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Santé publique

Une nouvelle méthode permet de viser une qualité de l’air intérieur optimale

Publié le 04/03/2022 • Par Alexandra Caccivio • dans : A la Une Education et Vie scolaire, Actu expert Education et Vie scolaire, France, Innovations et Territoires

A Grenoble, la construction des nouvelles écoles intégrera les enseignements de l’expérimentation de la méthode « Ecrains » sur la qualité de l’air.
A Grenoble, la construction des nouvelles écoles intégrera les enseignements de l’expérimentation de la méthode « Ecrains » sur la qualité de l’air. D.R.
Grenoble connaît régulièrement des pics de pollution. La ville fait partie des 20 sites en France ne respectant pas les normes limitant la quantité de dioxyde d’azote dans l’air. Les collectivités ont d’ailleurs l’obligation de surveiller la qualité de l’air intérieur dans les écoles et les crèches depuis 2018, les enfants y étant particulièrement sensibles. Grenoble s’est inscrite dans un appel à projets de l’Ademe pour tester une méthode de management de la qualité de l’air, dans le cadre de la construction d’une école.

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[Grenoble (Isère) 159 000 hab.] En 2015, face à la hausse des effectifs scolaires (+ 25 % en dix ans), la ville de Grenoble adoptait un plan « écoles » doté de 65 millions d’euros sur six ans. Parmi les cinq programmes neufs, le projet de l’école Marianne-Cohn a mobilisé 7,5 millions d’euros d’investissements pour la création de dix classes élémentaires. Particularité de l’opération, elle a fait l’objet d’un travail expérimental poussé avec l’Agence de la transition écologique (Ademe) pour améliorer la qualité de l’air. La méthode « Ecrains » (1), testée à Grenoble, est devenue « une méthode de management éprouvée, qui donne un cadre aux collectivités soumises à l’obligation de surveillance de la qualité de l’air intérieur », indique Lionel ­Combet, chargé de mission à l’Ademe.

Grenoble s’est appuyée, pour mettre en œuvre la méthode, sur une assistance à maîtrise d’ouvrage. « Notre intervention, dès la phase de conception, a permis à l’équipe de maîtrise d’œuvre d’avoir un double regard sur l’optimisation énergétique et la qualité de l’air intérieur, relate ­Sylvie ­Traverse, directrice de projet au bureau d’études Burgeap. Nous avons par exemple réalisé des études afin de mesurer l’impact énergétique des différents niveaux de filtration de la pollution atmosphérique pour atteindre un optimum. »

Filtration spécifique

Aujourd’hui, le niveau de filtration est supérieur à celui des autres écoles et « nous avons même installé, dans la centrale de traitement de l’air, un espace permettant, demain, de mettre en place une filtration spécifique pour les oxydes d’azote, en cas de besoin », indique Sylvie Traverse.

La maîtrise d’ouvrage a fait le choix, peu usuel au démarrage de l’opération en 2018, de matériaux faiblement émissifs, étiquetés A+ ou labellisés. « Le sol est en béton ciré, sans revêtement », illustre Thierry Rampillon, l’architecte (agence Cr&on). Une partie des bâtiments est en bois : « Un bois brûlé ce qui permet d’avoir un matériau naturel non traité mais résistant aux intempéries », précise-t-il. Mais, au-delà des choix ici faits, la méthode de management testée avec l’Ademe a permis d’élaborer « une démarche qualité couvrant tous les stades de l’opération, souligne Lionel Combet. Les difficultés ne sont pas seulement techniques, elles sont liées à un défaut de communication et d’engagement des acteurs, qui conduisent à un non-respect des règles de mise en œuvre ».

« Le temps de séchage d’une dalle n’est par exemple pas toujours respecté » dans des chantiers où les différents corps de métier sont pressés par un calendrier contraint. Les conséquences peuvent être fâcheuses pour la qualité de l’air – l’excès d’humidité générant des moisissures. De même, il est important « de s’assurer que le stockage des matériaux, sur le chantier, se fait dans de bonnes conditions, relève ­Lionel Combet. Car, mal protégés, les matériaux se dégradent et constituent une nouvelle source de pollution. C’est l’un des enseignements de notre expérimentation ».

Cahier des charges enrichi

Depuis que l’école accueille des élèves, en avril 2021, de nouveaux acteurs sont concernés par la qualité de l’air : les équipes de ménage, qui utilisent des produits d’entretien, eux aussi choisis ; l’équipe de maintenance, qui « doit encore définir le rythme optimal pour le remplacement des filtres, de gestion des horaires de fonctionnement des ventilations », selon ­Franck ­Mabilon, chef de ­service « transition énergétique ».

Premiers résultats, « les principaux gains portent sur les polluants que l’on mesure sur toutes les opérations, comme les COV  – en premier lieu le formaldéhyde qui vient, par exemple, des colles », explique Lionel Combet. Il cite également les particules fines et les oxydes d’azote, liés au trafic routier, et le monoxyde de carbone, dû au chauffage d’appoint.

Mais, surtout, cette opération a permis à Grenoble d’enrichir son cahier des charges types qui, pour la construction des nouvelles écoles, intègre les enseignements de cette opération. Les débits de ventilation, ainsi, sont partout fixés à 25 mètres cubes par heure et par élève (au lieu des 15 mètres cubes réglementaires). Notamment parce que, au-delà des normes qui s’imposent aux établissements recevant du public, « les occupants soulignent que c’est positif sur le bien-être », souligne Franck Mabilon. Christine ­Garnier, adjointe au maire chargée des écoles, le rejoint. « C’est un sujet dont on commence à prendre conscience : les enfants ont besoin d’une bonne qualité de l’air pour apprendre dans de bonnes conditions », dit-elle.

Contact : Lionel Combet, Ademe Bourgogne - Franche-Comté, 03.80.76.89.82.

« Un système participatif de garantie »

PHOTO - IMG_1114052_02.jpg« La méthode “Ecrains” a été élaborée avec la contribution de nombreux experts explique Lionel Combet, chargé de mission à l’Ademe Bourgogne - Franche-Comté. Pour autant, il n’y a dans cette méthode aucune innovation. “Ecrains” se fonde sur un système participatif de garantie emprunté à l’agriculture biologique ; c’est-à-dire qu’elle repose sur ­l’expérience des acteurs de terrain et sur l’évaluation des projets par les pairs, de façon à monter en compétence sur la question de la ­qualité de l’air. Aujourd’hui, le déploiement d’“Ecrains” vient de démarrer. Nous nous appuyons sur les centres de ressources de la construction durable, qui formeront les “accompagnateurs” : bureaux d’études, architectes ou services ­techniques de la maîtrise d’ouvrage. Par la suite, le processus d’évaluation des opérations sera assuré par des commissions publiques d’évaluation, ­organisées dans chaque région avec ces gens formés. »

 

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Note 01 Pour « engagement à construire responsable pour un air intérieur sain » Retour au texte

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