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[PORTRAIT] Murielle Fabre

L’inconnue du bataillon

Publié le 10/03/2022 • Par Olivier Schneid • dans : France, Toute l'actu RH

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K. Beck / LIGHTMOTIV
Dès son premier mandat de maire, conquis à ­Lampertheim (Bas-Rhin), l’ex-directrice générale des services ­Murielle ­Fabre a été promue secrétaire générale de l’Association des maires de France par son président, ­David ­Lisnard.

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Elle assume pleinement un statut « d’inconnue ». Directrice générale des services (DGS) pendant une douzaine d’années dans des collectivités de petite taille, elle le « revendique » même. En décembre 2021, ­Murielle ­Fabre a été « propulsée » secrétaire générale de l’Asso­ciation des maires de France (AMF).

« Cette inconnue gagne à être connue », commente le nouveau président de l’AMF, David­ ­Lisnard, en ne tarissant pas d’éloges sur l’intéressée : « Bosseuse, compétente, précise, investie, chaque jour confirme la pertinence de mon choix », développe le maire (LR) de Cannes, dont les critères ont aussi été sa qualité de « femme, nouvellement élue et alsacienne ». La première femme numéro trois de l’association, ce dont elle se dit « fière ». Car si une fonction « ne doit pas être sexuée », plaide-t-elle, cette considération doit parfois intervenir pour casser le fameux « plafond de verre », concède-t-elle.

Virage

Titulaire d’une maîtrise de droit public, ­Murielle ­Fabre entame sa vie professionnelle au ministère de la Défense, sur des postes administratifs, dans les régiments de ­ Phalsbourg (­Moselle), puis de ­Lunéville (­Meurthe-et-Moselle). Au bout de sept ans, elle quitte la fonction publique d’Etat pour la territoriale. Elle est à trois reprises DGS : au sein de la communauté de communes entre l’Alène et la ­Roche (Nièvre), puis à ­Wolfisheim (Bas-Rhin) et à Barr (Bas-Rhin). Des points de chute parfois liés aux mutations d’un mari militaire de carrière.

Un parcours interrompu par une « année de césure extraordinaire » lorsque, en 2017, elle prépare le concours d’entrée de l’ENA. Son échec est une « grande déception ». Elle souhaitait rejoindre la direction générale des collectivités locales, pour y participer à rapprocher « deux entités, l’Etat et les collectivités, vivant l’une à côté de l’autre, alors qu’elles devraient partager le même objectif ». Ou la préfectorale : elle aurait alors aimé contribuer à rééquilibrer leurs relations, afin que la vision « très jacobine » de l’Etat « ne soit pas seulement descendante, comme au cours de ce quinquennat », déplore-t-elle. « Mais c’est sa tendance en général », nuance-t-elle.

Sa première incursion en politique date de 2015, quand cette électrice de droite « depuis longtemps » prend sa carte Les Républicains (LR). Elle se met au service du maire de ­Wolfisheim­, Eric ­Amiet, candidat aux départementales. La campagne se solde par une défaite. Deux ans plus tard, elle accompagne aux législatives la ­députée-maire (LR) de ­Lampertheim, Sophie­ ­Rohfritsch : emportée par la « vague En Marche ! », la sortante est battue par « un personnage qu’on ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam », ­Martine ­Wonner, se désole-t-elle.

Nouveau monde

La troisième tentative sera la bonne. Elle est, cette fois, en première ligne. Le 15 mars 2020, ­Murielle ­Fabre, étiquetée divers droite après avoir quitté Les Républicains, est élue maire du village où elle réside depuis 2012, ­Lampertheim. Un « quasi-cadeau d’anniversaire » – elle est née un 23 février. Mais elle éprouve la « frustration de n’être aux manettes qu’en mai », en raison de la pandémie qui s’installe dans le pays.

Elle se souvient de ce « moment de remise de l’écharpe, le poids symbolique » de cet attribut, l’instant de bascule où elle se dit : « Tu es maire, ta vie est en train de changer. » Elle se remémore aussi ces interpellations ­d’habitants lui demandant « comment elle allait jongler en étant mère de trois enfants » de 9, 12 et 19 ans. « On ne pose pas une telle question à un homme », s’étonne-t-elle.

Avec le mandat de maire vient celui de vice-présidente de l’euro­métropole de ­Strasbourg, chargée de l’action culturelle, la lecture publique, le cinéma et l’audiovisuel. Et, à l’Asso­ciation des maires de France, la coprésidence de la commission « fonction publique territoriale et ressources humaines », puis donc le rang de secrétaire générale. Autant de positions auxquelles elle entend « apporter son inexpérience positive ».

Boule de cristal

Comment Murielle Fabre envisage-t-elle la suite de son itinéraire politique, elle qui a joué le rôle d’une voyante lors d’un spectacle organisé le 21 février dans sa commune ? Un jour, peut-être, à l’Assemblée nationale, glisse-t-elle. Et « pourquoi pas au gouvernement », avec le portefeuille de la Défense, confie cette épouse d’officier et ancienne réserviste de l’armée, qui a « porté l’uniforme et appris à [se] servir d’une arme » pendant cinq ans. « Par conviction et pour comprendre de l’intérieur » un ministère où elle s’occupait des ressources humaines, explicite-t-elle.

Le locataire de l’Elysée devra alors être « un grand réformateur, qui porte une vision de la France ». David Lisnard correspond-il à ce profil ? L’éclat de rire derrière lequel elle se réfugie ressemble fort à un acquiescement.

Native du Haut-Rhin, élue du Bas-Rhin, Murielle Fabre regrette que l’Alsace ait « raté l’occasion » de s’inscrire dans les pas de la Corse quand celle-ci réclame un statut particulier dans la Constitution. « Notre écho européen, situation frontalière, histoire et droit local le justifieraient  , complète-t-elle. « Peut-être est-on perçus comme des extraterrestres depuis Paris ? s’interroge-t-elle, alors que nous sommes juste attachés à nos racines.   A l’heure où certains veulent détacher l’Alsace de Grand Est, elle ne s’émouvrait pas d’une nouvelle cartographie des régions « respectant leurs spécificités ». Au contraire de celle, « ahurissante car faite d’un coup de crayon », de l’ex-président ­François ­Hollande.

 

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