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Immobilier

Bordeaux pense l’après des grands projets urbains

Publié le 14/03/2022 • Par Hélène Lerivrain • dans : Régions

bordeaux-bassins-flot
G. Lachaud / Adobestock
Après l’ère Juppé et ses grands chantiers, Bordeaux choisit désormais un urbanisme « d’acupuncture ». La production de logements sera plutôt métropolitaine.

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« Cela ne m’intéresse pas d’être l’adjoint chargé de l’urbanisme qui réalise de grosses opérations. Mais, au-delà du désir d’élu, c’est mécanique, il n’y a plus de réserve foncière », assure ­Bernard-Louis Blanc, chargé de l’urbanisme résilient à la ville de Bordeaux (261 000 hab.).

« Les grandes opérations d’aménagement lancées par Alain Juppé reposaient sur la ­reconquête de sites industriels, ferroviaires ou militaires délaissés. Nous ne disposons plus de friches de cette ampleur », complète Christine Bost, vice-présidente chargée de l’urbanisme à Bordeaux métropole (28 communes, 801 000 hab).

Fini, donc, les projets d’envergure qui ont vu naître les quartiers Bassins-à-flot, Brazza, Bastide-Niel, tandis que celui proche de la gare, dans le périmètre de l’opération d’intérêt national Bordeaux ­Euratlantique, s’est métamorphosé. Ces chantiers suivent leur cours et il resterait, en moyenne, dix ans de travaux. Car, en accédant à la mairie de Bordeaux, la municipalité écologiste ne les a pas gelés.

Bilan carbone désastreux

Elle a réalisé un inventaire des grands projets pour en arriver à la conclusion, au bout de quatre mois, que « tout était en béton coulé sur place avec un bilan carbone désastreux, qu’un quartier comme les Bassins-à-flot, c’était 80 % de produits défiscalisés, et que, pendant que l’on densifiait la ville, l’étalement urbain se poursuivait », expose Bernard-Louis Blanc. La ville a alors fait le choix de réorienter la production et de revoir la question des formes urbaines et les matériaux.

C’est ainsi qu’a été créé, en 2021, le label « Bâtiment frugal bordelais », qui impose des logements traversants, des balcons et des loggias, et l’utilisation de matériaux biosourcés dans les opérations de construction. « Décarboner la production immobilière est la première grande orientation de notre mandat », insiste l’élu. Ainsi, à Bastide-Niel, 4 hectares de pleine terre ont été réintroduits. La part sociale a également été revue à la hausse sur la dernière opération de concession publique d’aménagement. « Nous sommes passés de 35 % à 60 %, l’objectif étant de fixer les populations modestes qui travaillent à ­Bordeaux et qui ne peuvent pas acheter », explique-t-il.

« L’enjeu, au niveau de la ville-centre, est de voir comment seront digérés ces grands projets du point de vue du fonctionnement », analyse Jean-Marc Offner, directeur général de l’agence d’urbanisme Bordeaux Aquitaine (A’urba).

Densité raisonnée

La municipalité s’oriente, en l’occurrence, vers un urbanisme « d’acupun­cture » selon le modèle des contrats de quartiers durables de Bruxelles. « C’est-à-dire travailler sur l’existant, le transformer en qualité d’usage et compatible avec les exigences écologiques en associant la population », décrit l’élu bordelais. Autre objectif : ­s’occuper du diffus et accompagner la transformation de hangars en logements.

« Cela correspond à 1 000, voire 1 500 créations de logements par an », précise Bernard-Louis Blanc, qui en convient : « Cela ne suffira pas à accueillir les nouveaux arrivants alors que le besoin serait de 7 500 logements supplémentaires par an. La réponse est à trouver du côté de la métropole », assure-t-il.

L’A’urba s’intéresse précisément au périurbain, qui « ne fonctionne pas si bien que cela, où il y a de la place et un modèle de petits projets malins à inventer, l’enjeu étant de faire de ces opérations dans le diffus non pas simplement des projets immobiliers, mais urbains », développe Jean-Marc Offner, qui introduit la notion de « densité raisonnée ». La métropole s’y prépare en envisageant justement une densité plus importante sur des secteurs situés à proximité des principaux axes de transport en commun, existants ou futurs.

« C’est un exemple, mais pas le seul », assure toute­fois ­Christine Bost, à l’heure où l’attractivité de Bordeaux ne faiblit pas. « Il ne faut pas s’endormir sur la fin des grands projets », prévient Jean-Marc Offner.

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