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Stratégies d'apprentissage

Une mémoire plus efficace, c’est possible !

Publié le 08/03/2022 • Par La Rédaction • dans : Conseils méthodologiques

memoire
kues1-AdobeStock
Pour réussir votre concours ou examen professionnel, vous devez apprendre une grande masse de connaissances. Mission impossible ? Certainement pas. Si votre mémoire patine souvent, ne pensez surtout pas que vous êtes moins intelligent que le voisin. Peut-être votre mémoire de travail est-elle sursollicitée. Dans ce cas, il existe des stratégies pour améliorer son efficacité, nous explique une chercheuse canadienne, Theresa Pham.

« Je n’y arriverai jamais, ma mémoire est pourrie. De toutes façons, les autres candidats sont plus diplômés que moi… » Vous avez envie de tout laisser tomber, les révisions, le concours… Et au fond, vous ressentez peut-être de la colère, à tout le moins une frustration. Autant de symptômes typiques d’une mémoire de travail sursolicitée, d’une charge mentale trop lourde. Y avez-vous pensé ?

Il est toujours difficile d’apprendre une masse de connaissances en vue d’un concours ou d’un examen professionnel. Et si dans votre vie personnelle ou professionnelle, les tensions sont trop fortes, génèrent trop d’anxiété, réussir un concours peut vous sembler un défi impossible à relever. Rassurez-vous, il existe des stratégies d’apprentissage qu’il est possible de combiner pour soulager cette charge mentale, selon Theresa Pham. une universitaire canadienne en orthophonie.

La mémoire de travail, indique la chercheuse, possède deux fonctions distinctes, mais qui interviennent en même temps :

  • le stockage (la fonction de rétention d’éléments d’information)
  • et le traitement de l’information (codage, classement).

Grâce à cette distinction, on peut identifier des stratégies qui privilégient la fonction de stockage, en allégeant le traitement de l’information, et à l’inverse celles qui facilitent le traitement en soulageant l’effort de stockage.

En les combinant de manière pragmatique, pendant votre préparation, en tenant compte de toutes vos contraintes et de votre personnalité, il est ainsi possible d’améliorer l’efficacité de la mémoire de travail, à la base de tout apprentissage. 

La « mémoire de travail », c’est quoi ?

Selon l’Inserm, « La mémoire est la fonction qui nous permet d’intégrer, conserver et restituer des informations pour interagir avec notre environnement. Elle rassemble les savoir-faire, les connaissances, les souvenirs. Elle est indispensable à la réflexion et à la projection de chacun dans le futur. Elle fournit la base de notre identité. » Selon ces scientifiques, la mémoire est un système composé de cinq réseaux neuronaux interconnectés et situés dans des régions différentes du cerveau.

  • La mémoire de court terme, ou « mémoire de travail » est celle du présent immédiat. Elle n’a pas une grande capacité (sept mots ou chiffres environ) et la durée de rétention est courte (une trentaine de seconde). Par exemple, elle fixe en mémoire un numéro de téléphone le temps nécessaire pour le composer, ou le début d’une phrase le temps de l’achever.
  • La mémoire de long terme comprend la mémoire sémantique (les connaissances générales sur le monde, et vous-même) et la mémoire épisodique (les moments vécus).
  • Les deux autres réseaux sont la mémoire procédurale (les automatismes) et la mémoire sensorielle (les bruits, les odeurs, etc.) qui permet notamment de retenir les lieux et les visages.

 

En toute hypothèse, une bonne préparation suppose réunies deux conditions :

  • suivre un entraînement intensif, sur une longue période (un an est un minimum) ;
  • chacune de vos stratégies doit viser un objectif atteignable, retenir un plan de cours ou tel chapitre ou telle liste de mots, par exemple.

Dites-vous bien qu’apprendre ne signifie pas seulement réciter des savoirs et connaissances, mais être capable de les restituer le moment voulu de manière judicieuse.

1. Répéter à voix haute, à voix basse, puis « dans votre tête »

La répétition est essentielle Sachant que la mémoire de travail est essentiellement phonologique, lisez votre cours à voix haute, puis à voix basse, puis intérieurement « dans votre tête » (autorépétition). Concentrez votre attention sur les sonorités de la langue, le rythme du phrasé. Déclamez, chantez, psalmodiez, murmurez…. Laissez, pour l’instant, la compréhension de côté. Vous y viendrez à un autre moment.

2. Associer un texte et des images (modes d’apprentissage multiples)

Les infos verbales/écrites et les infos visuelles sont traitées par des parties distinctes de votre cerveau. Votre effort mental sera moindre si  l’information à retenir est représentée de manière visuelle et verbale.

Des fiches de révision faciles à mémoriser se présenteront sous forme non seulement de plans lisibles, mais aussi de tableaux, schémas, dessins, etc. mis en page avec des couleurs ou des formes géométriques différentes. Imprimez ces « images » dans votre mémoire, en les consultant souvent, sans vous attarder sur les détails.

