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Politique de la ville

Conseil interministériel des villes : un anniversaire doux-amer

Publié le 31/01/2022 • Par Véronique Vigne-Lepage • dans : France

Venissieux-Minguettes-banlieue-HLM
Nirckly / Wikimedia commons CC 3.0
Un an après l’annonce de 3,3 milliards d’euros pour les quartiers fragiles et la promesse d’une gouvernance plus partagée, gouvernement et associations d’élus ont dressé séparément et différemment, le 29 janvier, le bilan du déploiement de ces mesures.

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C’est en ordre dispersé que gouvernement et maires de banlieues ont marqué le 29 janvier, date anniversaire du Comité interministériel des villes (CIV), symbolisé par l’annonce de mesures importantes pour les communes populaires, à hauteur de 3,3 milliards d’euros.

Le Premier ministre s’est en effet rendu ce samedi à Grenoble et Echirolles pour un CIV de bilan, entouré d’Olivier Véran, Emmanuelle Wargon, Nadia Hai et Nathalie Elimas, respectivement ministres des Solidarités et de la Santé, du Logement, de la Ville et secrétaire d’Etat à l’Education prioritaire. L’occasion pour lui de faire état d’un satisfecit quant au déploiement des mesures annoncées douze mois auparavant à Grigny.

Plan de relance : objectif dépassé

Ainsi, alors qu’il avait été prévu que 1,2 milliards d’euros du plan de relance (soit 1% de son budget global) soient dépensés au bénéfice des Quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), ce sont aujourd’hui 2,4 milliards qui l’ont été : 667,9 millions pour la rénovation énergétique de logements sociaux et copropriétés, 429,5 millions pour la « relance solidaire et territoriale » (soutien aux associations œuvrant contre la grande pauvreté, par exemple) et 1,2 milliards pour le soutien à la compétitivité du tissu industriel des bassins d’emploi concernés.

Pour pouvoir atteindre rapidement, voire dépasser les objectifs annoncés pour d’autres mesures, Jean Castex annonce par ailleurs quelques adaptations de dispositifs. Ainsi, la labellisation de 74 nouvelles Cités éducatives, étape vers l’objectif fixé de 200 à fin 2022, est assortie de la prolongation « d’au moins un an » des premières créées (80 en 2020) et de l’extension du périmètre de huit d’entre elles. C’est le cas par exemple des Cités Educatives de Marseille, Hyères, Perpignan, Reims, ou encore de celle de La Villeneuve, qui se scinde en outre en deux Cités éducatives, l’une sur la partie grenobloise du quartier, l’autre pour celle qui est sur Echirolles. Enfin, 20 nouveaux centres ou maison de santé en QPV sont labellisés et les dispositifs Quartiers d’été et Vacances apprenantes prorogés en 2022.

Oppositions et lenteurs

Le déploiement des 2 milliards supplémentaires apportés à l’Anru a permis de lancer 328 chantiers contre 300 prévus initialement. Parfois non sans difficulté, cependant, à l’étape des démolitions, comme le prouve la manifestation d’opposants à l’opération de rénovation urbaine de la Villeneuve, qui a marqué la déambulation des membres du gouvernement dans ce quartier, le 29 janvier.

Quant aux Bataillons de la prévention, si le Premier ministre est venu échanger avec ceux embauchés à Echirolles, ils ne se mettent en place ailleurs que lentement. En cause notamment : des difficultés de recrutement. Actuellement, 250 éducateurs de prévention et 200 médiateurs ont été recrutés, contre 600 postes annoncés en janvier 2021. C’est pourquoi Jean Castex annonce que le dispositif est prorogé jusqu’à fin 2023. Une prolongation « logique », expliquent ses conseillers, pour être en cohérence avec celle, annoncée récemment par Nadia Hai, des contrats de ville.

Cette annonce est aussi une manière de tenter d’apaiser les critiques au sujet du déploiement de ce dispositif. Comme celles de l’association Ville et banlieue qui, dans un communiqué publié le 27 janvier, regrette que « les bataillons de la prévention tardent à se mettre en œuvre dans tous les territoires concernés et, là où ils sont lancés, suscitent une inquiétude quant à la pérennisation de leur prise en charge financière ».

« De nouveaux risques de fragilisation »

C’est par ce communiqué que les maires de communes populaires ont voulu marquer l’anniversaire du CIV qu’ils avaient eux-mêmes appelé de leur vœu avec quelque 200 autres signataires d’un appel en ce sens. Un anniversaire qu’ils jugent plutôt amère : « Un an après, beaucoup reste encore à faire », écrivent-ils, d’autant plus inquiets, qu’en ce début 2022, « la crise sanitaire et l’envolée des prix constituent un nouveau risque de précarisation et de fragilisation de nos habitants ».

Une inquiétude partagée par l’Association des maires d’Ile-de-France, qui co-signe avec Ville et banlieue une tribune (lire le focus) publiée elle aussi le 27 janvier, avec les paraphes de 103 maires et le soutien de l’Afev, Bleu blanc zèbre et du centre de ressources Profession banlieue. Son objet : interpeller les candidats à l’élection présidentielle sur la nécessité d’agir pour et « avec les quartiers populaires », dans la « constance ».

Après trois comités de suivi du CIV préparés en collaboration avec Nadia Hai, les élus pensaient « célébrer cet anniversaire au champagne », rapporte Catherine Arenou, vice-présidente de Ville et banlieue et signataire de cette tribune. Mais outre son inquiétude persistante, c’est avec « surprise » que la maire de Chanteloup-les Vignes a appris le déplacement de Jean Castex, le 29 janvier dans l’agglomération iséroise, pour ce CIV de bilan. « Heureusement, commente-t-elle, nous sommes écoutés par ailleurs, sur la manière dont il faut faire évoluer les contrats de ville. Je reste résolument optimiste ».

Appel aux candidats à la présidentielle

« Candidates et candidats à la présidence de la République française, quelles sont vos propositions pour les quartiers populaires ? » : inquiets de n’entendre parler des quartiers populaires, dans la campagne électorale, que comme un « problème », les membres de Ville et banlieue et de l’Amif leur adressent leurs préconisations, dans une tribune commune :

  • « Agir avec constance »
  • « Simplifier les démarches » pour les élus et associations et les « assouplir »
  • « Valoriser les nombreux potentiels », notamment pour faire des JO de 2024 « une réelle opportunité »
  • « Agir pour une mobilisation politique dans tous les champs de l’action publique »

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