour sa part, le sénateur, médecin et conseiller santé de la socialiste Anne Hidalgo, Bernard Jomier, explique lui aussi que le conventionnement sélectif serait « inefficace car il y a tellement d’échappatoires possibles, comme le salariat ». Les contraintes à l’installation « porteraient atteinte à l’installation en libéral, c’est tout », ajoute-t-il.

Le porte-parole de la candidate socialiste justifie le fait qu’elle ne mise pas non plus sur la contrainte à l’installation par une deuxième raison : il « serait injuste pour les jeunes médecins, qui ne sont pas responsables de cette situation », de les obliger – indirectement – à s’installer dans des territoires où ils ne souhaitent pas vivre.

Les mesures incitatives, notamment financières, la concertation territoriale, la familiarisation des étudiants en médecine avec la vie et l’exercice en zone sous-dotée, le développement de l’exercice pluriprofessionnel ou encore, selon les candidats, la multiplication des centres de santé aux médecins salariés restent privilégiés par la plupart des candidats.

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Note 01 La Gazette a contacté les équipes des 12 candidats, seules 3 ont répondu : La République en marche, le Parti socialiste et La France insoumise Retour au texte

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