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Observatoire 2022 de la dette Finance Active

Marché de la dette locale : c’est la fin des soldes !

Publié le 08/03/2022 • Par Cédric Néau • dans : A la Une finances, Actu experts finances, France

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jcomp / Adobe Stock
Avec la reprise économique, le contexte international et les tensions inflationnistes, les taux d’intérêt du marché de la dette locale sont repartis à la hausse, selon le dernier observatoire 2022 de la dette du consultant Finance Active. Mais les conditions d’emprunt restent toutefois largement favorables aux collectivités. Analyse complète du marché 2021 et perspective 2022 en exclusivité.

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La vie d’un financier local n’est décidément pas un long fleuve tranquille. Après quelques exercices confortables à l’ombre d’emprunts à taux très bas et fixes, le dernier observatoire du cabinet de gestion de la dette locale Finance Active publié aujourd’hui montre que 2022 marque le début d’une nouvelle ère plus haussière : « La fenêtre prolongée de taux négatifs ou nuls sur des maturités longues s’est désormais refermée » prévient Caroline de Marqueissac, responsable des activités conseil – secteur public du cabinet. Le taux moyen des nouveaux financements a en effet stoppé sa décrue après six années consécutives de baisse et passe à 0,62% après le point bas historique de 0,56% l’an dernier.

C’est toutefois loin de la moyenne de 1,18 % observée depuis 2014. L’observatoire qui s’appuie sur un panel privilégiant les grands comptes et représente près de la moitié du volume d’emprunts observé en 2021 (11,6 milliards sur des nouveaux financements 2021 qui devraient approcher le record de 22,9 Mds€ empruntés en 2020) indique que toutes les strates de collectivités se sont financées en deçà de 0,80% pour un besoin de financement externe en hausse de 15 % malgré les confinements et des élections municipales rallongées sur deux exercices.

distribution taux fixes

Les régions obtiennent le taux le plus performant à 0,45%, suivies par les départements à 0,56%. Les communes et EPIC de moins de 50 000 habitants affichent les taux moyens les plus élevés, entre 0,73% et 0,70%. Ce recours à l’emprunt accroît la dette publique locale de +2,8 %, mais de façon bien moindre que la dette publique totale (+7 %). Ainsi, la part des administrations publiques locales à la dette globale, reste toujours modeste à 8,3 %, dont une partie alimente les dépôts du Trésor « en forte hausse côté départements et régions » selon l’Insee. L’effet d’aubaine des taux bas et l’effet du cycle électoral ont par ailleurs poussé les collectivités à sur-emprunter et à accroître encore davantage leurs dépôts au Trésor.

taux par type de colter

Les taux variables reviennent par la fenêtre

Les collectivités du panel de Finance Active privilégient toujours le taux fixe en 2021 mais reviennent désormais davantage vers les emprunts à taux variables. Ils représentent encore 83 % du flux enregistré l’an dernier contre 89,1 % en 2020, mais les emprunts variables ont progressé de 17 % en 2021 contre 11% il y a deux ans. Le marché est moins favorable surtout à partir du second semestre aux taux fixes : la moyenne d’un taux fixe 15 ans, amortissable et progressif, s’est établie à 0,11%, contre – 0,05% en 2020. Parallèlement, la marge moyenne sur Euribor est plus performante selon Finance Active à 32 points de base, contre 54 en 2020 : « 72,5% des financements variables (en volume), ont été souscrits sur un niveau de marge inférieur à 0,45%, contre 57,8% l’an dernier. En outre, 32% des emprunts variables disposent d’une marge inférieure ou égale à 0,15% (sur index le plus souvent flooré à 0,00%) » détaille Caroline de Marqueissac.

fixe-variable

Des banques boudées par les grands emprunteurs

Le dynamisme du marché ne profite pas pleinement aux banques qui voient leur part du besoin d’emprunt à long terme (1) se réduire à 47,8 % du total : « C’est la troisième année de repli consécutif après le pic de 2018 à 69,4 % » remarque la responsable secteur public.

evolution source

Comme l’an dernier, c’est le marché obligataire qui profite de ce recul avec 37,3 % des volumes souscrits contre déjà 31,4 % en 2020 et 17,9 % en 2019. Mais cette progression est surtout due à la composition du panel de Finance Active, privilégiant les grands comptes, notamment les Syndicats et les régions, qui se financent via l’obligataire pour respectivement 60,2% et 65,1%. Derrière les 5,5 milliards d’euros record levés par les collectivités en 2021 par des émissions obligataires, se cachent un nombre faible de 25 émetteurs et stable de 146 émissions. De plus, Ile-de-France mobilités, la ville de Paris et la région Ile-de-France représentent à elles seules plus de 50 % des volumes émis.

emetteur obligataire

Les banques restent donc les acteurs privilégiés des petites et moyennes collectivités. Ainsi 100% des nouveaux financements chez les SDIS, 93% chez les communes et EPCI de 10 000 à 20 000 habitants et 91,8% pour les plus petites collectivités du bloc communal intégrés dans le panel de Finance Active sont réalisés par des banques privées.

distribution par type de colter

 

Les Caisses d’Epargne et l’AFL font une percée

Ces offreurs affichent toutefois des performances contrastées par rapport à 2020. SFIL/Banque Postale, leader depuis 7 ans en volume de prêts bancaires distribués, marque le pas pour la 3e année consécutive passant de 40,5 % de part de marché en 2020 à 33,6 % en 2021 mais surtout près de 12 points de moins par rapport à 2019. Ce reflux se fait au profit des Caisses d’Epargne-groupe BPCE qui progressent de plus de 10 points en un an passant de 17,2 % de part de marché à 27,6 % du volume de prêts bancaires totaux réalisés en 2021, dont 19,1 % pour les seules Caisses d’Epargne (contre 10,7 % en 2020) : « Cette meilleure performance traduit une démarche plus agressive de la part des Caisses d’Epargne avec un taux moyen de 0,63 % contre 0,70 % pour sa principale concurrente La Banque postale » analyse Caroline de Marqueissac. Cette dernière reste leader en terme de nombre de contrats : elle a passé 37,9 % des contrats de 2021, mais pour un montant moyen en baisse de 1,7 M€ par rapport à 2020 (4,3 contre 6 M€) quand les Caisses d’Epargne en ont réalisés 14,2 % mais pour un montant moyen de 6,6M€.

