Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

[Portrait]

Françoise ­Gatel, à la gloire de nos maires

Publié le 28/01/2022 • Par Olivier Schneid • dans : France

Françoise Gatel
E. Robert
Sénatrice (UDI) d’Ille-et-Vilaine et corapporteure du projet de loi « 3DS », dont le destin sera tranché en commission mixte paritaire au Parlement le 31 janvier, Françoise Gatel défend avec ardeur le rôle des élus locaux face à un exécutif qui « n’a pas la culture des collectivités ».

Ma Gazette

Sélectionnez ce thème et créez votre newsletter personnalisée

Ses tenues bariolées, contrastées ou unies et sa coupe en brosse tranchent avec le conformisme du ­Sénat. Ce jour-là, dans son fief, la dominante est rose, jusqu’au masque, assorti à l’écharpe et au manteau. La monture de lunettes est bordeaux. « J’aime les couleurs car j’ai les cheveux gris », précise ­Françoise ­Gatel. Le lendemain, elle est vêtue de noir et blanc.

Ce souci de l’élégance « est une manière de respecter les gens, et c’est comme un bleu de travail », relativise-t-elle. Le masque est local, fabriqué par une entreprise de ­Tinténiac, en Ille-et-­Vilaine, département dont elle est sénatrice (UDI) depuis 2008. Car ­Françoise ­Gatel est infiniment attachée à cette ­Bretagne qui l’a vue naître il y a 68 ans, à Rochefort-en-Terre (­Morbihan). Un village élu « préféré des ­Français » il y a cinq ans dans une émission de Stéphane ­Bern, un « ami personnel » avec qui elle partage la passion du patrimoine.

Zézette chez le préfet

Présidente de l’association Petites cités de caractère de ­France, elle loue l’action des élus « qui transforment l’héritage de leur commune en levier d’avenir ». En en faisant un lieu d’attractivité pour le touriste, qui « vient plus en ­Bretagne pour le patrimoine que pour la température de l’eau », observe ­Françoise ­Gatel, dans un style langagier qu’elle affectionne. Ainsi qu’en affectant à des sites historiques un usage contemporain : par exemple, à Châteaugiron, commune dont elle a été maire pendant dix-sept ans, le château est devenu mairie et abrite des logements sociaux, la chapelle accueille un centre d’art, les halles, une médiathèque. Un « cadre de vie beau et ayant du sens, car l’endroit où vous vivez vous fabrique », commente-t-elle, avant de s’exclamer : « Vous avez vu ce qu’on peut faire en province ! »

Elle a « dû renoncer » à ce mandat en 2017, touchée par le cumul. Un mot qu’elle « n’aime pas, car il est négatif. Or, un élu local parlementaire cumule surtout les horaires de travail. » « Dans un pays centralisé, cette bi-fonction est un atout, défend-elle. On est meilleur sénateur ou ­député quand on connaît le terrain. Sinon, on risque d’être hors sol. » La remarque vaut, poursuit-elle, pour le président de la ­République, ­Emmanuel ­Macron, qui « méconnaît les collectivités ». « Ce n’est pas sa ­culture, mais on ne peut pas demander à un homme choisi pour la rupture qu’il incarne de ressembler aux autres », l’absout-elle. Ses échanges avec des maires pendant le Grand Débat national en pleine crise des « gilets jaunes » « ont fait office de méthode ­Assimil », ­ironise-t-elle. Sans « l’encenser », elle lui reconnaît des initiatives positives en faveur des territoires. Comme les maisons ­France ­Services. Attention, toutefois, à ne laisser personne au bord du chemin, lance-t-elle un jour au préfet qui en inaugure une, quand celui-ci célèbre le numérique. Avec sa verve habituelle, elle convoque alors le personnage culte de ­Zézette dans le « Père Noël est une ordure », qui échoue à remplir un formulaire de la ­Sécurité sociale. Le représentant de l’Etat « ne s’atten­dait pas à ça », s’en amuse-t-elle.

Tous des MacGyver

« Les élus locaux sont des inventeurs de solutions qui doivent couvrir tous les sujets en étant souvent confrontés à des fonctionnaires enclins à conclure que “ça ne va pas être possible” », témoigne-t-elle. Au plus fort de la crise sanitaire, « la boutique a été tenue dans les 35 000 communes. Le maire, c’est MacGyver ! » s’enflamme-t-elle.

Militante du concept de bassin de vie répondant à un projet de territoire, elle entretient une relation difficile avec la présidente PS de ­Rennes métropole, Nathalie Appéré, « une femme très sympa, avec laquelle on n’est d’accord sur rien ». Au-delà de divergences politiques, l’élue de ­Châteaugiron est entrée en résistance contre une métropole « qui prétend se ­comporter en dame patronnesse ». Dans la relation partenariale « exigeante et intraitable » avec l’Etat qu’elle appelle de ses vœux, les collectivités « ne peuvent pas être des sous-traitantes », clame-t-elle.

Pas à vendre

Présidente de la délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation et co-­rapporteure du projet de loi « 3DS », elle en défend en particulier le D de « différenciation », et avec lui, la subsidiarité : « Le niveau le plus pertinent doit traiter. Celui à qui on fixe des obligations doit disposer des moyens financiers et humains de faire. » La majorité sénatoriale reproche au texte gouvernemental « un manque d’­ambition », et ­Françoise Gatel promet que le Sénat « ne vendra pas son âme » pour un accord en ­commission mixte ­paritaire le 31 janvier. Membre fondatrice de l’UDI, dont elle est la secrétaire nationale chargée des collectivités territoriales, ­Françoise ­Gatel affiche « un grand respect pour ­Edouard ­Philippe », rencontré en 2016 quand tous deux soutenaient ­Alain ­Juppé aux primaires de la droite et du centre. Le premier chef de gouvernement du quinquennat a, juge-t-elle, « la ­stature d’un homme d’Etat ». 

A ­Matignon, il « n’a pas entravé » ses textes sur les communes nouvelles et les écoles privées hors contrat. Ce dernier texte, avec l’appui du ministre de l’Education nationale, ­Jean-Michel ­Blanquer, dont elle partage les positions sur la laïcité. Au point d’adhérer à son cercle de réflexion et d’­action, baptisé « Le Laboratoire de la ­République ».

Thèmes abordés

Réagir à cet article
marche online

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Françoise ­Gatel, à la gloire de nos maires

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement