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Emploi

Un poste dans la territoriale, oui, mais pas sans logement !

Publié le 24/03/2022 • Par Nathalie Da Cruz • dans : France

L'entrée dans un appartement
MyCreative / Adobestock
De plus en plus d’agents, notamment de la catégorie C, ont du mal à se loger dans certaines régions. Elus, services du logement et des RH essaient des solutions.

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Entre 20 et 30 recrutements d’agents de la catégorie C en ­suspens à Chamonix-Mont-Blanc (350 agents, 8 600 hab., Haute-­Savoie) : c’est la situation à laquelle est confrontée l’équipe municipale en ce moment. Et si une partie des difficultés de recrutement dans la territoriale étaient liées au prix du logement ? C’est le credo d’­Eric ­Fournier, maire de Chamonix-Mont-Blanc : « Pour recruter des agents de la catégorie C, l’accès au logement est déterminant dans l’acceptation du poste. »

C’est aussi la réflexion du rapport « Laurent, ­Icard, ­Desforges » sur l’attractivité de la FPT paru en février. Il en émane cette proposition : ­solliciter l’Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique (ERAFP), dont la capacité d’investissement provient des cotisations tant des employeurs publics que des agents de la fonction publique, pour qu’une partie de cette épargne puisse être fléchée sur le financement de logements réservés. Avec son premier adjoint, le maire de ­Chamonix étudie la possibilité de publier des fiches de poste en précisant qu’un logement est proposé pour une durée de trois ans au sein du parc social dont la ville est réservataire.

Des résidences dédiées

Autre stratégie : bâtir des résidences dédiées. C’est une piste privilégiée par la communauté d’agglomération Châteauroux métropole (14 communes, 525 agents, 80 000 hab., ­Indre), qui envisage de construire une résidence pour les agents « célibataires géographiques ». Toutefois, « il ne s’agit, à ce stade, que d’un projet, porté par le bailleur social, l’Opac 36, et soutenu par ­Châteauroux métropole », nous précise la collectivité.

Ailleurs, sur le littoral breton, les prix ont bondi de 18 % en 2021, à l’achat comme à la location. A ­Paimpol (150 agents, 7 200 hab., Côtes-d’­Armor), « nombre d’agents sont obligés d’habiter loin et de faire de longs trajets en voiture, avec des coûts de carburant élevés, se désole ­Fanny ­Chappé, la maire. Les cadres peuvent se le permettre, mais pas les ­catégories C. ­Certaines personnes sont intéressées par des postes. Mais, de par leur situation, elles doivent y renoncer. »

Que faire ? « Il faut accroître l’offre. Avec le bailleur social ­Terres d’­Armor ­Habitat, nous allons réhabiliter le quartier de ­Kernoa pour y proposer des logements en accession sociale et augmenter le nombre de logements locatifs sociaux, qui seront disponibles vers 2025 », indique-t-elle. Autre piste, construire des logements avec Bretagne solidaire, le futur office foncier solidaire de la région et des Côtes-­d’Armor. La dernière arme brandie par la ville est l’interpellation des propriétaires de logements vacants, 600 à ­Paimpol. La maire tente aussi de convaincre ceux qui optent pour la location saisonnière de ­basculer à celle à l’année.

Une subvention au bailleur

Les métropoles ont d’autres moyens pour agir. A Lyon, sur 8 300 agents, 700 sont demandeurs d’un logement social et 55 % vivent en dehors de la ville. On dénombre au moins 50 postes de policiers municipaux non pourvus… La capitale des ­Gaules a lancé un plan d’­actions en 2019 pour mobiliser des logements. Cette année-là, une subvention de 500 000 euros a été apportée au bailleur social ­SACVL afin que 100 logements sociaux et 50 logements intermédiaires soient accessibles aux agents. Malgré la baisse des rotations due à la crise, 85 agents ont pu être logés en 2020 et 2021. Les autres le seront en 2022 et 2023.

 

« Les agents ajoutés aux publics prioritaires »

Laurent Bosetti, adjoint au maire de Lyon (8 300 agents, 523 000 hab), chargé de la promotion des services publics

« Après la convention signée en 2019 par l’ancienne équipe avec le bailleur SACVL, je souhaite porter une convention de ce type avec un autre partenaire social, pour 30 logements. En septembre, nous avons adopté un règlement d’attribution des logements sociaux dont la ville est réservataire. Aux quatre publics prioritaires s’ajoutent les agents municipaux. Nous souhaitons attribuer 20 % des logements à chaque catégorie. Un projet de rénovation de 100 logements anciens dans des écoles de la ville est en cours. Afin d’héberger les agents victimes de violences, une convention est signée avec l’association Le Mas. Enfin, le service du logement réceptionne des offres de logements intermédiaires et les adresse aux agents intéressés dans une newsletter hebdomadaire. »

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Commentaires

Un poste dans la territoriale, oui, mais pas sans logement !

