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[Le labo des start-up] Pollution maritime

Un système de double filet collecte les déchets déversés en mer

Publié le 11/03/2022 • Par Sylvie Luneau • dans : actus experts technique, Innovations et Territoires

filet-green-city
G. Ruoppolo / Wallis.fr
La start-up Green City Organisation a créé un filet qui piège les déchets urbains aux débouchés des réseaux d’eau pluviale. Objectif : éviter une partie de la pollution maritime, qui provient à 80 % de la terre.

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C’est l’histoire de trois passionnés de la mer qui décident d’unir leurs forces pour lutter contre la pollution marine. La présidente et fondatrice, Isabelle Gerente, est accompagnée d’un directeur technique, Thierry Dubourdieu-Rayrot (ingénieur mécanique) et d’un commercial, Jean-Patrick ­Barbera, sapeur-pompier retraité qui a déjà travaillé dans le domaine des installations portuaires.

Ces trois cinquantenaires sont scaphandriers professionnels. « J’ai passé tous les niveaux de plongée de loisirs et, en 2017, j’ai souhaité changer de vie. J’ai obtenu le diplôme de scaphandrière, indispensable pour travailler sous l’eau », relate Isabelle Gerente.

Mégots de cigarettes

En octobre 2019, la start-up Green City Organisation est créée. Objectif : développer un filet antipollution pour piéger les déchets charriés par les eaux pluviales avant leur arrivée en mer. Chaque filet est constitué de deux filets l’un dans l’autre : le premier, à grosses mailles, assure la solidité de l’ensemble. Il en contient un autre dont les mailles plus fines retiennent jusqu’aux mégots de cigarettes.

Après deux ans de tests, le dispositif ­breveté « D-Rain » a été installé en décembre dernier dans le port de Marseille, sur l’un des plus gros exutoires de France. Il se compose de trois filets montés en parallèle, accrochés sur une structure de 4 x 3 mètres. Cette collerette, fixée à l’exutoire et aux filets, est la véritable innovation car elle peut pivoter vers le haut pour s’ouvrir et laisser passer le flux d’eau lorsque le filet est plein et la pression trop forte. Le dispositif automatique doit éviter les déplacements d’opérateurs sur place. Lorsqu’il est ouvert, il envoie une alerte téléphonique.

Mesures de la qualité de l’eau

Chaque filet peut contenir 3 mètres cubes de déchets, soit plus d’une tonne. « Pour le vidage, il est nécessaire qu’un scaphandrier décroche le filet afin de le gruter à la surface. C’est le service d’exploitation du réseau d’assainissement de Marseille métropole [Seramm] qui ­récupère alors les déchets », explique ­Isabelle Gerente. L’exploitation du démonstrateur est prévue sur dix-huit mois pour mesurer ses performances. Si le test est concluant, d’autres exutoires du port en seront dotés.

Plusieurs communes sont intéressées. « Nous pensons en équiper une dizaine en 2022, notamment Cassis », prévoit la présidente. Le budget minimal à consacrer est de 5 000 euros. Autre projet : Green City Organisation souhaite équiper ses matériels de capteurs pour mesurer la qualité de l’eau aux exutoires.

Côté concurrence, deux autres sociétés posent des filets. « Mais notre dispositif est le premier à être monitoré », affirme Isabelle Gerente, qui souhaite s’étendre à l’international. « Nos solutions low tech [pièce en métal, filet de pêche] sont facilement reproductibles à l’étranger », conclut-elle.

Contact. Isabelle Gerente, présidente, isabelle.gerente@greencityorganisation.fr

« La collerette qui bascule nous intéresse »

François Roberi, chargé d’intervention « eau et pollutions » à l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse

« Normalement, l’agence de l’eau n’a pas de ligne budgétaire sur les déchets, c’est l’Ademe qui s’en occupe. Mais le plan d’action “zéro déchet plastique en mer“ 2020-2025 du ministère de l’­Ecologie missionne les agences pour financer des expérimentations de lutte contre les macrodéchets plastiques.Ceux-ci ont en effet un impact fort sur la biodiversité marine. Notre objectif est de mesurer les flux et d’avoir des retours d’expérience. Le principe du filet antipollution n’est pas innovant, la Seramm, notamment, en a déjà installé. Ils fonctionnent bien, mais ne sont pas “débrayables” et doivent donc être surveillés de près par les services. L’innovation qui nous intéresse chez Green City, c’est la collerette qui bascule lorsque le filet est plein et évite le colmatage.

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