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Insertion

Insertion des bénéficiaires de RSA : les propositions des acteurs de terrain

Publié le 25/03/2022 • Par Rouja Lazarova • dans : A la Une santé social, Actu expert santé social, France

Inclusion insertion
(C)2018 Igor Stevanovic, [**] Bits And Splits, all rights reserved
Alors que des candidats souhaitent imposer des heures à effectuer pour les allocataires du RSA, les associations qui leur viennent en aide défendent d'autres actions de soutien.

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Alors que les candidats Emmanuel Macron (LREM) et Valérie Pécresse (LR) proposent d’imposer une activité minimale hebdomadaire aux allocataires du RSA, les acteurs associatifs et les représentants de départements avancent des propositions pour rendre plus effective et pérenne leur insertion socio-professionnelle.

Il est difficile de dissocier les questions de la pauvreté de celles relevant de l’insertion socio-professionnelle, car une personne extrêmement démunie est absorbée par les problématiques de la survie, et ne peut se consacrer à une démarche d’insertion. C’est pour cette raison que les associations qui viennent en aide aux plus précaires, demandent d’abord d’accentuer la lutte contre la pauvreté monétaire.

Un revenu minimum garanti revalorisé…

Le collectif Alerte plaide ainsi pour l’instauration d’un revenu minimum garanti d’un montant d’environ 900 euros mensuels, ce qui représente le seuil de pauvreté à 50% du revenu médian. « On ne peut pas survivre avec 500 euros par mois. Il faut revaloriser d’urgence le RSA, et le transformer en revenu minimum garanti, sans contrepartie », estime Daniel Verger, responsable Etudes, recherche, opinions au Secours Catholique.

…et ouvert aux jeunes dès 18 ans

Ce RMG doit être ouvert aux jeunes dès 18 ans, à ceux qui sont en rupture avec la société et ne parviennent pas à s’inscrire dans le tout récent Contrat d’engagement jeunes. « La pauvreté est multidimensionnelle, il faut agir sur tous les leviers – logement, alimentation, accès aux soins – avant de parler d’insertion socio-professionnelle », insiste Isabelle Bouyer, déléguée nationale d’ATD Quart Monde.

Changer de regard

« Si je dois faire des propositions, j’insisterais sur la confiance qu’il faut accorder aux bénéficiaires du RSA. C’est essentiel. Ces dernières années, le regard que la société leur porte s’est endurci. Il est de plus en plus méfiant. C’est le résultat d’une politique du contrôle renforcé, voire de la maltraitance institutionnelle », souligne Daniel Verger. Et cette méfiance, qui peut parfois friser l’hostilité, empêche les personnes d’envisager sereinement une insertion socio-professionnelle.

Selon François Soulage, animateur du Collectif pour la parole des chômeurs, les personnes sans emploi témoignent d’une absence d’écoute, qui conduit à une méconnaissance de leurs besoins. Il préconise donc : « Il faut que les accompagnateurs des bénéficiaires du RSA soient formés à l’écoute. Ils doivent les aider à s’exprimer, à décrire leur expérience, leurs compétences. Cette écoute crée la réciprocité de l’accueil, la co-construction des parcours, qui sont primordiales pour aboutir à une sortie positive du dispositif. »

Dépasser le cadre expérimental du SPIE

Une des grande réformes du mandat qui s’écoule – le Service public de l’insertion et de l’emploi – n’en est toujours qu’au stade de l’expérimentation. Pourtant, selon l’avis des acteurs, il contribue à créer des dynamiques partenariales intéressantes. « Le SPIE permet une articulation entre les services sociaux du département et Pôle emploi. Il crée un espace de dialogue précieux et nécessaire qui pourrait aboutir à une culture commune, pas toujours évidente », témoigne Chaynesse Khirouni, présidente (PS) de la Meurthe-et-Moselle. Elle en appelle à dépasser le stade expérimental du SPIE, qui repose sur deux piliers : le référent unique et l’accompagnement global.

Assouplir le suivi de la contractualisation

« La contractualisation entre l’Etat et les départements, qui a accompagné la mise en œuvre de la Stratégie pauvreté, sera prolongée si le président sortant est réélu », affirme Marine Jeantet, déléguée interministérielle à la prévention et à la lutte contre la pauvreté (DIPLP). Cependant, Chaynesse Khirouni pointe le suivi et le reporting « extrêmement lourds » de cette contractualisation. Celle-ci se compose de deux volets, un socle national, et un autre dédié aux initiatives locales. « Au titre du socle national, l’Etat nous impose de financer des actions pour soutenir la mobilité des bénéficiaires du RSA. Or, nous en avons développé beaucoup, en amont même de la Stratégie. Nous avons besoin de souplesse sur ce socle national. Il faut partir de l’existant », revendique Chaynesse Khirouni.

Des représentants d’autres départements reviennent sur l’évaluation annuelle de la stratégie pauvreté. « La difficulté consiste dans le fait que la contractualisation portait sur trois ans, mais avec des points d’étape annuels, et des priorités revues à chaque fois. A titre d’exemple, nous avons eu l’obligation de développer des plateformes mobilité en 2021, objectif qui n’existait pas initialement. C’est difficile de s’inscrire dans le temps. J’attends donc une contractualisation qui s’inscrit dans la durée, sans que les priorités évoluent tous les ans », explique Carole Koziol, chargée de mission Insertion au conseil départemental du Lot.

Mise en cohérence des politiques publiques

Lucie Raulin, directrice de l’Insertion et du logement au département du Calvados, pointe le manque de cohérence des politiques publiques : « Notre département s’est positionné comme porteur de la stratégie pauvreté, de l’expérimentation du SPIE. Et, en cours de route, l’Etat a commencé à lancer des appels à projets ou à manifestation d’intérêt, qui faisaient doublon avec les objectifs de la Stratégie. » Et Lucie Raulin de citer le lancement, début 2021, des cités de l’emploi dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, « de mini-SPIE qui mobilisent les mêmes acteurs », selon elle. Ou encore l’appel à projet de mai 2021, « Repérer et mobiliser les publics invisibles ». « Cet empilement d’initiatives dont les objectifs se recoupent engendre beaucoup de confusion », conclut-elle.

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