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Changement climatique

A Grenoble, un appel pour un « Giec de la santé environnementale »

Publié le 04/04/2022 • Par Séverine Cattiaux • dans : A la Une santé social, Actu expert santé social, France

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Si les collectivités disposent de leviers d'action pour lutter contre les polluants environnementaux, il faut aller beaucoup plus loin. Comment ? En mettant en place un Giec autour de la santé environnementale. Tel est le sens de l'appel de Grenoble lancé samedi 19 mars 2022.

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Pollution de l’air, glyphosate, composés organiques volatils, perturbateurs endocriniens… Autant de facteurs en cause dans l’explosion des cas de diabète, d’obésité, d’infertilité, de maladies chroniques et de morts prématurés. Comment en est on arrivé là ? En raison de l’absence d’une autorité scientifique qui rendrait non seulement visibles ces problèmes mais qui s’imposerait à tous, à la manière du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), soutiennent les élus Grenoblois et les acteurs du Réseau santé environnement.

Ensemble, ils ont lancé, samedi 19 mars, l’appel de Grenoble pour un « Giec de la santé environnementale » à l’issue d’une rencontre internationale sur la thématique.

Faire le poids face aux lobbys

In fine, les conclusions de ce Giec inciteront les Etats à prendre, enfin, des mesures à la hauteur des enjeux. Car pour l’heure, à entendre Eric Piolle, maire de Grenoble, il y a loin de la coupe aux lèvres. «  Nous lançons un appel solennel pour se prendre en main sur un sujet [la santé environnementale, Ndlr.] où l’inaction est patente et où le poids de lobbys est patent  […]», a ainsi fustigé le maire de Grenoble lors de son discours précédent la signature du texte.

Ce poids des lobbys n’est pas à sous-estimé, renchérit Pierre-André Juven, adjoint à l’urbanisme et à la santé de Grenoble. « Ce sera là aussi l’intérêt du Giec sur la santé environnementale : contrer certaines “fausses études” diffusées par des industriels. Tout le monde a en tête les mensonges des industriels du tabac qui ont prétendu pendant des années, à coup d’études, que fumer était inoffensif. »

Trente ans après l’appel de Wingspread

« L’idée d’organiser cette rencontre internationale autour de la santé environnementale ainsi que de lancer cet appel à Grenoble vient de l’association Réseau Environnement Santé », déclare Pierre-André Juven. « L’association est venue nous voir, poursuit l’adjoint, parce que nous sommes moteurs sur ces questions. Nous avons notamment signé la charte des villes sans perturbateur endocriniens en 2019. »

L’intention du Réseau Environnement Santé était aussi de profiter de l’année Grenoble capitale verte européenne pour donner de la visibilité et un poids supplémentaire à cette déclaration. Cet appel fait aussi écho à l’appel de Wingspread lancé trente ans plus tôt et qui alertait  déjà sur les dangers des perturbateurs endocriniens.

« Agir pour les plus fragiles»

A la nécessité de réduire les polluants environnementaux à la source s’ajoute un enjeu de justice sociale, signale aussi le maire de Grenoble  : « Les inégalités sociales et territoriales sont majeures face à la santé environnementale. On se doit donc aussi d’agir pour les plus fragiles».

Tel un « nouvel avertissement » poursuit le maire de Grenoble, la crise sanitaire a encore exacerbé ces inégalités. Cette crise étant est elle-même imputable à « notre saccage de l’environnement » n’a pas manqué de dénoncer aussi le maire de Grenoble.

Un appel ou une bouteille à la mer ?

Qui, enfin, pour impulser ce Giec de la santé environnementale ? L’appel reste dans le flou. Est-ce à l’Europe d’en jeter les bases ? Cette dernière a « déjà posé un acte important en retenant l’objectif de « Zéro pollution en 2050 » comme mesure majeure du « Pacte vert pour l’Europe », saluent les auteurs du texte… sans pour autant exhorter l’Europe à mettre en place ce Giec.

Il est sûr que plus cet appel recueillera de signatures, plus il aura de chances de retenir l’attention de décideurs, semble dire Pierre-André Juven. En attendant, il ne faut guère compter sur l’élection présidentielle pour débattre de ce sujet, note l’adjoint, observant que « très peu de candidats parlent de la santé environnementale ». Mais ce dernier de d’assurer : « Nous continuerons, quoi qu’il arrive, de porter cet appel, après les présidentielles, aux législatives et encore après. »

 

La santé environnementale à Grenoble : de l’école à l’action en justice

Très exposée à la pollution de l’air, Grenoble n’a guère eu d’autre choix que de s’attaquer à la problématique avec la Métropole et la préfecture. « Grenoble a lancé la première zone de circulation restreinte pour les marchandises puis travaillé sur la gestion des pics de pollution puis sur la qualité de l’air tout court », mentionne le maire de Grenoble.

Depuis plusieurs années, la qualité de l’air intérieur fait, elle aussi, l’objet d’un vigilance accrue. Récemment, c’est même dès la construction d’une école que les sources de polluants potentiels ont été évincés, avec le concours de scientifiques et avec l’accompagnement de l’Ademe. Comme pour l’air, le même type de démarche de fond est menée sur l’alimentation, les déplacements, les espaces verts, les espaces publics, l’habitat, affirme Eric Piolle.

Grenoble se démarque, enfin, sur un autre terrain d’action : les tribunaux. Depuis 2018, la Ville, des élus de Chamonix et des associations de défense de l’environnement sont en procès contre l’État accusé d’alimenter la pollution de l’air dans les vallées alpines, en encourageant le trafic routier.

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