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Stratégie nationale de lutte contre la pauvreté

La Stratégie pauvreté a-t-elle permis d’améliorer l’insertion des bénéficiaires du RSA ?

Publié le 11/03/2022 • Par Rouja Lazarova • dans : A la Une santé social, Actu expert santé social, France

Photo TIG
Adobe Stock
C’était un des axes principaux de la Stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté : rendre plus efficace l’orientation et l’insertion socioprofessionnelle des allocataires du RSA. Qu’en est-il aujourd’hui, alors que le mandat d’Emmanuel Macron s’achève ?

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L’insertion par le travail, c’est le mantra du président de la République, candidat à sa réélection, Emmanuel Macron. Il était l’un des piliers de la Stratégie pauvreté, lancée en septembre 2018. Mais concrètement, qu’est-ce qui a été amélioré dans l’accueil, l’orientation, l’accompagnement des bénéficiaires du RSA ?

L’impact Covid-19

Selon Alexis Goursolas, responsable du service Stratégie et analyse des politiques publiques à la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), le plan de lutte contre la pauvreté contenait plusieurs dispositions intéressantes : le renforcement des moyens de la Garantie d’activité départementale (GAD), la mise en œuvre d’un Service public de l’insertion et de l’emploi (SPIE), qui allait permettre la co-construction de nouvelles pratiques et l’amélioration des modes de fonctionnement.

« La pandémie a cependant bousculé les priorités. Des mesures d’urgence ont été mises en place, au détriment des actions plus structurelles. Les élections départementales ont également eu comme effet de ralentir le processus », constate-t-il.

Une orientation améliorée

Selon une étude de la Drees de décembre 2021, l’orientation des bénéficiaires du RSA (BRSA) ayant une ancienneté inférieure à six mois dans le dispositif a augmenté de 10 points en 2020 par rapport à 2019. Sur le terrain, elle a été facilitée par la solution numérique de beta.gouv testée dans une dizaine de départements, “RDV Insertion”, une sorte de plateforme « doctolib » pour la prise de rendez-vous des BRSA.

Dans la Drôme, elle a conduit à de profonds changements. « Avant, l’orientation se faisait à partir de l’analyse de listes informatiques reçues par les CAF. Désormais, nous avons une équipe de chargés d’orientation, équipés de mallettes informatiques, qui sillonnent le département pour rencontrer les personnes au plus près de leur habitation, et réaliser un premier entretien afin de mieux les orienter. Cela modifie l’approche métier », explique Marie-Christine Bajard, directrice de l’économie et de l’insertion du conseil départemental.

Une Garantie d’activité qui manque de visibilité

La GAD consiste en un accompagnement à la fois global et intensif, visant le retour à l’emploi des allocataires du RSA. Sa logique est tournée vers le principe « working first ». L’Etat y a consacré des moyens croissants : 15 millions d’euros en 2019, 45 millions en 2020, 90 millions en 2021 et 100 millions en 2022. Avec comme objectif de réaliser 300 000 accompagnements en GAD entre 2019 et 2022.

Selon la déléguée interministérielle à la prévention et à la lutte contre la pauvreté (DIPLP), Marine Jeannetet, il y a eu 83 000 GAD en 2020 et 128 000 personnes en cours d’accompagnement aujourd’hui. Cependant, cette mesure n’est pas visible. « La GAD, je ne sais pas ce que cela veut dire. Elle n’existe pas », tranche François Soulage, animateur du Collectif pour la parole des chômeurs.

Différences territoriales

Les départements sont censés déléguer la mise en œuvre de la GAD à travers des appels à projet ou des marchés publics. Mais elle prend des formes et des durées différentes selon les territoires. Tandis qu’elle est de six mois dans la Drôme ou dans le Calvados, elle n’est que de trois mois dans le Lot. « Peut-on insérer un allocataire du RSA en trois mois ? Cette politique trop volontariste ne prend pas le temps de l’écoute, de l’identification des besoins. Il est très difficile d’intégrer dans l’emploi des personnes sans aucune qualification », estime François Soulage.

Enfin, il est quasiment impossible de savoir combien de conseils départementaux ont mis réellement en œuvre cette Garantie d’activité.

Un dispositif avec du potentiel

Dans le Lot, le bilan des 18 mois de mis en œuvre de la GAD (de juillet 2020 à décembre 2021) est estimé comme positif. Sur 72 accompagnements terminés, 57% sont des sorties vers des « dynamiques professionnelles » : formation, emploi, création d’activité. « Dès qu’on identifie une problématique sociale importante, on bascule la personne sur un autre dispositif », précise Carole Koziol, chargée de mission Insertion.

Dans le Calvados, la GAD est proposée à certains BRSA suivis par Pôle emploi. « Pôle emploi a différentes modalités d’accompagnement – renforcé, suivi, guidé, global. Mais les modes “suivi” et “guidé” sont destinés à des demandeurs d’emploi autonomes. On a repris les BRSA qui s’y trouvaient pour les orienter vers la GAD et leur proposer ainsi un accompagnement musclé », explique Lucie Raulin, directrice de l’insertion. Dans le Lot, la logique est la même : « On vient en appui à Pôle emploi, car on connaît ces publics et leurs difficultés spécifiques », témoigne Carole Koziol.

Un SPIE qui peine à se déployer

Les acteurs associatifs saluent la concertation autour du Service public de l’insertion et de l’emploi. Cependant, il peine à se mettre en œuvre. « Le SPIE était porteur de dynamiques nouvelles. Mais il tarde à se concrétiser. Il nécessite d’embarquer différents partenaires – Pôle emploi, départements, centres communaux d’action sociale, opérateurs associatifs. Il nécessite des changements importants des modes de fonctionnement, de l’organisation des équipes et des partenariats. Tout cela prend du temps », considère Alexis Goursolas.

D’où l’absence de résultats concrets sur les allocataires…

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