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Prévention de la délinquance

« La crise a mis en exergue le manque de services publics la nuit »

Publié le 08/03/2022 • Par Nathalie Perrier • dans : A la Une prévention-sécurité, Actu experts prévention sécurité, France

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Métropole de Nantes
Denis Tallédec est le directeur de la Fédération nationale des cafés cultures, coordinateur de la Plateforme de la vie nocturne et élu (PS) à la ville et à la métropole de Nantes. Il décrypte la manière dont la crise sanitaire a influé sur la vie nocturne.

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Vie nocturne : quel rôle pour le service public ?

Quel est l’impact de la pandémie de Covid-19 sur la vie nocturne ?

Après les attentats de 2015, la vie nocturne s’était repliée sur l’espace privé. Avec le Covid, c’est l’espace public qui est apparu le plus sûr, le plus « safe ». La rue, les terrasses des bars, la plage sont devenus des espaces où l’on pouvait se retrouver le soir sans risquer trop de contaminations. Cela n’a pas été sans poser des problèmes de nuisances sonores, comme on l’a vu à Paris et dans de nombreuses villes, avec l’extension des terrasses.

La crise a aussi exposé le rôle de régulateur des établissements privés…

Oui, elle a révélé ce rôle des établissements privés, tout en mettant en exergue le manque de services publics la nuit ! On s’est aperçu que, depuis des années, on renvoyait largement la responsa­bilité du contrôle sanitaire aux bars, aux discothèques et aux salles de concert. Ces professionnels ont une expertise : ils savent réguler les consommations, accueillir les ­victimes… Sans eux, la vie nocturne s’est retrouvée démunie et les noctambules plus exposés. La jeune fille harcelée n’avait plus de lieu où se réfugier ; la personne sous emprise de la drogue, plus personne pour la recueillir, etc.

A-t-on vu apparaître de nouveaux usages de la nuit ?

On n’avait pas anticipé les nouveaux comportements des jeunes qui ont grandi avec internet et qui, dans la même soirée, peuvent, au gré des réseaux sociaux, se rendre dans cinq lieux différents, avec une problématique de transports en commun. Dans le même temps, et ce n’est pas contradictoire, la pandémie a mis en évidence un besoin de proximité. Après le confinement, la vie sociale a redémarré en bas de chez soi, sur la place, à la terrasse de la brasserie du coin. Aujourd’hui, il faut réfléchir à la ville du quart d’heure, y compris la nuit.

Comment les villes s’emparent-elles de cette question ?

Il y a, dans les grandes villes, mais aussi dans les plus petites, une réelle prise de conscience. Nous avons de plus en plus d’élus chargés de la nuit, de conseils de la nuit, de chartes de la vie nocturne… Le conseil de la nuit est l’instance phare en plein développement. C’est très français. Et cela résume bien la vision de la vie nocturne que nous portons depuis des années.

En France, la vie nocturne ne se résume pas à une opposition ­entre riverains et bars. La vie nocturne, c’est les gens qui travaillent, ceux qui dorment, ceux qui font la fête. Et comment on concilie ces mondes, ces usages. La vie nocturne pose en fait la question de comment faire société.

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