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[PORTRAIT]

Yvon Goutal, au parfum des territoires

Publié le 03/03/2022 • Par Brigitte Menguy • dans : Actu Expert, France

Me Yvon Goutal.
© Frédéric KLEMCZYNSKI / Divergence
Comprendre les territoires depuis Paris ? Très peu pour Yvon Goutal, avocat spécialiste des collectivités, qui ne passe pas une semaine sans effectuer un déplacement au plus près de ses clients. L’homme de loi veut sentir les dossiers avant de les plaider.

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La crise sanitaire aura eu un effet inattendu, celui de pénétrer dans les foyers de nos inter­locuteurs professionnels grâce aux plateformes de téléréunions. Par le biais de sa webcam, Yvon ­Goutal nous reçoit « chez lui ». Derrière l’avocat, des vieilles pierres qui font le charme des maisons de campagne. On est virtuellement immergé dans le Lot, entre Assier et Livernon, sur les terres de ses ancêtres. « Mes deux parents ont vécu ici jusqu’à leurs 20 ans, avant de monter à la capitale. Moi j’y venais durant les vacances ­scolaires », raconte-t-il.

Le Sud-Ouest ­continuera à rythmer ses vacances et le conduira même à ­Toulouse, où il ­implantera le premier site régional de son cabinet : « Je me suis rendu compte qu’il faut aller au plus près des collectivités si l’on veut comprendre le monde local. On ne peut prétendre accompagner la décentralisation en restant exclusivement parisien. »

Amis fidèles

Cette philosophie dont il ­reconnaît être un désastre pour son bilan carbone amène Yvon Goutal à ne jamais être au même endroit d’un jour à l’autre. « J’ai été tellement sédentaire à une époque, qu’aujourd’hui je suis heureux de ce nomadisme professionnel », confie-t-il. Il lui permet de « sentir l’embarras ou l’enthousiasme des personnes sur place ». Rien à voir, jure-t-il, avec la venue des clients dans son cabinet parisien.

« C’était une obligation déontologique, les gens devaient venir “à l’avocat” car ce dernier n’avait pas le droit de consulter hors de ses murs », mais, depuis la levée de cette obligation, le juriste apprécie enfiler ses bottes pour aller voir sur place le chantier du projet d’aménagement dont il assure le montage et la sécurité juridique.

Des projets d’aménagement, et non des moindres, il fera l’une de ses marques de fabrique. Ils l’emmèneront même jusqu’à Cuba ou, plus récemment, à ­Monaco. Des expériences aux antipodes qu’il aime raconter à ses fidèles amis. Christian Mourougane est l’un d’entre eux : « Nous nous sommes rencontrés en 2007, lors de la rénovation de la Maison de la radio, raconte aujourd’hui le directeur de l’aménagement du Grand Paris. Il ­sécurise nos actions, veut toujours comprendre techniquement comment cela fonctionne pour trouver la solution juridique la plus adéquate. » Cet ingénieur est heureux que le hasard, « et la compétence d’Yvon », précise-t-il, les aient conduits en 2019 à se retrouver autour de la construction du centre aquatique des JO.

« Il n’y a pas de petits ou de grands projets à mes yeux, explique Yvon ­Goutal. Je le dis à tous mes collaborateurs : que vous travailliez pour le gouvernement cubain, la ­principauté de ­Monaco ou le maire d’une commune de 300 habitants, l’implication et le professionnalisme doivent être les mêmes. »

Energie folle

Peut-être parce qu’il a ­commencé « petit », avec une affaire transmise par l’Association des maires de France qui concernait la commune de Gagny, en Seine-Saint-Denis. A l’époque, il est avocat au sein du prestigieux cabinet Ancel ­Couturier-Heller, avocats au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation.

Grâce à un professeur qui lui déconseillera de présenter l’ENA malgré ses beaux diplômes, il fera ses premières armes au sein de ce cabinet, d’abord comme salarié puis, après avoir prêté serment, comme collaborateur. « Je remercie ce professeur de m’avoir conseillé de passer le barreau, il avait peur que je ne sois pas fait pour la vie de haut fonctionnaire », se souvient celui qui a créé seul, à 32 ans, son propre cabinet. « Je savais que je voulais continuer à faire du contentieux public. La logique commerciale du droit privé, ce n’était pas fait pour moi », poursuit-il.

Florence Alibert est la première à le rejoindre. Ils ont partagé les bancs de l’école du barreau et se sont croisés chez Ancel. « Nous nous sommes toujours très bien entendus, il a cette faculté de trouver l’idée qui va décoincer une situation, un dossier… il est très imaginatif et a une énergie folle », raconte son associée depuis vingt-six ans.

Un brin « old school »

La force de leur duo vient, selon Yvon Goutal, de leur complémentarité : « Elle est méthodique, je suis rapide ; elle est rigoureuse, je me lasse vite. » Et à ceux qui lui demandent si cette Florence ­Alibert existe vraiment du fait de son absence des radars médiatiques, il reconnaît que leur répartition des tâches est un brin « old school ». « Je suis l’associé de l’externe, Florence se concentre plutôt sur l’interne », démystifie-t-il.

Pour autant, ils ont la même ligne de conduite : construire dans la durée avec les clients – la ville de Gagny leur est toujours fidèle – et avec les membres du cabinet. « Nous voulions que les personnes s’y sentent bien, qu’ils n’y viennent pas la boule au ventre », précise Florence ­Alibert. A cette bienveillance s’ajoute l’accompagnement de chacun des collaborateurs dans ses projets. « Nous avons fait le choix d’implanter des filiales en province, de créer une structure dédiée aux opérateurs privés pour aussi garder nos collaborateurs. Ils sont ainsi plus indépendants, sans vraiment quitter le nid », étaye Yvon Goutal.

La stratégie porte ses fruits puisque le cabinet Goutal, Alibert et associés compte désormais 30 avocats répartis sur six sites. En 2021, le cabinet crée deux entités spécialisées tout en affichant le refus d’une hyperspécialisation de ses membres. « Je ne veux pas qu’ils s’ennuient en faisant toujours la même chose », argue l’avocat. Ah, l’ennui ! Définitivement, Yvon ­Goutal déteste ce mot.

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