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Finances

Le renflouement de Dexia fait l’effet d’une bombe dans les collectivités

Publié le 30/09/2008 • Par Jacques Paquier • dans : A la une, France

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On ne parle que de ça dans les couloirs des collectivités. La chute de Dexia, suivi de son renflouement par les gouvernements français et belge fait figure de véritable bombe. Depuis 20 ans, l’établissement franco-belge règne en maître incontesté sur le marché des prêts aux collectivités territoriales. On savait l’organisme en difficultés sur le marché américain, et l’action en mauvaise posture depuis le début de l’année. Mais nul n’avait prédit une telle accélération de la déroute.
Quelles conséquences pour les collectivités ? Depuis plusieurs jours, la banque peine visiblement à lever des fonds, victime directe de la crise de confiance actuelle. Sa note vient d’être dégradée, augmentant encore le taux auquel la banque se finance – et donc auquel elle prête de l’argent. « Nous l’avons sollicitée pour un emprunt de 17 millions d’euros il y a quelques jours, elle a pu à peine nous en proposer 10 », indique le directeur financier d’une commune de l’Est de la France. « Des emprunts « revolving » que nous proposait Dexia ont vu leur marge multipliée par dix en l’espace d’une semaine », indique Sandra de Pinho, DGA de Lille. « Mais ce sont les collectivités qui doivent de l’argent à Dexia, et non l’inverse. Il n’y a donc pas de raisons particulière de s’inquiéter », résume un directeur financier.

Produits structurés
Déjà, depuis plusieurs mois, certaines villes, départements ou régions ont pu vérifier, à leurs dépends, que les risques liés aux produits structurés n’ont rien de virtuel. Cette crise risque fort d’amplifier ce phénomène. Ce qui n’est pas l’apanage des prêts accordés par cette banque, même si, comme La Gazette l’a souvent rappelé, l’établissement franco-belge s’est spécialisé, au cours des dernières années, dans la commercialisation de ces produits bancaires innovants. Ces prêts complexes, à l’indexation composite, (sur les taux de change notamment), peuvent sembler très intéressants aux emprunteurs. A la mesure des risques qu’ils comportent. Tous représentent une série de paris sur l’avenir. En cas de malchance, l’option associée à l’emprunt se réalise, et l’emprunteur voit le taux d’intérêt très attractif dont il bénéficiait jusque là se transformer en un taux dégradé, souvent prohibitif. La crise financière ne fait qu’amplifier la réalisation de ce risque. « Une ville comme Saint-Etienne a calculé que pour se séparer de l’ensemble de ses produits structurés, il lui en coûterait 45 millions », indique un spécialiste.

Assainissement du marché ?
Nombreux sont les experts qui dénoncèrent, au cours des dernières années, les risques liés à ces produits financiers. Ils notent le paradoxe qui veut que finalement ce soit Dexia elle-même qui fasse aujourd’hui les frais de l’opacité de ces prêts. Depuis leur apparition, les produits structurés divisent le secteur public local. Entre ceux qui affirment que leur complexité permet des taux d’intérêt défiant toute concurrence. Et ceux qui affirment au contraire, que la complexité de ces produits visent en priorité à masquer les marges très importantes réalisées par les banques grâce à eux.
Certains espèrent que la crise actuelle contribuera à assainir le marché du financement des collectivités locales. Bercy aurait déjà commencé à revoir sa position sur la question. Les emprunts des collectivités sont en effet soumis à des contraintes juridiques et comptables extrêmement légères. Un faible encadrement qui expliquerait largement pourquoi les collectivités locales représentent un des secteurs dans lesquels ces produits structurés sont le plus développés.
« La profitabilité de Dexia sur le secteur public local, exceptionnellement élevée depuis des années, n’est que modestement touchée par la crise actuelle, rappelle Olivier Nys. La chute du cours provient uniquement de ces activités de banque d’affaires américaine, fondée sur l’ingénierie financière, ultra-profitable, mais très risquée », poursuit-il. Le DGA lyonnais compare l’aventure de Dexia à celle de Vivendi. Confortablement assis sur des profits sécurisés tirés des prêts aux collectivités, comme la Générale des eaux avec le marché de l’eau, l’organisme a connu une rapide croissance externe, à l’international, sur de nouveaux marchés, et s’y est brulé les ailes.
Le renchérissement général des taux d’intérêt accordés par les banques pourrait renforcer encore l’intérêt d’emprunts « desintermédiés », à l’instar de l’émission d’un emprunt obligataire syndiqué que s’apprête à lancer dans quelques jours une trentaine de collectivités et d’établissements publics de coopération intercommunale. La mésaventure spectaculaire de Dexia pourrait bien marquer une rupture historique pour les modes de financement du secteur public local.

Pour aller plus loin
Lisez aussi notre article sur la recomposition du capital de Dexia par les gouvernements français et belge.

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