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Insertion

Quand l’économie sociale et solidaire prend à bras-le-corps l’insertion économique des migrants

Publié le 03/03/2022 • Par Eric Larpin • dans : A la Une santé social, Actu expert santé social, France

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Depuis la crise des migrants de 2015, l’action des acteurs de l’ESS, coopératives, entreprises d’insertion, associations, s’est renforcée dans leur direction, avec l’appui des collectivités locales accueillantes.

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Les initiatives en faveur des personnes migrantes se multiplient dans l’ESS. Au-delà de l’accueil, des premiers soins et de l’hébergement, elles s’intéressent plus particulièrement à leur intégration économique. De façon symbolique Benoît Hamon, ancien ministre de l’économie sociale et solidaire, est devenu il y a quelques mois le directeur de l’ONG Singa, qui a pour but d’associer habitants et réfugiés dans la réalisation de projets professionnels. De plus longue date, des acteurs historiques de l’ESS, comme le mouvement coopératif et l’Adie portent de telles initiatives collectives.

Réparer les injustices

Rien d’étonnant pour la chercheuse Cristèle Bernard, de Sciences Po Grenoble, à voir de telles préoccupations de la part du secteur, puisque « les associations et les entreprises de l’ESS mettent en avant des valeurs comme la solidarité, la réciprocité et la cohésion sociale pour réparer des injustices. On voit une redynamisation du mouvement, avec la crise migratoire de 2015. Il a fallu bien sûr se préoccuper de l’accueil d’urgence et de l’accès aux droits, et puis très vite d’insertion. C’est là que les structures de l’ESS interviennent ». La chercheuse prend ainsi l’exemple de la communauté Emmaüs Roya, qui s’est ouverte dans les pas de Cédric Herrou, un agriculteur arrêté pour avoir aidé des migrants. Au départ, il s’agissait d’assurer la protection des réfugiés arrivant de la frontière italienne, et puis s’est posé la question de l’activité économique, avec la création d’activités agricoles.

Avec l’appui des collectivités territoriales

Dans ces objectifs, les acteurs de l’ESS sont appuyés aussi par les collectivités locales. Cristèle Bernard évoque ainsi un autre exemple avec Grenoble Métropole, qui, en mettant en place une politique d’aide aux migrants, a chargé des acteurs associatifs locaux de développer leur intégration économique. De multiples autres collectivités leur ont emboîté le pas. Elles sont rassemblées depuis l’an dernier au sein de l’Anvita, association nationale des villes et territoires accueillants.

Parmi eux, la Ville de Paris soutient également l’ESS dans des missions d’intégration économique. C’est le cas pour la coopérative Langues plurielles, qui propose de nombreux outils d’apprentissage du français. « Nous aidons les personnes réfugiées et migrantes à différentes étapes de leur parcours, explique Blanche Pichot de Champfleury, directrice de la Scop. La Ville de Paris nous finance pour des actions vers les personnes qui travaillent et qui ont une carte de séjour. Au travers de l’appel à projets Refug, nous soutenons aussi les demandeurs d’asile. Enfin, nous avons créé une application gratuite pour les personnes qui sont éloignées de l’écrit. » L’application J’apprends a été imaginée avec les réfugiés eux-mêmes et elle compte déjà plusieurs versions. « L’apprentissage du français est vital pour les migrants, complète Blanche Pichot de Champfleury. Langues plurielles offre à la fois du français professionnel, pour ceux qui ont un travail, et du français quotidien, pour la validation du titre de séjour, qui demande un niveau de français minimum. »

Accompagner les migrants dans la création d’entreprise

Autre association parisienne, qui retrouve les mêmes publics que Langues plurielles dans le Nord-Est parisien, Meltingcoop a monté il y a trois ans le projet Migracoop pour aider les migrants à créer leur activité. Il s’agit pour eux de la tester pendant quelques mois au sein de coopératives éphémères. « Nous touchons un public majoritairement féminin, indique Anna Mourlaque, fondatrice de l’association Meltingcoop. Elles ont participé à deux coopératives, une tournée vers la cuisine, et l’autre vers la couture. Pendant le temps de la coopérative, elles peuvent développer une activité économique, tout en suivant des formations. Ce qui est intéressant, ce sont les débouchés qu’elles trouvent à la suite de leur passage, en continuant en restaurant ou en atelier de couture. L’entrepreneuriat collectif permet de créer de la solidarité et de l’entraide économique. » Soutenu par la Ville de Paris, la Fondation du Crédit coopératif et la coopérative d’activités et d’emploi Coopaname, le projet Migracoop se poursuit cette année, en prenant la forme de « flashcoops », qui durent dix jours pour détecter les personnes migrantes qui veulent entreprendre ensemble.

Le microcrédit pour financer

L’insertion par le petit entrepreneuriat est depuis une trentaine d’années le défi de l’Adie. Tous les ans, trois cents réfugiés voient leur projet financé par un microcrédit de l’Adie, des coursiers, des commerces liés à la cuisine, du petit artisanat. Eliott Inguenaud, chargé de développement confirme que l’opérateur de finance solidaire a renforcé son action auprès des migrants depuis 2015 : « comme les autres acteurs de l’ESS, on essaie de répondre à des injustices, pour des publics qui ont de nombreux freins à l’insertion : pas de capital, pas de diplôme ou d’équivalence dans les diplômes, barrière de la langue et manque de réseau. Dans leur pays d’origine, le salariat n’est pas la norme ; la création d’entreprise est donc une vraie solution. Comme nos microcrédits sont accordés avec des garanties, nos conseillers recherchent les personnes qui pourraient se porter garantes ou l’agence fait un prêt sans garantie ». Les actions tournées vers les réfugiés apparaissent ainsi en forte croissance. Depuis 2015, les acteurs publics se sont mis à proposer des financements pour ces publics et ont demandé à ce que les acteurs de l’insertion et de l’ESS se coordonnent pour les aider.

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