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Politiques culturelles

Culture : affrontement entre deux conceptions de l’aide publique dans les Yvelines

Publié le 17/02/2022 • Par Pascale Tessier • dans : Actualité Culture, France

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© sergey-nivens-adobestock
La suppression de la classique subvention de fonctionnement au profit d’une autre forme de soutien a déclenché une levée de boucliers chez les acteurs culturels du département, soutenus par cinq organisations professionnelles nationales.

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Le conseil départemental des Yvelines vient de donner une nouvelle orientation à sa politique culturelle, en supprimant les subventions de fonctionnement. Cette décision provoque le mécontentement des structures qui dénoncent une anticipation trop courte, bien qu’elles en aient été informées il y a trois ans.

Trois réseaux  du spectacle vivant franciliens et cinq organisations professionnelles nationales du spectacle vivant (1) ont exprimé leur « incompréhension et immense inquiétude » face à des orientations ne permettant pas « de se projeter sereinement sur l’année à venir. »

Au terme d’échanges avec les acteurs culturels, le département a débloqué une enveloppe de 500000€ supplémentaires, afin d’aider les plus en difficulté. Ce soutien n’a pas vocation à être pérennisé mais pourrait être renouvelé si nécessaire, avec un montant « inférieur ou supérieur », fait valoir le président des Yvelines (LR), Pierre Bédier.

Soutenir la pratique culturelle, pas les structures

Face à la baisse drastique de ses recettes (-136 M€ de dotation globale de fonctionnement-désormais établie à 19 M€- depuis 2014), le département a compressé ses dépenses et progressivement mis fin aux subventions aux associations, tout en maintenant, jusqu’en décembre dernier, une aide financière à dix-neuf structures culturelles qui nécessitaient un accompagnement plus long. Désormais, la collectivité entend déployer sa politique selon quatre seuls axes :

  • se positionner comme opérateur culturel avec des projets d’ampleur départementale ;
  • soutenir le bloc communal dans ses investissements ;
  • participer aux événements de rayonnement départemental ;
  • promouvoir le Pass+ qui octroie aux jeunes de 11 à 18 ans un chèque annuel jusqu’à 100€.

Mais comme il finance la pratique, les structures culturelles estiment ne pas retrouver ce qu’elles ont perdu.

« Continuer à nous développer ici ou aller ailleurs »

Sans contester l’utilité de cet outil mis en place en septembre 2020, elles jugent qu’il n’apporte aucune aide de fonctionnement. Mais avec « 45 M€ consacrés à la culture entre 2019 et 2021 », Éric Delafoy, sous-directeur « culture et promotion », refuse d’entendre dire que le département se désintéresse de cette politique.

Sans tout le monde, à commencer par Nicolas Bucher, directeur général du Centre national baroque de Versailles. La suppression de l’aide structurelle – passée de 250000€ en 2017 à néant deux ans plus tard – lui laisse un sentiment « purement injuste. » Le centre s’est engagé dans une politique d’économies et le directeur estimerait sa réactivité aux appels à projets positive s’il n’avait l’impression « de ne pas être entendu. Notre situation ne bouge pas alors que nous n’avons jamais été aussi présents dans le département. Il y a une certaine lassitude et je me demande si nous devons continuer à nous développer ici ou aller ailleurs. »

Demande de retour à une subvention « pour tous »

À la différence de la structure versaillaise, La Clef de Saint-Germain en Laye fait partie des 19 structures soutenues de 2019 à 2021. Pour la seconde année, son directeur, Franck Giraud, a fait voter « un budget en déficit »  dont la subvention départementale -de 60000€ en 2021- aurait permis d’en amortir 60 %.

