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Aménagement du territoire

Territoires pilotes de sobriété foncière, épisode 2 : le temps du projet

Publié le 29/03/2022 • Par Delphine Gerbeau • dans : France

Le site de l'ancienne gendarmerie de Louviers
Le site de l'ancienne gendarmerie de Louviers D.R.
Un an après son lancement, la démarche des Territoires pilotes de sobriété foncière (TPSF), portée conjointement par l'Agence nationale de la cohésion des territoires et le Puca, entre dans une phase opérationnelle. "La Gazette" suit, durant cette année 2022, les réunions du Cercle des pionniers acteurs de cette expérimentation vouée, demain, à donner naissance à un mode d’emploi du recyclage urbain. Second rendez-vous avec Louviers et Bastia.

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Après avoir choisi leur assistance à maîtrise d’ouvrage, et réfléchi à leur gouvernance, les sept territoires pilotes de la sobriété foncière (TPSF)  rentrent dans une nouvelle étape, longue, complexe, celle de l’élaboration et de la maturation du projet. Le cinquième cercle des pilotes s’est réuni le 24 mars, en présence de 70 personnes, élus techniciens dont les territoires sont membres du programme. « On est dans une période où les équipes sont concentrées, elles travaillent avec leur organisation propre sur leurs projets. Ils sont l’occasion d’engager un dialogue territorial, une bonne opportunité d’engager la discussion autour des enjeux propres à chacun, avec parfois de nouveaux acteurs. Ça se passe bien mais ce n’est pas toujours simple », résume Sylvain Grisot, urbaniste du cabinet Dixit.net, chargé du suivi national de la démarche.

Au programme de cette réunion, « le temps de la maturation des projets », avec la présentation de la démarche de Louviers. Ville-centre de 19 000 habitants de l’agglomération Seine-Eure, Louviers connaît une forte vacance des logements en centre-ville, et plusieurs friches industrielles. Elle mène depuis plusieurs années une politique de revitalisation de son centre-ville – elle est lauréate du programme Action cœur de ville – avec une forte association de ses habitants.

« La ville est constituée de territoires très différents, explique le maire François Priollaud. D’une part, le cœur de ville avec son architecture de la reconstruction, des faubourgs aux bâtiments plus anciens, des quartiers en rénovation urbaine. Le programme TPSF nous permet de réfléchir à la cohérence de ces différents territoires, de mieux les articuler. Notre second objectif est de travailler sur la densification, alors que la ville a gagné 1 000 habitants depuis huit ans. Notre troisième objectif est la renaturation pour une ville plus agréable à vivre ». Une parcelle synthétise ces différents enjeux, celle qui accueille l’ancienne gendarmerie, propriété du conseil départemental, située en front d’une place, aux abords des boulevards extérieurs. Une ouverture paysagère sur les boulevards pourrait être réalisée en reconfigurant le site.

Détruire ou réhabiliter, telle est la question

Une concertation a été réalisée en amont avec le conseil départemental, l’agence d’urbanisme, la ville et l’agglo. « Ce site nous est apparu stratégique car il est à la jonction d’axes structurants de la ville. Une réutilisation partielle du bâti existant et une diversification des fonctions sont réfléchies. Se pose aussi la question de la densification, et de la renaturation, en étendant la trame végétale au coeur de l’îlot », résume Morgane Ferrand, urbaniste à l’agence d’urbanisme Rouen Seine-Eure. « Faut-il démolir les bâtiments, ou les réinvestir, en détruire seulement certains morceaux ? On est vraiment dans la problématique actuelle, faut-il tout démolir pour refaire la ville de demain ? », ajoute France Poulain, architecte des bâtiments de France qui suit le projet en lien étroit avec le maire. Une plateforme de participation des citoyens a été mise en place dans le cadre d’Action coeur de ville, qui permet de les associer aux réflexions sur le projet.

L’occupation temporaire pour mûrir les projets

Beaucoup plus au sud, le cas de Bastia est l’occasion d’évoquer le rôle de l’urbanisme transitoire dans ces projets au long cours. Dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt « Réinventons nos cœurs de ville », lancé dans le cadre du programme Action cœur de ville, le site du Bon Pasteur situé dans le centre-ville de Bastia a été retenu. « Cet ancien couvent a été acquis par la ville en 2009. Le site est enclavé, aujourd’hui vacant, et il a fait l’objet de nombreuses dégradations, résume Stéphane Riu, chef de projet « cœur de ville ». Une partie du site a pu bénéficier du fonds « friches », pour une viabilisation primaire du site, et des travaux de dépollution de l’amiante. La ville a été accompagnée par l’agence Plateau urbain pour réfléchir à une occupation temporaire du site. « L’occupation transitoire et progressive permettra de préfigurer les usages du lieu, et de faire des expérimentations, explique Gaëlle Cozic, responsable d’études à Plateau urbain. Il est envisagé un lieu ouvert sur le quartier, non estampillé « ville », avec une gouvernance portée par les usagers du lieu ».

La ville devrait prendre la main sur les interventions lourdes pour rendre le site utilisable, et, en parallèle, trouver un acteur multicompétence pour le gérer. Pour Hélène Peskine, secrétaire permanente du Puca « ces démarches d’urbanisme temporaire permettent de réintégrer dans la ville des espaces en déshérence, elles sont un levier de revitalisation ».

Penser à la nature

Autre exemple original d’urbanisme transitoire, le projet mené sur le site de l’Octroi, à Houplines, dans la métropole lilloise (MEL). L’ancien site d’usine textile de 19 hectares a été acquis par l’établissement public foncier (EPF) des Hauts-de-France en 2011, pour le compte de la MEL. Dans l’attente de la définition d’un projet pour le site, l’EPF a misé sur la préservation des espaces verts et de la végétation.

Différents types de semis ont été réalisés, notamment la plantation de chanvre textile, qui a ensuite été récupéré par les services de la ville pour faire du paillage. Un second plan de renaturation est prévu, en testant d’autres types de céréales. Ce projet a été mis en place après une concertation entre la ville, l’établissement public foncier, les habitants, et une école d’ingénieurs qui a même été intégrée au tour de table.

Petit à petit, avec différentes méthodes, les projets se dessinent et seront réalisés de façon définitive à plus ou moins brève échéance. Ils sont voués à être des démonstrateurs de ce que pourra être une ville sobre demain. Le prochain cercle des territoires pilotes aura lieu fin mai-début juin, et sera consacré à la question de la densification.

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