La performance du groupe BPCE se fait aussi au détriment du dauphin de l’année précédente, la Société Générale qui avait réalisé 12,6 % de part de marché en 2020, mais recule en 2021 à la 6e position avec 7,5 %. Le Crédit Agricole accuse également le coup avec un recul de 7,4 points de part de marché entre 2020 et 2021 en volume de prêts mais s’accroche à la seconde place en termes de nombre de prêts (17,2 %) pour un prêt moyen le plus faible du panel de 2,4 M€.

evolution banques

Alors que les banques publiques ont également subi l’attraction des gros emprunteurs pour l’obligataire, l’AFL fait une percée et confirme avoir bien trouvé sa place sur le marché. En s’ouvrant aux syndicats, dont elle a capté 2,4 % des financements 2021, elle se taille désormais une part de marché de 6,2 % contre 3,2 % en 2020 « Elle est davantage présente parmi les financements des grands emprunteurs, par exemple 10,5% chez les communes et EPCI de plus de 100 000 habitants, ou encore 8,1% chez les départements » remarque Finance Active. En revanche la BEI et la Caisse des dépôts (CDC) ont de plus en plus de mal à rester dans le jeu. Après avoir atteint un pic en 2015 pour la BEI avec 22% des montants empruntés et en 2016 pour la CDC avec 13,9 % des financements totaux, elles passent respectivement à une part de marché de 3,8 % et 3,4 % en 2021. « Ces variations indique que le marché se déconcentre un peu notamment concernant les plus gros emprunteurs qui souhaitent se diversifier davantage » note Caroline de Marqueissac.

source de financement

Une durée moyenne en repli

Les collectivités ont en moyenne emprunté sur 18,2 ans en 2021 contre 20,1 années en 2020. Ce raccourcissement est principalement dû à la montée en puissance dans le panel de l’obligataire, souvent calé sur des durées plus courtes (en moyenne de 16,8 ans chez les clients de Finance Active) que dans le marché bancaire. Mais une collectivité sur cinq n’hésite pas à emprunter au-delà de vingt ans, sans pour autant se tourner automatiquement vers la Caisse des dépôts, mais plutôt vers la Banque Postale ou les Caisses d’Epargne, voire dans une moindre mesure l’AFL.

duree stock +30ans

Un stock stable

Même si les taux à 10 ans sont désormais remontés en territoire positif, les conditions d’emprunt restent largement favorables aux collectivités. Le taux moyen d’une dette locale évaluée à plus de 230 milliards d’euros continue de baisser à 1,72 % l’an dernier contre 1,89 % en 2020.

taux moyen stock dette

Les syndicats sont les premiers à bénéficier de ces bonnes conditions avec un taux moyen de 1,39 % suivi des régions à 1,46 % et les départements (1,74 %). Mais les communes et les EPCI de moins de 10 000 habitants, sont quant à elles dans la fourchette haute à 2,37%, « soit 98 points de base au-dessus du taux moyen des syndicats » déplore Finance Active. A noter que la durée de vie de la dette locale reste inchangée à 14,2 années.

stock dette fixe variable

 « Les emprunteurs veulent à la fois du volume, de la souplesse, de la performance et du sens »

Caroline de Marqueissac, responsable des activités conseil – secteur public de Finance Active

« Le coût moyen de la dette décroit et les emprunteurs continuent à en bénéficier largement, dans un contexte de liquidité toujours abondante et d’une couverture élevée de leur besoin de financement. L’offre bancaire évolue afin de s’adapter aux nouvelles préoccupations environnementales et sociales des collectivités. Entre financement de projets, prêts verts et prêts à impacts, chaque groupe bancaire décline sa propre gamme de produits pour valoriser le projet ou l’emprunteur. Le taux d’intérêt d’un contrat, initialement fixe ou variable, peut varier selon l’atteinte ou non de critères extra-financiers, faisant ainsi porter à la dette un objectif autre que celui du seul financement des investissements. Cette recomposition de l’offre, fondée sur la promotion des projets de territoire et de la qualité extra financière des emprunteurs, est progressive et les contrats souscrits restent toutefois encore peu nombreux. Le profil des emprunteurs évolue : ils veulent à la fois du volume, de la souplesse, de la performance et du sens. Comme il est impossible pour les prêteurs de cocher toutes les cases, les emprunteurs privilégient donc de plus en plus la stratégie de diversification pour se laisser des portes ouvertes à toutes les opportunités. Mais ils devraient attendre cette année la fin de l’élection présidentielle avant de faire leur première consultation ou l’effectuer dès le mois d’avril avec toutes les incertitudes actuelles dues au contexte international et aux tensions sur les matières premières. Depuis le début d’année, les taux sont désormais supérieurs à 1 %. »

Thèmes abordés

Notes

Note 01 incluant les nouveaux contrats, signés et consolidés en 2021, mais aussi les consolidations de contrats signés par le passé ou de conventions pluriannuelles Retour au texte

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