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[PORTRAIT] Fonction publique territoriale

Cornelia Findeisen : la transformation, son terrain de jeu

Publié le 05/04/2022 • Par Gaëlle Ginibrière • dans : France, Toute l'actu RH

Cornelia Findeisen
Sebastien Duchesne Le Mével
Franco-allemande de 47 ans, Cornelia Findeisen exerce depuis treize ans des missions de directrice générale adjointe dans la territoriale, avec un penchant assumé pour la transformation.

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De longue date, Cornelia ­Findeisen cultive son tempérament d’aventurière. C’est ainsi que, tout juste sortie de l’adolescence, elle part en train et bateau au Maroc et en Algérie, dans le cadre de chantiers de jeunesse de l’Unesco. Ou qu’à sa sortie de l’ENA, elle obtient de pouvoir postuler dans des ministères français, sur des postes alors inaccessibles aux ressortissants étrangers. « J’ai effectué ma scolarité en Allemagne dans une école alternative où j’ai appris que l’on n’avait pas besoin de tout réussir, mais que l’on pouvait tout tenter », avance-t-elle aujourd’hui en guise d’explication.

Ce mantra est resté une ligne directrice tout au long de sa carrière. Ce sont des études d’arabe qui l’ont conduite en France en 1996, pays dont elle a depuis obtenu la nationalité. Diplômée de gestion, elle travaille deux ans comme consultante avant de tenter, par défi, le concours de l’ENA, par une voie d’accès alors spécifique aux Allemands.

Après cinq ans dans la fonction publique d’Etat, où elle exerce au ministère de l’Ecologie puis au ministère des Transports, elle se voit proposer par Michel ­Delebarre un poste de DGA à la CU de ­Dunkerque. « J’ai acheté un “Que sais-je” sur les collectivités territoriales, un univers que je ne connaissais pas, et, munie de ce bagage, j’ai pris mes fonctions, d’abord orientées sur la coopération internationale décentralisée », se souvient-elle.

Enthousiaste

Suivent des fonctions de DGA au conseil départemental de la Loire sur la modernisation, l’évaluation et la prospective, puis de DGA à la CA de Pau.

« Dès ma sortie de l’ENA, j’ai ­accepté des missions sur lesquelles j’étais novice, en me disant que même si rien n’était gagné, je pouvais y arriver. J’ai connu beaucoup d’échecs, qui m’ont autant forgée que mes ­succès », raconte-t-elle.

Ces expériences parachèvent son expertise de la transformation et de l’innovation. « Cornelia a besoin de défis. Elle prend des décisions et s’y tient. Une fois partie, elle est difficile à arrêter. Son management est humain et bienveillant, mais les plus réfractaires au changement peuvent ne pas embarquer dans cette dynamique », observe ­Benjamin ­Costenoble, directeur de la maison de la région ­Charleville-Verdun du Grand Est, qui a travaillé avec elle à la CA de Pau. Là, elle accompagne un ambitieux projet stratégique se déclinant en plusieurs chantiers RH, puis s’investit dans la mise en place de start-up de territoire encadrées par l’incuba­teur « beta.gouv.fr », des projets d’intrapreneuriat commencés et menés par des agents à partir des besoins des usagers.

« Cornelia a été sponsor du dispositif à la CA de Pau, puis aujourd’hui à la CU du Havre. Elle s’acquitte avec enthousiasme de ce rôle qui suppose à la fois de créer un espace pour permettre aux agents de répondre aux irritants des usagers dans une logique de construction pas à pas et de faire cohabiter la logique traditionnelle ­d’exécution de l’administration avec une culture de l’innovation », avance Damien Dufourd, coach au sein de la communauté « beta.gouv.fr ».

Avide

Parallèlement, elle se forme à ­l’accompagnement de start-up et de projets innovants à l’université Paris ­Dauphine. « Cornelia est en apprentissage permanent, avide de nouvelles méthodes et techniques. Dans la formation, elle était la seule de son niveau hiérarchique à s’intéresser de façon aussi opérationnelle à l’innovation », constate Antoine Le Fèvre, associé du cabinet de conseil Epigo, rencontré à cette occasion. Recrutée en septembre 2020 comme DGA « attractivité et aménagement » à la CU Le Havre Seine métropole, ­elle pilote désormais des projets autour du développement économique, de la Smart Port City et du rayonnement du territoire.

Défricheuse

La territoriale, qui reconnaît aimer bouger, récuse cependant tout procès en instabilité. « Je me rends compte que ma valeur ajoutée culmine lors des trois premières années à un poste. Je porte alors un regard neuf. Au-delà, il arrive que je me fonde un peu trop dans la structure, ce qui ne me permet plus de voir avec autant de discernement les marges de progrès. J’ai davantage un profil de défricheuse que de quelqu’un qui déroule les projets », reconnaît-elle. Toujours contractuelle, elle coache aussi à titre bénévole des créateurs d’entre­prise, délivre des conférences et a fondé, l’été dernier, un réseau informel de codéveloppement et de réflexion avec quatre dirigeantes du secteur privé, Les Exploratrices de la transfo. «  Cornelia est une locomotive, elle saisit au bond toutes les idées et revient quelques jours après avec une note présentant toutes les hypothèses à examiner », souligne Antoine Le Fèvre, qui anime ce réseau. La force de tenir tous ces engagements, la DGA la puise dans le soutien de ses trois filles et de son conjoint, qui a mis sa carrière entre parenthèses une dizaine d’années avant de reprendre tout récemment une activité professionnelle.

En arrêt de travail de six mois juste avant le premier confinement de 2020, Cornelia Findeisen s’est plongée dans l’écriture d’un livre sur la résilience, recueillant les témoignages de dirigeants de tous horizons. « Je les ai interrogés sur la façon dont ils surmontaient cette crise et d’autres. Cela m’a beaucoup nourrie, et m’a permis d’être auprès d’eux pendant cette période », confie-t-elle.

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