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[Edito] Election présidentielle

Les termes du débat

Publié le 28/01/2022 • Par Romain Mazon • dans : France

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La Gazette
Las du «fonctionnaire bashing» qui sous-tend chaque campagne pour l'élection présidentielle, des agents se mobilisent et prennent la parole pour éclairer l'opinion sur ce qu'est le secteur public et la contribution directe de l'administration publique à la richesse du pays. Il était grand temps vu la pauvreté des propos échangés par les candidats.

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« Trop de fonctionnaires », « Etat obèse », « dépense publique inefficace »… Comme à chaque élection présidentielle, la sphère publique en prend pour son grade. Dans un débat politique singulièrement pauvre, la gauche, traditionnellement en soutien, défend surtout des effectifs sans donner plus de fond à son programme. Résultat : alors que le sujet devrait relever d’une question de société, on en reste à des slogans vides de sens.

Le choix des armes

Mais, pour l’élection présidentielle 2022, à la différence des précédentes, certains ont décidé de ne plus laisser le choix des mots (des armes, en politique) aux tenants du « fonctionnaire bashing » et veulent éclairer l’opinion sur ce qu’est le secteur public.

C’est la mission que s’est donnée le collectif Nos Services publics, constitué de hauts fonctionnaires d’Etat, qui analyse l’état de l’Etat et interroge la finalité des politiques publiques. En septembre, l’historien ­Emilien ­­Ruiz a publié un livre instructif sur les argumentaires politiques du « trop de fonctionnaires » depuis le XIXe siècle (1). Avec leur think tank Le Sens du service public, des agents des trois fonctions publiques interpellent directement les candidats sur leur vision « des principes et valeurs qui doivent guider l’évolution des services publics ». Il y en a d’autres.

Une estimation partielle

Dans leur reconquête du pouvoir de définir les mots et les concepts, ils utiliseront avec profit un récent article paru sur le blog de l’Insee (2). Pour une fois, il quantifie non pas les coûts de l’action publique, mais « la contribution directe des administrations publiques à la création nationale de richesses ».
Exprimée en ratio de valeur ajoutée, cette contribution est évaluée à 18 % de la valeur ajoutée nationale, 33 % provenant des collectivités locales. Et encore, l’estimation n’est que partielle, reflétant des choix méthodologiques. Elle ne compte, par exemple, pas la commande publique, dont les collectivités assument 60 % du total.
Quoi qu’il en soit, dans une société pilotée par la croissance de son PIB, on peut désormais dire que, fourchette basse, les services publics ne sont pas un coût, mais rapportent 18 % de la richesse du pays. Ça change un peu tout.

Notes

Note 01 « Trop de fonctionnaires ? Histoire d’une obsession française (XIXe-XXIe siècle) », éd. Fayard. Retour au texte

Note 02 « Dans quelle mesure les administrations publiques contribuent-elles à la production nationale ? », 3 décembre 2021 Retour au texte

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