3. Espacer les séances de révision (la « pratique répartie »)

Adaptez votre stratégie à votre propre rythme chronobiologique. Certains d’entre nous sont plutôt du matin, d’autres du soir. Travaillez quand vous êtes au taquet. Espacez les séances de travail, qui doivent être brèves (d’une demi-heure à une heure). Ne restez pas quatre heures sur un chapitre, cela ne sert à rien !

Pendant vos pauses, faites du sport, jouez, rencontrez vos amis, allez au cinéma, etc. Ne refusez pas les sorties, au prétexte que vous « n’avez pas le temps ». Biologiquement, votre mémoire se porte mieux lorsque vos activités sont diversifiées, soulignent des scientifiques.

On voit ici l’importance de l’organisation. Vous devez mettre au point un emploi du temps précis, et vous y tenir. Sans vous poser de question. Menez à bien chacune des tâches que vous avez planifiées. Et profitez à fond de vos moments de détente, sans culpabiliser : c’est bon pour la mémoire!

4. Morceler les informations à retenir

Par exemple, écrit Theresa Pharm, la liste de six éléments « I, F, A, I, B, C » peut être décomposée en deux abréviations courantes, « FBI » et « CIA ». Chacun connaît l’intérêt des techniques mnémotechniques. « Mais où est donc Or-ni-car » contient toutes les conjonctions de coordination. Et « Viens mon chou, mon bijou, mon joujou, sur mes genoux, et jette des cailloux à ces hiboux pleins de poux »,  les mots se terminant par ou et prenant un x au pluriel.

Beaucoup de techniques mnémotechniques font appel à ce « morcelage » des informations à retenir (technique des mots-clés, etc.). Mais elles sont limitées à un objectif (par exemple, apprendre par coeur les conjonctions de coordination), elles n’améliorent pas vos facultés d’apprentissage dans d’autres domaines.

Pour réussir le concours ou l’examen, il vous faudra recourir aux stratégies privilégiant le traitement de l’information. La qualité de l’encodage dans la mémoire de travail va déterminer la rétention des connaissances dans la mémoire à long terme, et leur assimilation. Une fois l’information correctement classée dans votre mémoire, vous serez capable de l’utiliser, de la manipuler et de la restituer de manière pertinente. Voyons donc les stratégies listées par Theresa Pham pour améliorer les capacités de traitement de l’information (en soulageant l’effort de stockage, par conséquent).

5. Etablir des liens avec la mémoire de long terme

Pour retenir durablement de nouvelles connaissances, essayez de les relier à ce que vous savez déjà, grâce à vos expériences et vos différents apprentissages (scolaire, entre autres). Vous allez ainsi créer des ponts entre votre mémoire de travail et votre mémoire de long terme (sémantique et épisodique).

Demandez-vous à quoi cette nouvelle information vous fait penser ? Qu’est-ce qu’elle évoque en vous ? Plus vos associations seront personnelles, plus vous aurez fourni un effort pour les relier à des connaissances antérieures, plus grandes seront les chances de les inscrire durablement dans votre mémoire.

6. Utiliser des informations très familières ou automatisées

Vous allez aussi faire des liens entre le plan d’un cours (appris par coeur) et les nouveaux éléments d’information. Savoir par coeur les tables de multiplication, par exemple, facilite grandement des tâches de calcul complexes. Apprendre par coeur libère vos capacités de traitement. Mais sachez limiter ce type d’apprentissage au strict nécessaire, en fonction de votre objectif.

7. Utiliser des aides externes, comme les organisateurs graphiques

N’hésitez pas à recourir à des organisateurs graphiques (cartes mentales, cartes conceptuelles, diagramme de Venn, tableau séquentiel, etc.). Il s’agit d’outils qui utilisent des symboles visuels pour exprimer des connaissances. Ils permettent d’organiser les connaissances dans un ordre pertinent pour illustrer les liens entre différentes idées. Il en existe de toutes sortes. Vous pouvez en utiliser plusieurs pour apprendre la même information. L’idéal est de les imaginer soi-même et de les tracer sur une feuille de papier. Soyez créatif !

8. Vérifier l’acquisition des connaissances, seul(e) ou à plusieurs

C’est l’une des meilleures stratégies pour engranger durablement de nouvelles connaissances. Il s’agit ici de tester votre compréhension. Cachez le texte que vous venez de lire, par exemple, et essayez de reformuler les nouvelles informations avec vos propre mots. Imaginez que vous vous adressez à un petit enfant. 

Quand vous estimerez l’exercice réussi, essayez d’expliquer vos nouvelles connaissances à un adulte de votre entourage, ami, parent, formateur ou encore enseignant spécialiste des concours et examens. C’est le moment d’engager un débat, de (se) poser des questions… Mais attention à la pendule : soyez attentif à circonscrire vos débats au domaine étudié pour votre concours.

Notez que les quiz ou QCM (questionnaire à choix multiple) sont de très bon outils pour vérifiez vous-même le niveau des connaissances apprises.

Comme le souligne Theresa Pham, cette liste de stratégies n’est pas exhaustive, et il vous appartient de les tester, avec l’aide d’un formateur (si possible), pour choisir les plus « facilitantes ».

Maintenant, au boulot !

 

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