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Aurcads

24/03/2022 11h33

Comme c’est étonnant d’avoir du mal à recruter des agents à qui on propose 1500 euros nets, alors que le premier T2 en état correct se loue 600 euros par mois à proximité, ou 500 mais à 20km !

Nombre d’élus locaux gagneraient à un peu mieux se représenter les contraintes financières des personnes qu’ils souhaitent recruter, et la fonction RH au sens large dans la FPT, ne s’en porterait que mieux car ces derniers mois (années ?) entre les problèmes d’absentéisme, de turn-over, de recrutements ardus voire impossibles, il semble quand même que ces services et personnels soient sérieusement en surchauffe.

Sinon, tout aussi invraisemblable que cela puisse paraître, ces collectivités peuvent aussi booster leur régime indemnitaire, à défaut d’avoir un calendrier et montant précis sur le dégel du point d’indice, participer davantage aux frais de transport ou de santé des agents, leur proposer une cantine convenable ou des tickets restaurant, et cetera, et cetera !

Ou alors, il ne faut pas s’étonner que dans un marché de l’emploi dynamique, les arbitrages individuels ne plaident pas toujours en faveur de la FPT, tant s’en faut, et s’habituer à avoir un grand nombre de postes vacants – ça ne va pas s’arranger si les CT sont vraiment privées de 10 milliards supplémentaires par an, comme le prévoit le projet du président sortant…

GROUCHO

28/03/2022 10h50

Les solutions sont pourtant simples pour résoudre ce problème.

Les grincheux diront qu’il est anormal que les bailleurs privés s’enrichissent éhontément sur le dos des pauvres travailleurs… Mais cette réponse est un peu courte car il ne faut pas oublier que dans certains territoires, la taxe foncière représente jusqu’à près de quatre mois de loyers. Qui sait peut-être qu’en arrêtant de « matraquer » les bailleurs, la situation pourrait s’améliorer? J’oubliais, les Chambres Régionales de Comptes fustigent parfois le coût de la TF pour les bailleurs sociaux.
Si les Chambres le disent, il doit bien y avoir un fond de vérité!

Les optimistes diront que les collectivités locales ont des possibilités (trop souvent non utilisées) de doter leurs agents d’un régime indemnitaire identique à celui des agents de l’Etat. Mais bizarrement, alors que ces élus remercient souvent leurs collaborateurs pour la qualité de leur services, ces mêmes élus « oublient » d’utiliser cette possibilité.
J’ai en tête le cas d’un élu pourtant porté pour l’amélioration du sort des populations (c’est ce que dit son parti du moins) qui trouvait tout à fait normal que l’indemnité du maire et des adjoints soit fixée de droit au maximum du montant déterminé par la loi… par contre, pour les agents, soyez bien contents de percevoir un salaire!

Pour terminer, les rêveurs attendent avec impatience que le Gouvernement décide de revaloriser la valeur du point du même pourcentage que l’inflation, chaque année. A ces derniers, je rappellerai (malheureusement) qu’il faut remercier un Président de la R2publique des années 1980 que les suivants ont imité en mettant fin à la corrélation entre le point d’indice et la valeur du point.
Pour être franc avec vous j’attends avec impatience la décision du Gouvernement qui, à mon sens, devrait accoucher d’une souris, raison pour laquelle la décision ne sera connue qu’après l’élection présidentielle. Mais c’est aussi faire courir un risque au futur président car si la décision est présentée avant les élections législatives, vous pouvez imaginer la suite…
Mais suis-je bête! La ministre a trouvé la solution, il faut une modification de la loi de finance… donc l’arbitrage est repoussé après les législatives.

Restons sérieux. Les élus, quel que soi leur bord politique, pour ceux qui sont en mesure de gouverner, savent très bien quel est le coût de l’une quelconque de ces mesures et si certains fanfaronnent, il suffit de regarder ce qu’ils font actuellement dans leurs fonctions.

Pour ma part, je suis convaincu que la plupart des élus veulent mettre fin à la fonction publique telle qu’on la connaît en France depuis la seconde guerre mondiale. Quoi de plus simple pour aboutir que de trouver à cette dernière tous les problèmes du monde?

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