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Aménagement numérique

Raccordement à la fibre : face aux incidents, les maires poussés à intervenir

Publié le 09/03/2022 • Par Alexandre Léchenet • dans : actus experts technique, France

Les armoires ne sont pas toutes aussi bien rangées que celle-ci et les maires tentent ce qu’ils peuvent pour réduire les dégradations.
Les armoires ne sont pas toutes aussi bien rangées que celle-ci et les maires tentent ce qu’ils peuvent pour réduire les dégradations. D.R.
Débranchement d'un client au profit d'un autre, armoires vandalisées... Plusieurs maires forcent les opérateurs à améliorer les raccordements à la fibre, pour répondre à la colère des habitants. L'Avicca aussi hausse le ton et promeut un nouveau contrat, mode STOC V2.

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«Existe-t-il un endroit du territoire où il n’y ait pas de problème ? », s’interroge Ariel ­Turpin, délégué général de l’Avicca, qui rassemble les collectivités engagées dans le numérique. Branchement de mauvaise qualité, armoires de mutualisation dégradées, débranchement d’un client au profit de son voisin…

L’arrivée de la fibre en France s’est peut-être faite trop rapidement à en juger par les déboires vécus par nombre d’utilisateurs. « La situation n’est pas idéale, mais elle est liée à ce formidable engouement pour la fibre », estime ­Philippe Le Grand, président ­d’Infranum, la filière des infra­structures numériques.

Armoires cadenassées

Face aux plaintes des clients qu’ils sont souvent les premiers à recueillir, plusieurs maires ont retroussé leurs manches. « Les opérateurs et la filière ne faisant pas leur travail, la puissance publique, qui n’y est stricte­ment pour rien, est mise sous pression par les habitants », analyse Ariel Turpin.

« Début septembre, j’ai mis un cadenas sur chacune des armoires de la ville, avec un mot invitant à récupérer la clé auprès des policiers municipaux, qui relèvent l’identité des techniciens », détaille ­Olivier Clodong, maire (DVD) de Yerres (29 300 hab., Essonne), voyant une nette amélioration dans les dégradations constatées depuis l’installation des cadenas.

Dans une version plus numérique, la ville de Meaux (55 800 hab., Seine-et-Marne) s’est associée à Orange, qui a déployé le réseau dans la commune, pour expérimenter des serrures connectées s’ouvrant grâce au téléphone du technicien et enregistrant ainsi les accès. Orange travaille en lien avec la police municipale meldoise pour appréhender les techniciens suspectés de dégradation. « Une coupure est un réel problème pour les habitants et il faut y répondre. On a choisi d’être des acteurs pro­actifs », avance Allal ­Mouradoudi, adjoint au maire (LR), chargé du numérique. Si l’expérimentation n’est pas encore terminée, la ville assure recevoir moins de plaintes.

A ­Argenteuil (111 000 hab., Val-d’Oise), la solution est plus politique que technique : une commission dédiée a été installée par le conseil municipal fin 2020. Elle réunit la ville, des clients et les opérateurs. Croisée à ­l’Assemblée nationale par le maire alors qu’ils étaient tous deux députés, Laure de ­La ­Raudière, présidente de l’Arcep, régulateur des télécoms, est également intervenue.
« Lorsqu’elle est entrée dans le tour de table, les choses ont commencé à bouger », se félicite ­Georges ­Mothron, maire (LR) ­­d’Argenteuil. Il observe, depuis, une amélioration du réseau, installé non sans mal par SFR, qui a notamment ­changé les armoires(1).

Solutions techniques

L’Arcep a d’ailleurs publié un plan d’action en novembre. Les opérateurs avancent les investissements techniques et des outils de surveillance des techniciens pour garantir la qualité des raccordements. « Le travail ne pourra être bien fait qu’en accord avec les ­mairies et les polices municipales concernées, et en accord, surtout, avec l’ensemble des opérateurs », plaide Daniel Nabet, délégué régional d’Orange en Ile-de-France, qui a suivi l’expérimentation à Meaux.

Orange estime que les désagréments se réduisent à « certaines zones » où le réseau a été mal installé. Bouygues Télécom, de son côté, met en avant une solution de « casse voisin », surveillant qu’un client n’est pas débranché au profit d’un autre.

Sous-traitance en cause

Mais le problème est aussi à chercher dans l’ubérisation du raccordement : les opérateurs délèguent les raccordements à une cascade de sous-traitants, dont certains autoentrepreneurs peu qualifiés. « Ces raccordements sont traités à un tel prix que les sociétés locales ne peuvent plus assurer le raccordement en toute sécurité », se lamente Jean-Luc Toussaint de l’Acnet, qui fédère les installateurs de réseaux télécoms.

« Nous avons revu nos relations contractuelles avec nos prestataires et réduit et encadré les chaînes de sous-traitance », promet Bouygues Télécom. Une application du nouveau mode de sous-traitance (Stoc) qui devrait améliorer la situation, mais que les opérateurs tardent encore à tous mettre en œuvre.

L’Avicca dénonce « l’ubérisation de la filière »

Dans un communiqué publié le 7 mars, l’Avicca liste les nombreux défauts du mode actuel de sous-traitance, et les éventuels contournements pris par certains techniciens. L’association déplore que tous les opérateurs ne signent pas le contrat appelé mode Stoc v2. Elle appelle à plus de vigilance de la part des opérateurs sur les sous-traitants, déplorant que la limitation du nombre de rangs « aggrave » la situation.

« En refusant systématiquement de considérer la rémunération du technicien comme étant la principale source des difficultés rencontrées », les opérateurs, et leurs prestataires « sont responsables de la situation », poursuit l’Avicca.

L’association demande à « rendre illégale toute rémunération de sous-traitance qui ne permettrait pas à celle-ci de réaliser un raccordement FttH à la fois dans les règles de l’art, dans le respect de la réglementation du droit du travail et en stricte conformité avec les règles de sécurité d’intervention ».

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