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Solidarité

Mobilisation générale des collectivités pour l’Ukraine, quoi qu’il en coûte

Publié le 01/04/2022 • Par Pascale Tessier • dans : A la Une finances, Actu experts finances, France

colorful waving ukrainian flag on a euro money background
luzitanija - stock.adobe.com
Immédiat, général et impressionnant, ainsi peut être qualifié l’élan de solidarité qui a jailli des collectivités en direction des Ukrainiens. Quels que soient leur niveau et leur taille, toutes se sont mis en ordre de marche, sans se poser, pour le moment, la question de l’impact sur leurs finances.

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« Énorme ! Jamais on n’aurait imaginé mobiliser autant en si peu de temps. » Comme le village des Alluets-le-Roi (1250 hab., Yvelines) qui s’est mis en ordre de bataille pour accueillir en cinq jours 19 Ukrainiens, les collectivités de toutes tailles et de tous niveaux ont montré leur solidarité, sans même s’interroger sur les incidences financières sur leur budget. Des drapeaux bleu et jaune ont été hissés aux frontons des mairies, des illuminations de bâtiments ont été modifiées pour arborer ces deux couleurs, moyennant un surcoût que les localités jugent « dérisoire ».

De 500 à plus de 650000€ de subvention

Il est apparu nécessaire d’encadrer l’aide et plusieurs départements ont ajouté à leur rôle de financeur, celui de coordinateur. Par exemple, de Granville et Saint-Lô, 90 m3 de produits pharmaceutiques et autres de première nécessité ont pris la direction de Siret, ville de Roumanie jumelée avec Granville. À cet effet, le conseil départemental a budgétisé 30000€ correspondant au coût des produits, à la location de semi-remorques et à l’acheminement. Pour l’heure, un seul des deux camions prévus a été rempli, mais la collectivité normande a également débloqué 50000€, versés au Fonds d’action extérieure des collectivités territoriales (Faceco).

Autre exemple avec les Yvelines, d’où 990 m3 -l’équivalent de 40 poids lourds- sont acheminés cette semaine jusqu’aux portes de l’Ukraine, sous le contrôle de la Protection civile ; soit un volume de couvertures, médicaments, produits d’hygiène ou alimentaires amassés par 100 des 259 collectivités. Pour le conseil départemental, le coût de la collecte en porte-à-porte du transporteur et celui du stockage en hangar atteignent 30 000€. S’y ajoutent 100 000€ pour acheminer vers l’Ukraine les camions chargés avec l’association Acted, à laquelle le conseil départemental a parallèlement octroyé une subvention de 200 000€.

Les départements ont démontré qu’ils savaient sortir le chéquier dans l’urgence , au-delà des contraintes budgétaires qu’ils dénoncent. Ainsi, celui des Pyrénées-Atlantiques va répartir 150 000€ entre associations, la Protection civile et Faceco, et abonder de 100 000€ supplémentaires un fonds exceptionnel d’urgence. En Ile-et-Vilaine, 300 000€ seront fléchés vers différents dispositifs d’aide, qu’il s’agisse d’opérateurs internationaux ou de partenaires de la collectivité bretonne. Pour sa part, la Côte-d’Or va consacrer 100 000€, divisés en parts égales entre associations humanitaires et Faceco. Du conseil départemental de Haute-Garonne, 80 000€ vont être répartis entre quatre associations d’aide. Depuis les Bouches-du-Rhône, 100 000€ seront versés à la Croix-Rouge, afin d’assumer un hébergement d’urgence ou la prise en charge du coût des fluides aux Ukrainiens réfugiés dans les pays voisins. Et la liste est loin d’être exhaustive.

Être certain de répondre aux besoins sur place

L’élan général de solidarité est manifeste et il apparaît encore plus évident au sein des 15 communes jumelées avec une ville ukrainienne. À Toulouse, le maire veut mettre la ville rose « aux avant-postes », au regard de l’amitié qui la lie avec Kyiv : 190 000€ seront versés par la métropole. Jumelée avec Kharkiv, Lille met à disposition 250 places d’hébergement dans ses bâtiments et la métropole a débloqué un fonds d’urgence de 100 000€. Mêmes mouvements de solidarité à Belfort -jumelée avec Zaporijia- ou Marseille -avec Odessa.

