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Protection de l'enfance

Protection de l’enfance : des formations qui croisent sciences et savoirs professionnels

Publié le 25/02/2022 • Par Solange de Fréminville • dans : A la Une santé social, Actu expert santé social, France, Métier et carrière santé social, Toute l'actu RH

Enfant_parents
Yakobchuk Olena - adobestock.com
Le conseil départemental du Nord a mis en place des formations innovantes pour les professionnels de la protection de l’enfance. En partant de leurs questions sur des situations de travail, l’idée est de croiser connaissances scientifiques actualisées, savoirs professionnels et expérientiels, pour les accompagner dans l’évolution de leurs pratiques.

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Anne Devreese, DGA enfance, famille, jeunesse, du conseil départemental du Nord, porte une ambition : « penser la formation comme une condition de l’intervention en protection de l’enfance » (1). Car elle est un « levier efficace d’évolution des pratiques et des postures professionnelles » et, de ce fait, « un moyen consensuel de résoudre les difficultés repérées ». C’est aussi une manière de reconnaître la technicité de ces métiers et l’expertise des professionnels qui ont besoin d’être soutenus et nourris d’un partage de connaissances et d’expériences, face à la complexité des situations prises en charge.
Si la législation sur la protection de l’enfance promeut cette idée, c’est un autre défi de la mettre en application. Il repose en grande partie sur une conseillère auprès d’Anne Devreese, Julie Chapeau, diplômée en ingénierie des politiques publiques sociales et doctorante en sciences de l’éducation, entourée d’un conseil scientifique composé de chercheurs en droit, pédopsychiatrie, psychologie, etc. « Il y a une nécessité de croiser les savoirs professionnels, académiques et expérientiels, pour élaborer des dispositifs innovants en protection de l’enfance », relève-t-elle.

Un socle de connaissances fondamentales

Premier axe de formation : l’accompagnement à la prise de fonction des professionnels recrutés en protection de l’enfance, à raison de deux jours tous les deux mois pendant un an. Une quarantaine de travailleurs sociaux, en majorité des éducateurs spécialisés, ont déjà suivi un cycle complet en 2021. L’objectif est de leur donner accès à un socle de connaissances fondamentales actualisées sur les besoins fondamentaux de l’enfant, les violences subies, les parcours, les psycho-traumatismes, et de consolider les pratiques, notamment sur le volet de la participation des enfants et des parents. « Nous partons de leur quotidien de travail, de questions sur des situations concrètes, pour leur apporter des connaissances scientifiques sur ces sujets », explique Julie Chapeau.

L’un des enjeux : les écrits professionnels. « Sous un angle clinique, il s’agit de prendre en compte l’impact des écrits sur les enfants et les familles », précise Caroline Dubreil, psychologue et cheffe de projet besoins fondamentaux de l’enfant au conseil départemental du Nord. « Nous transférons des connaissances juridiques, par exemple sur le respect de la vie privée, puis nous procédons à une relecture croisée de leurs écrits, chacun prenant tour à tour les lunettes du juge, celles de l’enfant devenu adulte, celles des parents et celles des professionnels », décrit la cheffe de projet.

Confronter à la réalité des pratiques

Dans le même esprit, Caroline Dubreil anime un réseau de psychologues en protection de l’enfance, qui se réunit cinq fois par an. « Nous répondons à leurs préoccupations, en partant d’une synthèse de la littérature scientifique qui actualise les connaissances sur le sujet et en l’articulant avec la réalité des pratiques », indique-t-elle. Ainsi, sur le sujet sensible des visites médiatisées, qui permettent aux parents de rencontrer leur enfant dans un lieu neutre, en présence d’un professionnel, l’enjeu majeur est de les faire évoluer dans le temps. Faut-il recueillir des indicateurs pour évaluer leur pertinence ? S’ils montrent qu’elles sont nocives pour l’enfant, faut-il diminuer ces visites ? Et, dans le cas contraire, chercher des moyens de mieux développer le lien avec les parents ?

Apprendre le transfert de connaissances

Deuxième axe de formation : un séminaire destiné aux cadres, animé par Laurent Sochard, psychosociologue, consultant et formateur, deux jours par trimestre. « Il s’agit à la fois de favoriser l’interconnaissance, de leur offrir un espace de respiration, et de travailler sur un thème : cette année, l’éthique de prise de responsabilité et de décision en protection de l’enfance », détaille Julie Chapeau. Les cadres peuvent ensuite transmettre ce qu’ils ont appris à leurs équipes. Pour structurer cette transmission des savoirs, savoir-être et savoir-faire, le projet est de les former à la méthodologie du transfert de connaissances, appuyée sur des outils et des supports d’animation d’équipe.

Dans la même perspective, un groupe-projet piloté par Caroline Dubreil conçoit une formation-action sur le projet personnalisé de l’enfant. Le but est une meilleure prise en compte les droits de l’enfant, de manière que celui-ci participe réellement à l’élaboration de son projet personnalisé, de même que ses parents. « Nous avons fait un état des lieux auprès des équipes chargées de le mettre en œuvre, lu la littérature scientifique sur le sujet, et mis au point des outils que nous soumettons à des personnes qui sont sorties de l’ASE, des parents, des enfants, des professionnels des lieux d’accueil… », rapporte Caroline Dubreil. De manière à conjuguer savoirs scientifiques, professionnels et expérientiels.

 

Références

Régions

Notes

Note 01 Anne Devreese, Julie Chapeau. Penser la formation comme une condition de l’intervention en protection de l’enfance. Vie sociale, ERES 2021, n° 34-35 (2), pp.103-116. Retour au texte

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