Hors crise, La Clef équilibrait son budget avec 65 % de recettes propres et 35 % de subventions, mais avec la baisse des recettes, il ressent « le besoin de se sentir soutenu » L’association culturelle pourrait cocher plusieurs cases pour bénéficier de l’aide complémentaire du département, mais son directeur réclame « une enveloppe pérenne, un dialogue collectif » et, plutôt qu’un soutien ciblé sur certaines structures, le retour à la subvention pour tous, afin « de faire converger la volonté du département et les attentes du terrain. Je ne suis pas opposé au Pass+, mais il doit venir en complément, pas le remplacer. »

Or, pour Éric Delafoy, le département n’a pas l’intention de revenir en arrière, renvoyant la solution budgétaire aux communes et intercommunalités. Au sein des associations, l’aide départementale de fonctionnement représentait « 15 % des recettes, parfois moins mais jamais plus de 30 %, elle n’était donc pas majoritaire. Notre choix est de valoriser le patrimoine yvelinois, culturel ou bâtimentaire, de faire la promotion de ce qui permet de faire rayonner les Yvelines », poursuit le sous-directeur. « L’orientation de notre budget est en cohérence  avec notre politique. »

Références

Notes

Note 01 Réseau en Ile de France (RIF), Syndicat National des Scènes Publiques (SNSP), Syndicat National des Arts Vivants (SYNAVI), Association Culturelle des Théâtres d’Ile de France (ACTIF), Syndicat des Musiques Actuelles (SMA), Réseau Chainon, Syndicat National des Entreprises Artistiques et Culturelles (SYNDEAC), Syndicat professionnel des producteurs, festivals, ensembles, diffuseurs indépendants de musique  (PROFEDIM), Fédération des arts de la rue en Île-de-France (FéRue Retour au texte

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Culture : affrontement entre deux conceptions de l’aide publique dans les Yvelines

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HERMES

18/02/2022 10h16

L’évolution du soutien aux associations culturelles et sportives est en marche depuis de nombreuses années. Quelle est la collectivité qui aujourd’hui ne fait pas la promotion de l’accompagnement de projets associatifs? Quelle est la collectivité qui aujourd’hui n’incite pas les associations à se tourner vers d’autres niveaux de collectivités ou vers l’Etat pour obtenir des subventions?
Soyons clairs, l’objectif final est de réduire à la portion congrue les aides au fonctionnement des associations, voire parfois de les supprimer.

Mais on peut se demander si cela a du sens. Bien sûr, certaines activités sont aussi portées par des structures privées (danses, yoga, pilates…) mais avec des tarifs le plus souvent inaccessibles pour une grande partie de la population: les personnes défavorisées et une grande partie de la classe moyenne.
En outre, pour mener ces activités, il arrive souvent qu’une association verse des vacations ou un salaire à une personne compétente ayant créé une micro-entreprises soit en direct soit en passant par un organisme intermédiaire.

Ainsi, ces associations ont un double rôle social:
– permettre, conformément aux termes et exigences de la loi de 1901, à toute personne et sans discrimination d’exercer une activité de loisirs, de création, de relaxation, de sport… qui on le sait présente un intérêt pour leur santé!
– permettre à d’autres personnes de vivre (modestement le plus souvent) d’une activité liée à leurs savoir-faire. C’est bien en ce sens que vont les associations sportives sollicitées pour faire donner des cours par un professionnel.

Par ce biais, ces associations participent également au développement économique des territoires et au maintien d’activités non délocalisables!
Par contre, il est vrai que ce n’est pas aux collectivités locales de prendre en charge la totalité de ces frais et l’Etat dit de même.

C’est la quadrature du cercle car tout le monde est conscient de la nécessité du maintien des activités associatives sur le territoire mais en même temps, chacun veut faire des économies budgétaires.
Je ne suis pas favorable à une nouvelle loi qui mettrait en place de nouvelles contraintes. Par contre, il me semble qu’il serait souhaitable que les collectivités locales décident de mettre en place un protocole en s’associant, depuis la région, en passant par les départements, les intercommunalités pour aller jusqu’aux communes.

Sinon, à terme, nous verrons disparaître toutes les associations qui participent au lien social sur le territoire, à la réduction des inégalités, au partage des connaissances, à l’amélioration des liens intergénérationnels, au maintien de la santé, au développement économique… en un mot, nous verrons disparaître ce qui fait la cohésion de notre Pays.
Si les Yvelines sont un peu en avance sur ces principes (mais il est vrai que ce territoire ne fait pas partie des plus défavorisés), la course est loin d’être terminée et d’autres collectivités n’ont qu’un espoir: être sur le podium… mais à terme, le prix n’en sera que plus élevé pour notre société.

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