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Sortir de la rue

Accueillir les sans-abri avec leurs animaux : possible et souhaitable

Publié le 16/03/2022 • Par Géraldine Langlois • dans : A la Une santé social, Actu expert santé social

SDF
Le simulateur Mes-aides, u outil pour lutter contre le non-recours aux allocations. Flickr CC by David CRUCHON
Rares sont les structures d'hébergement qui acceptent les personnes et leurs animaux de compagnie. A Avignon, une association apporte la preuve que c'est possible.

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Toutes les structures d’accueil et d’hébergement avignonnaises de l’association Habitat alternatif social (HAS) accueillent les personnes en errance ayant des animaux : CHRS, « accueil immédiat », appartements de coordination thérapeutique et halte de nuit. Les seules du Vaucluse, indique Nadia Nefzaoui, cheffe de service de l’association. En France, ce type de structures ouvertes aux personnes sans domicile avec leur animal sont rares.

Quand elles existent, l’accès des personnes accompagnées d’animaux est alors, le plus souvent, soumis à des conditions telles que les personnes préfèrent (ou doivent) renoncer à y entrer et rester à la rue. L’animal, en particulier le chien, souligne Frédérique Kaba, directrice des missions sociales de la Fondation Abbé-Pierre, remplit pour son maître une fonction réconfortante à travers un lien affectif, rassurante face aux dangers de la rue et sociale car il est parfois la seule « chose » qui lui permet de ne pas complètement perdre pied. Des fonctions trop précieuses pour qu’une personne dans un isolement extrême accepte de s’en séparer.

Une relation très précieuse

A la halte de nuit de HAS à Avignon, une quinzaine de personnes sont accueillies chaque soir pour une nuit, « comme elles sont : hommes, femmes couples, avec ou sans animal », souligne Nadia Nefzaoui. Sans aucune orientation via le 115 ou le SIAO ni d’autre condition que d’être majeures. « Ce sont des personnes qui n’ont plus de projet d’insertion ou ont été en échec dans des projets d’insertion, exclues d’établissements plus ordinaires pour des raisons liées à leur santé psychique à des problèmes d’addiction ou à la présence de leur animal », poursuit la cheffe de service.

Cette grande maison mise à disposition par la ville d’Avignon reçoit jusqu’à cinq personnes accompagnées d’un animal en même temps. En déplaçant des lits, il est possible de faire en sorte qu’elles ne partagent pas leur chambre, ce qui prévient les risques liés à une cohabitation non souhaitée avec un animal.

« Les personnes sont responsables de leur animal, précise Nadia Nefzaoui. Leur chambre est un espace privé dont elles ont la clé, elles peuvent y laisser leur animal pendant le repas ou leur douche. Dans les parties communes, elles doivent le tenir en laisse et les chiens de catégorie doivent être muselés. » Aucune condition ne s’applique non plus à l’animal (catégorie, état sanitaire, comportement). D’ailleurs, constate la cheffe de service, « il n’y a pas de difficultés liées aux animaux. Les personnes prennent grand soin de leur animal et le gèrent très bien. On ne peut pas dire qu’il n’y a jamais d’incident mais cela se passe vraiment très bien quand il n’y a pas de contrainte sur l’animal. »

Opportunité de se réinserer

Les personnes considèrent souvent, ajoute-t-elle, leur animal « comme un enfant » dont l’alimentation et les soins sont une priorité. Au point par exemple de préférer acheter elles-mêmes des croquettes que d’accepter celles proposées dans la structure, offertes, comme les médicaments vétérinaires, par des associations.

L’association HAS dresse un bilan positif de l’accueil des personnes sans domicile avec leur animal. Il leur offre un répit et des occasions d’entrer en contact avec des travailleurs sociaux pour envisager ou entamer, même timidement, un parcours d’insertion. Mais une fois l’accueil d’urgence passé, la question de l’accès de l’animal aux autres structures d’hébergement se pose de nouveau. Celles de l’association HAS les acceptent mais c’est très loin d’être le cas partout. « Les gens qui ont des animaux attendent beaucoup plus longtemps que les autres » pour y accéder, déplore Nadia Nefzaoui.

Des intentions éloignées des faits

Pour Frédérique Kaba, il y a eu une prise de conscience ces dernières années de la pertinence d’accueillir les personnes en errance avec leur animal de compagnie « mais il y a beaucoup de freins dans son opérationnalisation ». A part dans les pensions de famille, où les animaux sont acceptées ou, au plan local, via quelques associations, poursuit-elle, cette question « n’est pas du tout intégrée ni portée systématiquement. Au niveau des représentations des personnes, quelque chose n’est pas abouti. »

Sur le plan financier mais aussi moral, la priorité donnée aux personnes sur les animaux laisse, de fait, des personnes à l’écart des dispositifs. Les difficultés potentielles de la cohabitation entre résidents avec et sans animaux, du fait d’un aménagement des locaux jugé inadapté, sont souvent avancées pour refuser d’accueillir les personnes accompagnées d’animaux. Mais elles en paient le prix.

Médiation animale

Et les structures d’accompagnement se privent d’un moyen d’entrer en relation avec les personnes voire de les entraîner dans un parcours d’insertion. Alors que « l’animal peut être un frein à la sortie de la rue » si les structures ne l’acceptent pas, comme le souligne Nadia Nefzaoui, son importance pour leurs propriétaires peut constituer au contraire un atout dans leur parcours d’insertion potentiel. En étant accueillis avec leur animal et en acceptant de l’aide pour en prendre soin, les « maîtres » acceptent parfois plus volontiers de prendre soin d’eux-mêmes et de s’inscrire dans un parcours d’insertion, souligne Frédérique Kaba.

Mais tout comme l’accueil des personnes accompagnées d’animaux, la pratique de la médiation animale comme outil dans un parcours d’insertion reste très peu développée en France.

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