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Egalité professionnelle

Carrière et congé de maternité, un arbitrage encore délicat

Publié le 15/03/2022 • Par Julie Krassovsky • dans : France, Toute l'actu RH

Femme enceinte
Voisin/Phanie
Informer sur sa situation de grossesse, rassurer sur sa disponibilité, maintenir des horaires à rallonge… L’avant et l’après-congé de maternité ne sont toujours pas aisés à concilier avec un poste à responsabilité.

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La question du projet familial et d’une possible maternité s’impose souvent vite, et parfois malgré elles, aux jeunes diplômées. Sortie de l’lnstitut national des études territoriales à 25 ans, Charlotte Geoffroy-­Dereggi a postulé dans plusieurs collectivités, dont une lui a notamment demandé si elle avait des enfants. « J’avais fait le choix de ne pas indiquer mon statut marital mais j’ai quand même dû répondre à cette question, qui, cela dit, ne m’a été posée qu’une seule fois en entretien », minore celle qui est aujourd’hui directrice générale adjointe chargée des ressources de la communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise (13 communes, 700 agents, 210 600 hab.).

La transparence peut être risquée

Si les femmes cadres se posent de moins en moins la question de leur disponibilité, ce n’est pas toujours le cas des recruteurs. Diplôme en poche, elles accèdent moins facilement que les hommes à une direction générale des services. « Le poste de directrice adjointe est le meilleur job pour envisager un congé », avoue Léa Gislais. Directrice du programme « emploi, formation et développement économique » à l’Agence nationale de la cohésion des territoires, la jeune femme a candidaté auprès de collectivités et à l’Etat tout en étant enceinte. « Je me suis posé la question de le dire ou pas. J’ai finalement opté pour la transparence. » Un choix qui ne lui a pas porté préjudice mais qui reste risqué, comme l’a expérimenté Anne-Laure Chalet Mira.

Culpabilisation et appréhension

Une fois la carrière engagée, arrive la culpabilisation autour d’une possible absence. « L’appréhension du congé de maternité peut repousser d’autant votre évolution vers une autre fonction. Moi j’étais au clair sur le fait qu’aucun poste ne pouvait décaler un projet de maternité. Et l’inverse était aussi vrai », déclare Lucile Waquet, qui travaille à la région Ile-de-France (11 000 agents, 12 millions d’hab.). Pour elle, le retour de congé a coïncidé avec une promotion. Elle est passée de sous-directrice à directrice chargée du développement et de l’accompagnement des agents des lycées. « Revenir de cette façon a été très motivant. C’est aussi reconnaître que durant un congé on n’est pas inactive. On acquiert de l’expérience sur laquelle on peut capitaliser », dit-elle.

Car, quelle que soit la collectivité, le problème du retour s’impose. Aline ­Fortin-Lewandowski a ­obtenu son premier poste de directrice générale des services à Franconville (1 000 agents, 34 000 hab., Val-d’Oise), alors qu’elle était enceinte de cinq mois et a pris un second congé maternité deux ans plus tard. « Le jour de mon retour, j’ai assisté au conseil municipal jusqu’à 22 heures. C’était comme si mon absence n’avait pas eu lieu », assure-t-elle, attestant pouvoir garder une grande disponibilité grâce à un conjoint très présent. « Nous n’avons pas mis en place de mesures spéciales alors qu’on revient avec un besoin d’organisation différente », reconnaît Fabienne ­Chapoutot, DRH de Saint-Cyr-sur-Mer (300 agents, 11 500 hab., Var). Un entretien professionnel de retour ou du coaching seraient des pistes à envisager.

 

Juridique

Le décret n° 2021-1725 du 21 décembre 2021 prévoit qu’il peut être dérogé à la quotité maximale de trois jours de télétravail par semaine, pour six mois maximum, à la demande des femmes enceintes (l’avis du médecin du travail ou du service de médecine préventive n’est plus nécessaire).

 

Pas d’obligation de déclarer une grossesse

Anne-Laure Chalet Mira, directrice générale adjointe des services à la population

[Caluire-et-Cuire (métropole de Lyon) 600 agents 43 300 hab.] Après avoir été directrice générale des services (DGS) d’un syndicat intercommunal, Anne-Laure Chalet Mira a débuté sa recherche de mobilité en étant enceinte. Lors du second entretien pour un poste de DGS en collectivité, elle a précisé son état. « La réaction de l’élu fut immédiate : “C’est dommage, je me serais bien vu travailler avec vous.” L’autre candidat en lice était un homme du même âge que moi. Il a obtenu le poste », précise la directrice générale adjointe (DGA). Aucune obligation légale n’oblige à communiquer une future maternité, mais « pour moi cela faisait partie de la négociation. Il était possible de différer mon arrivée de quelques mois », justifie la cadre. Par la suite, DG dans une petite commune, Anne-Laure ­Chalet Mira atteste que « le plus compliqué, ce sont les réunions en soirée : nombreuses, parfois non prévues et tardives, ce qui est fatigant et peu productif à mon avis, mais ancré dans les habitudes de travail des élus ». Aujourd’hui, en tant que DGA, elle trouve qu’évoluer dans une plus grande structure est finalement moins contraignant.

Contact : Anne-Laure Chalet Mira, 04.78.98.80.80.

 

Des reports d‘entrée en scolarité liés à la parentalité

Au Centre national de la fonction publique territoriale, sur les 124 admis en 2021, deux reports d’entrée en scolarité ont été réalisés. Pour un ingénieur en chef, à la suite d’une demande liée à un congé parental, et pour une conservatrice territoriale de bibliothèque enceinte au moment des épreuves et ayant réussi le concours. L’Institut national des études territoriales, de son côté, a proposé en 2022 des adaptations ou un report de scolarité pour un congé de paternité dans la filière ingénieur, trois congés de paternité dans la filière administrative et un congé de maternité dans la filière des conservatrices et conservateurs territoriaux de bibliothèque. Il n’existe pas, pour l’instant, de statistiques sur les postes occupés sitôt diplômé, que l’on soit un homme ou une femme.

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