Les régions ont aussi rapidement sorti le chéquier, abondant le Faceco avec des subventions exceptionnelles comprises  « entre 50 000 et plus de 650 000€ », commente-t-on à Régions de France, où l’on veut « être certain de répondre aux besoins et aux attentes sur place. » Chacune fait en fonction de ses disponibilités financières : 500 000€ en Ile-de-France pour soutenir aussi bien la Protection civile que les personnes déplacées par le biais de l’ambassade d’Ukraine en France ; 300 000€ en Bourgogne-Franche-Comté, Auvergne-Rhône-Alpes ou Occitanie ; 150 000€ dans les Pays de la Loire ; 100 000€ dans le Grand-Est, ou 50 000€ depuis la région Sud, par exemple. Pour nombre de régions, la subvention peut n’être qu’une première réponse d’urgence.

Du côté de l’AMF, 1,5 M€ avait été collecté mi-mars, représentant des subventions locales « de 500 à plus de 100000€ » commente l’association. Exemple avec Sombernon (Côte-d’Or, 900 hab.) qui a versé 3000€ ; ou Bordeaux (Gironde, 220 000 hab.) et Reims (182200 hab., Marne) qui ont voté un million d’euros chacune ; Douarnenez Communauté (Finistère) qui a attribué une aide de 18227€ représentant 1€ par habitant ; ou encore la communauté d’agglomération Mauges Communauté (Maine-et-Loire, 120000 hab.) qui a ouvert une ligne de crédit de 20 000€.

Concert ou vente aux enchères pour récolter des fonds

En parallèle des subventions, l’entraide a été déclinée en initiatives propres à chaque territoire. Ainsi, dans les Yvelines, le conseil départemental assume la charge de 8 étudiants -dont 3 musiciens- qui n’ont pu retourner dans leur pays à l’issue de leur séjour touristique. L’un d’eux a fait venir sa famille, portant l’effectif total à 15 personnes, de 16 à 39 ans. Hébergés au sein du campus départemental des Mureaux, ils suivent activités et cours de français moyennant un coût, pour la collectivité, de 40 000€ mensuels, représentant le manque à gagner sur la location des appartements, la prise en charge des repas et activités. Dans quelques jours, ils se joindront à l’orchestre de l’Opéra royal pour un concert, dont les bénéfices iront à la Fondation de France. Le département finance 2000€ d’outils de communication et met à disposition du personnel pour l’organisation, l’établissement public du château de Versailles absorbant le coût de mise à disposition de la chapelle royale.

À Saint-Jean d’Angély (6515 hab., Charente-Maritime), une vente aux enchères de 83 œuvres d’artistes locaux a permis de récolter quelque 6000€ et a été suivie d’un concert, afin de flécher les bénéfices vers le comité de secours urgence local pour régler loyers et achat de mobilier pour les familles attendues. Les élus locaux semblent d’autant plus à l’aise avec cette solidarité qu’ils savent que les Ukrainiens veulent retourner dans leur pays dès que les conditions le permettront. Ils ne se sentent donc pas contraints de devoir doter la ville d’équipements pour faire face à un afflux de population pérenne. Pour l’heure, ils balaient le sujet du coût d’un revers de la main, avouant manquer de visibilité. Mais ils sont nombreux à souhaiter maintenir un lien avec ce pays, comme en témoigne le nombre important de demandes de jumelages, enregistrées au sein de l’AMF.

Pas de réelles dépenses pour le village !

Une fois rénovée, la maison communale logera le personnel du foyer médicalisé, mais pour le moment, priorité est laissée aux Ukrainiens. Aux Alluets-le-Roi, un week-end a suffi pour achever les travaux, trouver le mobilier et l’application permettant de dialoguer avec les habitants. « On se connait tous, mais on n’imaginait pas un tel élan », raconte Stéphanie Muneaux, adjointe en charge de la communication. 19 personnes -dont 12 enfants, des femmes et des hommes âgés- sont arrivées dans cette bourgade à une dizaine de kilomètres du nœud autoroutier d’Orgeval. « Commerçants ou particuliers, à un moment donné, tout le monde a apporté quelque chose », commente l’adjointe. L’équipement dédié aux activités s’est transformé en magasin et un autre bâtiment en épicerie, alimentés et tenus par les villageois. Des professionnels de santé interviennent pour les soins nécessaires, des bénévoles dispensent des cours de français et la professeure de pilates accueillent les plus sportives. La municipalité avoue « ne pas avoir réellement eu de dépenses, exceptées les photos d’identité pour leurs documents officiels » mais n’a pas encore chiffré les charges de cantine et d’accueil périscolaire que le budget communal absorbera. »

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