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Périscolaire

« Le secteur de l’animation doit enfin être reconnu à sa juste valeur »

Publié le 18/03/2022 • Par Olivier Schneid • dans : A la Une Education et Vie scolaire, Actu expert Education et Vie scolaire

Yves Blein
Assemblée nationale
Chargé par le gouvernement d’une mission sur l’animation, le député LREM du Rhône Yves Blein milite pour que le temps périscolaire soit considéré comme « contribuant pleinement à l’éducation de l’enfant ». Par voie de conséquence, que les animateurs qui l’assurent soient traités en tant que tels.

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Le gouvernement vous a confié la présidence d’un comité de filière Animation, dont la composition reste à préciser, pour « conférer à ce secteur la reconnaissance dont il manque, en tant que champ éducatif et économique à part entière ». Que recouvre cette mission ?

Les animateurs, aujourd’hui, c’est le prolétariat du secteur de l’éducation, y compris dans un sens large. Car le temps éducatif n’est pas seulement celui de l’école, de l’instruction. C’est aussi le temps du sport, de la culture, de tout un tas d’expériences qui participent de la construction de l’enfant… bien plus avantageusement que le temps passé devant un écran.

Or, le secteur de l’animation, c’est le royaume des petits boulots et des petits salaires. Et ce, alors que le public qu’on y trouve n’est plus celui de l’émergence des centres de loisirs et des rythmes scolaires. On avait alors beaucoup de jeunes étudiants, pour qui il s’agissait d’une rémunération d’appoint. Aujourd’hui, on rencontre des profils extrêmement variés, notamment des adultes ayant choisi d’en faire leur métier, et qu’il faut donc considérer comme tels…

Concrètement ?

Pour une commune qui fait l’accueil du matin, de 7h30 à 8h30, la pause méridienne, de 11h30 à 13h30, et l’accueil du soir, de 16h30 à 18h, trouver une personne intéressée par une journée à ce point morcelée peut relever du pari impossible. Ça, c’est la partie employeur.

Le salarié doit, lui, pouvoir prétendre à un travail à temps plein ou quasi à temps plein, de sorte qu’il bénéficie d’une rémunération correcte. D’où l’intérêt de réfléchir à la porosité de certains métiers. Par exemple, en permettant aux agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (ATSEM) et aux accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) (qui dépendent, eux, de l’Education nationale, ndlr) d’accéder aux métiers de l’animation. Pour cela, il faut les amener, à travers des formations, à un niveau de qualification permettant d’embrasser de telles missions.

Comment expliquez-vous la situation dégradée dans laquelle se trouve ce secteur, ce qui a d’ailleurs conduit les animateurs à se mettre en grève à plusieurs reprises fin 2021 et début 2022 ?

Je pense que cette profession souffre d’un déficit de légitimité. Elle s’est constituée petit à petit, au fur et à mesure des lois de décentralisation, donc de transferts de compétences de l’Etat vers les collectivités territoriales. Or, la prise en charge par les communes du temps périscolaire est hétérogène.

La secrétaire d’Etat à la Jeunesse et à l’Engagement, Sarah El Haïry, ambitionne de voir la communauté éducative intégrer tous les acteurs pour assurer une cohérence du continuum éducatif. Afin que le temps périscolaire soit considéré comme un temps à part entière dans la journée de l’enfant, et contribuant pleinement à son éducation.

Qu’entend-elle en voulant « sensibiliser » les élus locaux et leurs services « aux enjeux de la complémentarité éducative » ?

Que tous soient parfaitement conscients que leur rôle ne se limite pas à fournir les bâtiments, les personnels d’entretien et les ATSEM, que les actions qu’ils pilotent en matière de périscolaire s’inscrivent dans une continuité avec la partie scolaire stricto sensu, et que ceci se fasse en relation avec l’Education nationale, les uns comme les autres ayant tout à gagner à travailler ensemble.

Il y a à la fois un travail à mener auprès des élus locaux pour les accompagner dans la mise en place de véritables filières professionnelles et des résistances à vaincre du côté de l’Education nationale, qui doit s’ouvrir davantage aux collectivités et ne pas les percevoir comme intrusives par rapport à son rôle et à ses missions. Il conviendrait aussi de confier au monde associatif une plus grande place dans cette communauté éducative. C’est en tout cas l’état d’esprit dans lequel le président que je suis de deux grandes associations d’éducation populaire, la Fédération Léo Lagrange et l’Union nationale des centres sportifs de plein air (UCPA), aborde cette mission.

Sarah El Haïry assure que son projet est « à la hauteur des enjeux » et qu’il ouvre la voie à un « nouveau chapitre de la belle histoire de l’animation et de l’éducation populaire »…

Je suis preneur de cet objectif. Il est indispensable de remettre ce sujet sur le dessus de la pile, en associant à la réflexion l’ensemble des acteurs comptant dans l’éducation des enfants. Donc, en particulier, l’animateur, qui doit être reconnu à sa juste valeur.

Ce secteur a été chahuté pendant la crise du Covid. Les animateurs ont été mis à contribution dans des périodes difficiles, comme lorsqu’il s’est agi d’accueillir les enfants de soignants. Ils n’ont pourtant alors pas été perçus comme étant parties prenantes de la « première ligne ».

Interrogé par La Gazette, le vice-président du Réseau français des villes éducatrices (RFVE), Benjamin Vételé, s’est dit « circonspect » devant un projet qui, avance-t-il, « arrive en fin de mandature et en période électorale, alors que ces problématiques sont anciennes ». Que lui répondez-vous ?

Que, si le gouvernement actuel aurait pu engager ce travail plus tôt, c’est également le cas de ceux qui l’ont précédé… Je retiens pour ma part, avant tout, que ce sujet important est aujourd’hui, enfin, pris à bras-le-corps.

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