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Protection de l'enfance

Adrien Taquet : « Recentraliser l’aide sociale à l’enfance n’est pas la solution »

Publié le 15/02/2022 • Par Mariette Kammerer • dans : A la une, A la Une santé social, Actu Santé Social, France

Adrien-taquet-gouvfr
gouvernement.fr
Participation de l’Etat sur les jeunes majeurs, la sortie des hôtels, la santé : Adrien Taquet, secrétaire d’Etat en charge de l’enfance et des familles, défend la loi du 7 février relative à la protection des enfants.

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Les départements devront désormais proposer une solution à tous les jeunes de l’ASE à 18 ans. Avec quel contenu, quelle durée, et quelle compensation financière de l’Etat ?

Il s’agit de construire une solution répondant aux envies et besoins du jeune majeur en mobilisant les compétences de l‘Etat et du département. La loi précise que le projet pour l’autonomie doit proposer une solution de logement – Crous, FJT, appartement semi-autonome -, un accompagnement éducatif, et un soutien financier. Ce dernier peut être une bourse d’étude, une allocation garantie jeune s’il est en parcours d’insertion, et s’il n’a rien, une aide financière sera accordée par le département. Et ce, jusqu’à 21 ans. Une partie de ces réponses relèvent de l’Etat, pour un investissement estimé à 200M€. Et je me suis engagé à compenser les dépenses des départements à hauteur de 50M€ par an.

Sur la fin des accueils hôteliers, l’Etat va-t-il accompagner les départements ?

J’ai décidé d’interdire les hébergements à l’hôtel, qui concernent environ 800 jeunes protégés. Et, dès le début, j’ai proposé aux départements concernés de les accompagner dans la mise en place de lieux de substitution. Avec une aide financière de 5M€ en tout, et un soutien à l’ingénierie.

Comment travaillez-vous avec les départements sur ces différents sujets ?

Nous travaillons très bien avec les départements sur les aspects réglementaires qui doivent compléter la loi – concernant les sorties d’hôtel, les jeunes majeurs, la gouvernance, les normes d’encadrement. Quatre présidents vont y participer : Florence Dabin (DVD, Maine-et-Loire), référente enfance de l’ADF et présidente du Giped, Frédéric Bierry (LR, Alsace), Stéphane Troussel (PS, Seine Saint-Denis), et Georges Siffredi (LR, Hauts-de-Seine).

Que dire aux travailleurs sociaux et à leurs employeurs, déçus de ne pas trouver dans cette loi d’avancées sur les conditions de travail et les conditions d’accueil des enfants ?

La loi propose pour la première fois une définition de la maltraitance, qui a fait l’objet d’un travail important. L’instauration de normes d’encadrement en établissement, qui était demandée, nécessite d’affiner la réponse en fonction du profil des enfants. Nous y travaillons et ça sera prêt avant la fin du mandat. La loi comporte des avancées pour les assistants familiaux, qui vont être complétées par un volet réglementaire.

Mais sur la question des conditions de travail, tout ne peut pas passer par la loi. C’est pourquoi une conférence des métiers va s’ouvrir le 18 février sous l’égide du Premier ministre, pour travailler sur les rémunérations, la formation, les conditions de travail, tout ce qui peut contribuer à l’attractivité de ces métiers.

La protection de l’enfance souffre d’importantes inégalités territoriales : en quoi cette loi permet-elle de remettre plus d’Etat dans la gouvernance et plus d’équité entre départements ?

Sur la gouvernance, je ne crois pas que recentraliser l’ASE soit la solution. Mais il faut renforcer le pilotage de l’Etat, et qu’il assume ses responsabilités dans les champs relevant de sa compétence – la santé, l’éducation. Le nouveau « GIP enfance » aura vocation à co-construire cette politique, comme la CNSA le fait dans le champ du handicap : à produire des référentiels, et faire progresser la connaissance sur la protection de l’enfance. Nous allons renforcer l’ONPE et lui adjoindre les services de la Drees.

Sur la santé, la loi instaure un meilleur suivi pour les enfants protégés, mais les départements estiment que les moyens existants sont insuffisants…

La question de la pédopsychiatrie est centrale pour l’aide sociale à l’enfance, puisque les situations non prises en charge se détériorent et mettent en danger les accueillants. Or il y a 30 ans d’abandon de la psychiatrie à rattraper. Les assises de la santé mentale ont prévu 800 nouveaux postes de psychologues en centre médicopsychologique, auxquels s’ajoutent 10 postes par an d’assistant chef de clinique et 30M€ pour des appels à projets locaux. Quant à la PMI, la stratégie nationale de protection de l’enfance contractualisée avec 70 départements lui a consacré 100M€.

Pourquoi avoir choisi de « désinstitutionnaliser » l’ASE, en encourageant le recours à un tiers digne de confiance ?

La plupart des pays fonctionnent comme cela et beaucoup de grands-parents m’écrivent pour demander la garde de leurs petits-enfants placés. C’est pourquoi nous instaurons l’obligation, avant tout placement institutionnel, de regarder dans l’entourage proche de l’enfant si une personne pourrait s’en occuper. Il s’agit de remettre l’enfant au centre et de prendre en compte sa parole.

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