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Solidarité

La crise pousse au renouveau des politiques de soutien à la jeunesse

Publié le 08/04/2022 • Par Rouja Lazarova • dans : France, Innovations et Territoires

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D.R.
Particulièrement touchés par la crise sanitaire et sociale, qui a accentué leurs difficultés, les jeunes sont souvent dans l’angle mort des politiques publiques nationales. Les collectivités viennent en soutien des 18-25 ans, qu’ils soient étudiants, alternants, apprentis ou sortis du système éducatif, sans emploi ni ressources. Elles peuvent déployer des outils spécifiques, en innovation sociale, ou améliorer l’accès au droit commun des jeunes, l’enjeu étant d’apporter de la cohérence.

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« Avec les politiques “jeunesse”, le problème, c’est que l’on a du mal à savoir de quoi on parle. De quelles politiques s’agit-il : l’éducation, la citoyenneté, la vie étudiante, la santé, l’insertion ? La jeunesse est difficile à résumer en une seule politique », observe ­Fabrice ­Chatel, directeur général délégué à la cohésion sociale de la ville et de la métropole de Dijon (23 communes, 253 900 hab.). Une complexité d’autant plus préjudiciable lorsque surgit l’urgence sociale. La crise sanitaire a néanmoins eu l’avantage de montrer, au travers des images des files d’attente pour l’aide alimentaire, la précarité croissante et la pauvreté des jeunes.

Impact sur les trajectoires

« On s’interroge sur les suites à moyen et long terme de la crise sanitaire, avec son impact sur les trajectoires des personnes. Les jeunes auront besoin d’un soutien important », affirme ­Marion Tanniou, conseillère « solidarités et cohésion sociale » à France Urbaine. L’association d’élus locaux a initié une réflexion sur les façons d’aider et d’accompagner les jeunes dès février 2021. Le 4 mai, elle présentait quatre scénarios d’expérimentations, élaborés en accord avec les différentes sensibilités politiques, allant de la mise en place de plateformes d’offre globale de services jusqu’à l’instauration d’un revenu de base.

Cependant, en dépit de ses rencontres avec plusieurs ministres, France Urbaine n’a jamais reçu l’aval formel du gouvernement validant ces expérimentations. Qu’à cela ne tienne, les collectivités se sont mobilisées pour revoir et muscler leurs politiques « jeunesse ». « Nous avons modifié le règlement intérieur du FAJ, dont nous avons récupéré la gestion depuis la loi “Notre”. Nous avons désormais la possibilité d’aider les jeunes en rupture familiale, même s’ils sont toujours rattachés fiscalement à leurs parents », explique ­Fabrice Chatel.

L’eurométropole de ­Strasbourg (33 communes, 500 500 hab.) a également revu le fonctionnement de son FAJ, abondé à hauteur de 500 000 euros en 2020. Elle y a intégré des dispositions concernant les étudiants et a lancé le FAJ alternance expérimental. Elle a, en outre, reconsidéré son FSL afin d’accompagner des étudiants en situation d’impayés de loyer.

Cependant, ni cette aide aux loyers, ni le chèque de rentrée scolaire destiné aux étudiants en deux­ième et troisième années, institué en 2020, n’ont été aussi sollicités qu’escompté­.

Peu de demandes

« Le constat, c’est qu’il y a une multi­plication de dispositifs partout, au point de s’y perdre », pointe ­Maud ­Renon directrice « solidarités, santé, jeunesse » à la ville et à l’eurométropole. Selon elle, l’enjeu principal dans les politiques de jeunesse réside dans la coordination et la cohérence : « L’un de nos enjeux consiste à mettre autour de la table Etat, caisse d’allocations familiales, conseil départemental, mission locale, acteurs de la jeunesse, pour mieux comprendre la systémie de notre travail et élaborer des démarches de simplification et de coordination. »

A Dijon, le constat est le même. Parmi les nombreux leviers permettant de soutenir les jeunes, il y a les aides aux permis de conduire de la mission locale ou les bourses pour les étudiants délivrées par la ville. « Les bourses vont de 500 à 2 000 euros. Depuis la crise, nous avons porté leur nombre de 250 à 350 par an. Nous avons été surpris par le faible niveau des demandes. Il existe un enjeu de communication sur tous les dispositifs en direction de la jeunesse », estime ­Fabrice ­Chatel. Selon lui, le défi de ces politiques est de créer pour les jeunes des conditions d’accès réel à l’ensemble des droits et des informations auxquels ils peuvent prétendre.

Refus du préfet

Certaines collectivités mettent en place des aides monétaires pour les 18-25 ans, qui ne peuvent pas bénéficier du revenu de solidarité active. Le Grand Lyon a été pionnier en la matière, en testant, en juin 2021, un revenu de ­solidarité-jeunes.

En décembre 2021, le conseil départemental de la Haute-Garonne annonçait l’expérimentation, à partir du 1er mars 2022, d’un revenu de base « jeunes ». Pendant dix-huit mois, 1 000 jeunes tirés au sort allaient percevoir une allocation de 500 euros mensuels, dégressive avec les revenus du travail, non conditionnée à la recherche active d’un emploi ou d’une formation. L’opération devait être conduite en coopération avec des chercheurs l’université de ­Toulouse en vue, notamment, de son évaluation.

Toutefois, début mars, le préfet de la Haute-Garonne a refusé au conseil départemental le droit d’expérimenter ce dispositif. « La décision de l’Etat représente un contretemps dans la poursuite de notre ambition, mais notre objectif reste inchangé et notre volonté intacte pour redonner aux jeunes confiance en l’avenir », a déclaré ­Georges ­Méric, le président du département.

« Les critères d’accès au revenu de solidarité-jeunes sont très ouverts »

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Christophe Lafoux, directeur de l’insertion et de l’emploi de la métropole du Grand Lyon (59 communes, 1,41 million d’hab.)

« Depuis le lancement, début juin, de l’expérimentation du RSJ, nous avons environ 550 bénéficiaires, sur une cible de 1 000 personnes. Nous sommes plutôt satisfaits, le dispositif remplit sa mission, qui est de venir en aide aux jeunes les plus en difficulté. Ceux qui ne peuvent pas s’inscrire dans l’accompagnement de la garantie “jeunes“, très exigeant en termes d’implication et d’assiduité immédiates.

Le RSJ a une vocation interstitielle, destinée à ces jeunes trop loin des études et de l’emploi, ou qui se retrouvent entre deux dispositifs, ou entre deux moments de leur vie. Une quinzaine de structures spécialisées dans l’insertion et l’accompagnement des jeunes, dont les missions locales, instruisent les demandes et assurent, par la suite, l’accompagnement du bénéficiaire. Certaines interviennent auprès des jeunes sortant de l’aide sociale à l’enfance, d’autres font des maraudes pour aller vers les plus exclus.

Nous informons et formons les conseillers de ces structures sur le fonctionnement du RSJ : une allocation de 400 euros mensuels, un accompagnement global sur le principe du référent unique. Le droit est ouvert sur vingt-quatre mois, on peut en bénéficier de façon discontinue. Les critères d’accès sont très ouverts – pour les jeunes autonomes fiscalement ou rattachés à leurs parents, pour les étrangers qui habitent le territoire depuis plus de six mois. Au départ, l’allocation n’exige pas de contrepartie, c’est seulement au bout de six mois qu’elle intervient. »

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