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PORTRAIT

Marie-­Claude ­­­Sivagnanam, l’art et la manière d’endosser le tailleur

Publié le 18/03/2022 • Par Julie Krassovsky • dans : France, Toute l'actu RH

Marie-Claude Sivagnanam
F. Klemczynski / La Gazette
Le parcours est sans accroc pour cette administratrice très franche et attachée vaille que vaille à la territoriale. Elle a découvert progressivement le goût pour l’action publique et surtout pour les fonctions de direction générale des services à la communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise.

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Sans véritable plan de carrière, Marie-­Claude ­­­Sivagnanam a pourtant précocement revêtu le tailleur de directrice. Et ne l’a (presque) plus quitté. L’histoire commence par un hasard. Sitôt sortie de l’Institut national des études territoriales, elle brigue modestement une fonction de chargée de mission auprès d’une direction générale. « Un bon poste pour observer », confie-t-elle. Mais peu avant son arrivée, la collectivité décline sa proposition, recrutant un cadre en interne.

Au chômage avant même d’avoir commencé à exercer, la jeune femme panique. « J’avais 26 ans, j’ai alors candidaté à une direction générale adjointe, pas par ambition mais pour avoir un poste ! » ­raconte-t-elle. Elle est recrutée à la communauté d’agglomération (CA) arc de ­Seine comme directrice générale adjointe (DGA) « finances, commande publique et systèmes d’information ». Trois directions, rien que ça, sous la férule d’un directeur général des services (DGS) et du président André ­­Santini, par ailleurs ­député et maire d’Issy-les-­Moulineaux.

Emballée par un stage

« J’étais terrorisée, résume la cadre dans un sourire, et si calmement qu’on a du mal à la croire. J’avais beaucoup d’idées de démarches innovantes mais face à moi une équipe en place depuis longtemps et peu de contact avec l’élu. » Comme début, elle aurait pu rêver mieux.

Un an plus tard, le département du Val-d’­Oise ­bascule à gauche, Marie-Claude ­­Sivagnanam en profite. Elle redescend d’un cran, comme responsable de mission, mais espère trouver auprès de Jean-Luc ­Boeuf, alors DGS, une figure de dirigeant inspirant. L’homme est précédé par une excellente ­réputation, la déception de la jeune femme n’en sera que plus grande. Elle trouve alors « le management trop directif et peu accompagnant ». Une situation liée en partie au contexte. « Nous étions dans un moment très complexe, avec une gouvernance contestée et de grandes tensions internes face auxquelles il fallait tenir la barre », détaille Jean-Luc Boeuf.

Peu habituée aux figures dirigeantes, la jeune femme perçoit déjà quel type de manager elle ne veut pas être. Car pour cette bonne élève, fille d’enseignants en lettres classiques, originaire d’un village alsacien de 800 âmes, la fonction de direction générale n’a jamais été un objectif. « Ni la territoriale d’ailleurs », précise-t-elle. Même lorsqu’elle assure, comme lycéenne, un job d’été auprès de la secrétaire de mairie de son bourg, elle n’ a « pas de révélation particulière ». Après des études de lettres modernes, elle penche pour une école de commerce. Le coût de la scolarité est trop important, elle opte pour Sciences-po, où elle entre en quatrième année. Le cycle sur les métiers de l’­Europe l’attire mais n’est pas assez « dans l’action ». A l’inverse, le cours sur les fonds européens et un stage en collectivité l’emballent. Propulsée directement dans de grandes administrations, elle n’a pas encore la fibre managériale.

Engagée pour l’égalité

Mais au département du Val-d’­Oise, une nouvelle direction, incarnée par ­Seymour ­Morsy, lui ouvre des perspectives. « Sa façon d’exercer son métier avec humanité et de m’en montrer les missions m’ont fait comprendre que je voulais être directrice générale, explique Marie-­Claude ­Sivagnanam. Auparavant, je voulais surtout mener des projets autour du changement. C’était aussi un but confortable pour quelqu’un qui manque de confiance. » Une vision que ne partage pas tout à fait ­­Seymour ­Morsy, aujourd’hui chef du service national des données de voyage. « Elle m’a, elle aussi, initié à la génération Y. Elle ne raisonnait pas en verticale et était habile dans la ­compréhension des ­contextes divers. Nous n’avions finalement pas tant que ça de différence de management. » Par la suite en poste comme DGA « ressources » à la CA de Cergy-­Pontoise, puis DGS de cette ville, la cadre a gagné en assurance. Très engagée pour l’égalité femmes-hommes, elle y prolonge de dix jours le congé paternité, deux ans avant qu’il ne soit légalement allongé. Elle laisse l’image d’une dirigeante brillante qui rend autonome et responsable.

Des positions assumées

Un temps membre de l’Association des administrateurs territoriaux de ­France (AATF), elle a même porté la seule liste ­concurrente à celle de ­Fabien ­Tastet en 2014. Là aussi, elle plaide le ­concours de ­circonstances. « Jean-­Christophe ­Erard partant en détachement à l’Etat, j’étais la seule DGS de notre groupe et ai été propulsée à sa tête », relate-t-elle. Sur le front des idées, en revanche, elle ne s’affiche pas là par hasard et désapprouve encore aujourd’hui des positions de l’AATF, qu’elle a quittée pour le ­Syndicat national des directeurs de grandes collectivités. « Je suis pour une solidarité professionnelle et un travail en collaboration avec les autres associations. Or cette façon de propulser à tout prix les territoriaux vers les grands corps ne valorise pas la territoriale », estime-t-elle.

Un point de vue qui n’étonne pas ­Laurent ­­Regné, son collègue DGS de La ­Seyne-sur-Mer. Toujours membre de l’AATF, il a soutenu sa liste sans y être. « Marie-­Claude a une posture moins politique. Elle est dans une ligne classique, pas dans la polémique, et joue collectif. Elle sait défendre ses idées et ses convictions, c’est parfois dur de débattre avec elle », sourit-il. A à peine 41 ans, la responsable affiche un beau parcours dans des fonctions de direction. Preuve que le tailleur ne lui va pas si mal !

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