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Santé publique

Défense des hôpitaux locaux : « C’est le rôle du maire de s’impliquer »

Publié le 01/04/2022 • Par Géraldine Langlois • dans : A la Une santé social, Actu expert santé social, Régions

Dominique-Bonnin
Mairie de Luçon
Des élus de Luçon (Vendée) et des alentours manifestent depuis un an tous les vendredis soir à 18 heures aux côtés des habitants pour soutenir l'hôpital local et maintenir la pression pour que les urgences soient assurés en permanence. Le maire (LR) de la ville, Dominique Bonnin, explique comment et pourquoi il participe à cette démarche.

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Quelle est la situation de votre commune sur le plan de l’accès aux soins hospitaliers ?

Luçon, qui compte 9 600 habitants, a un hôpital « satellite » de l’hôpital départermental de la Roche-sur-Yon, avec des services de médecine, de soins de suite et de réadaptation, un petit bloc de chirurgie de jour, des urgences et un Smur. Malheureusement, comme dans beaucoup d’hôpitaux, ces deux derniers services ne sont pas assurés pleinement par des urgentistes. Parfois, il n’y a qu’un médecin sur deux.

Notre mobilisation, tous les vendredis soir depuis cinquant  semaines, vise à faire savoir qu’on veut absolument que ce service soit assuré par des médecins urgentistes. Il y a 20 passages aux urgences par nuit en temps ordinaire mais 60 l’été car nous sommes dans une région touristique. Nous sommes à vingt minutes de route des plages, mais l’hôpital de la Roche-sur-Yon est à trente minutes de Luçon…

Pour défendre notre action, nous nous appuyons sur ce qu’ont dit différents gouvernements : un hôpital avec des urgences et un Smur doit être accessible en moins de trente minutes. L’ARS nous dit qu’il y a un hélicoptère qui peut transporter les gens mais, pour nous, ce n’est pas suffisant.

Les urgences et le Smur sont-ils réellement menacés ?

On a eu de gros doutes, il y a quelques mois, sur le fait qu’ils auraient pu fermer. Aujourd’hui, on sait qu’ils seront maintenus. Je suis rassuré, mais l’Association de défense des services publics [qui co-organise les manifestations, Ndlr] pas tout à fait. On a moins de 25 urgentistes sur le département alors qu’il en faudrait 90. Et, depuis plusieurs mois, le gros problème, c’est le personnel soignant. Avec le manque d’infirmières et d’aides-soignants, on a dû fermer des lits. Les manifestations du vendredi soir sont très familiales, on applaudit les médecins. On est vindicatifs dans nos paroles, mais on ne brûle pas de pneus. On souhaite la venue de personnels, pas autre chose.

Qu’est-ce que cette mobilisation a permis d’obtenir, selon vous ?

Si on ne s’était pas mobilisés, les urgences et le Smur fonctionneraient de manière dégradée, c’est-à-dire pas 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Au bout de dix semaines de mobilisation, il y a eu des tables rondes, nous avons été reçus par l’ARS et la direction de l’hôpital. Ils mettaient un urgentistes pour les deux services, alors qu’il en faut deux. On a montré plus de vigueur dans les manifestations. Aujourd’hui, on a la chance d’avoir des urgentistes quasiment en permanence. Mais c’est au détriment des urgences de Montaigu ou de Challans…

Certains jours il manque un urgentiste, mais le chef des urgentistes de Vendée nous prévient, cela nous rassure. Désormais, nous revendiquons que le site hospitalier de Luçon pourrait être en devenir. Nous voulons par exemple une IRM, car il n’y en a pas dans notre secteur.

Outre votre participation aux manifestations, quels sont vos autres moyens d’action ?

Nous rencontrons régulièrement le directeur de l’ARS, mais aussi le directeur de l’hôpital de Luçon et de l’hôpital départemental. Nous envoyons régulièrement des courriers au ministère de la Santé. Tous les courriers que nous écrivons sont cosignés par la présidente de la communauté de communes, car nos mobilisations sont pour toutes les communes, la présidente de l’Association de défense des services publics et moi. Toutes les démarches sont actées ensemble.

Quand Olivier Véran est venu en Vendée récemment, nous avons été reçus par un de ses conseillers et le directeur adjoint de l’ARS. Il nous a écouté pendant une heure trente mais il n’en est pas ressorti grand chose… Nous voulons continuer d’affirmer notre position car si on ne le fait pas, on nous oublie et on passe à autre chose.

Pourquoi avoir choisi de vous engager en tant que maire ?

C’est complètement dans le rôle du maire de s’impliquer. D’ailleurs, tous les vendredis soir, une quinzaine de maires sont présents. C’est normal que nous soyons en soutien de la population. On la représente quand on porte une écharpe tricolore.

Un hôpital, c’est comme une gare. En tant que ville-centre d’une communauté de communes, si on n’a pas de services publics adéquats, on n’a pas de développement économique. On s’est battus il y a plusieurs années pour le maintien de la maternité de Luçon. On a gagné ce combat devant la justice, même si finalement elle n’a pas été maintenue. On s’est battus aussi pendant vingt ans pour la réhabilitation de la ligne de chemin de fer. Elle l’a été et les trains s’arrêtent toujours à Luçon. Dans les communes voisines, la gare est fermée…

C’est une volonté qu’il faut avoir. Je suis un ancien militaire, je sais ce que c’est.

Etes-vous aussi concerné par la défense de l’offre de soins en médecine de ville ?

Il ne se passe pas une journée sans que quelqu’un frappe à ma porte pour me dire qu’il n’a plus de médecin traitant. Ici, 12 % de la population  n’en a pas. Les collectivités s’écharpent pour avoir des médecins. A moins 30 kilomètres de Luçon, un maire a proposé moitié moins de charges financières aux médecins qui viendraient s’installer dans sa commune. Un médecin a quitté la nôtre pour partir dans la sienne. Ce n’est pas très honnête…

Nous avons la chance depuis quelques semaines d’avoir, dans le cadre d’une expérimentation sur les consultations non-programmées, un médecin généraliste qui vient sur le site hospitalier et qui peut recevoir des patients. Mais cela ne peut pas être pérenne.

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