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Santé mentale

« Les besoins de santé mentale ont été rendus plus visibles, énormément d’élus ont mis en place un CLSM »

Publié le 19/01/2022 • Par Géraldine Langlois • dans : A la Une santé social, Actu expert santé social, France

Santé mentale
©Olivier Le Moal - stock.adobe.com
Le nombre de conseils locaux de santé mentale (CLSM), environ 300 aujourd'hui, a explosé depuis le début de la pandémie de Covid. Le Centre collaborateur de l'OMS de Lille (CCOMS) pour la recherche et la formation en santé mentale accompagne les élus et les coordonnateurs dans cette évolution. Fanny Pastant, coordinatrice nationale des CLSM, explique comment le CCOMS s'est adapté pour répondre à leurs besoins.

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Fanny Pastant

La crise sanitaire a provoqué beaucoup de souffrances psychiques et mis sur le devant de la scène médiatique les problématiques de santé mentale. Comment cela s’est-il traduit pour les CLSM ?

On observe une augmentation exponentielle du nombre de CLSM. Durant les premières années, très peu de CLSM se créaient mais plus de 50 ont été créés en 2021. Peut-être est-ce parce que nous avons saisi l’opportunité du fait qu’on parlait beaucoup plus de santé mentale qu’avant pour envoyer, en décembre 2020, un courrier à toutes les communes de plus de 2 000 habitants. Nous y rappelions qu’il y avait beaucoup de besoins et proposions aux élus de nous recontacter pour évoquer ce qu’ils pouvaient faire pour la santé mentale de leurs concitoyens. Nous avons eu beaucoup de retours. Cela nous a amenés à sensibiliser à la démarche CLSM environ 450 personnes de 167 territoires – dont une majorité d’élus, mais aussi leurs collaborateurs et des professionnels de terrain. C’est beaucoup plus que les années précédentes.

Sur quoi porte la formation que vous proposez aux élus ?

Elle aborde ce qu’est la santé mentale, car ce n’est pas toujours très clair pour les non professionnels. Nous expliquons ce que sont les déterminants sociaux de la santé mentale pour faire le lien avec les collectivités dans une approche multidimensionnelle. On y explique aussi le fonctionnement du CLSM et pourquoi le rôle des élus y est essentiel. Mais les élus ne nous attendent pas ou n’ont pas forcément besoin de cette formation pour créer un CLSM. Alors que les besoins de santé mentale ont été rendus plus visibles, énormément d’élus ont mis en place un CLSM ou des actions sans passer par nous. Notre site web est très riche et ils peuvent y trouver des informations pour se lancer dans le dispositif.

Pouvez-vous apporter un appui « au fil de l’eau » aux collectivités qui ont un CLSM ?

Nous sommes pratiquement une « hotline » à la disposition des coordonnateurs et les territoires. Nous pouvons nous déplacer pour organiser une session de lancement du CLSM. On rassemble les élus, les professionnels du territoire, et on explique comment le CLSM peut fonctionner, comment lancer les groupes de travail. Nous pouvons aussi accompagner le coordonnateur, l’aider à monter des actions, lui apporter des ressources mais aussi des conseils juridiques et méthodologiques ou encore des contacts dans d’autres CLSM. Le CCOMS a aussi monté une formation d’une semaine et demi, sur deux niveaux, pour les coordonnateurs, dont le CNFPT organise les sessions. Fin janvier, nous publions par ailleurs deux guides, un sur la manière de mieux mobiliser les élus et un autre sur la mobilisation des personnes concernées.

Comment le CCOMS a-t-il évolué pour répondre à cette augmentation de la demande d’accompagnement ?

Normalement nous nous déplaçons pour animer les séances de sensibilisation des élus mais, comme beaucoup de structures, la visio nous a permis de multiplier les sessions. Nous avons aussi adapté notre offre en matière de services. Une enquête auprès des coordonnateurs a fait remonter des besoins, notamment pour proposer une formation aux membres des CLSM non professionnels de la santé mentale comme des travailleurs sociaux ou des membres d’associations confrontés à la souffrance psychique. Nous avons monté un groupe de travail et proposé à l’Agence nationale de cohésion des territoires et à la Direction générale de la santé de nous permettre d’embaucher une personne à temps plein qui se déplacerait dans certains quartiers pour former des habitants et des professionnels non spécialistes. Il s’agit de leur donner des clés concrètes, en deux heures, pour comprendre ce qu’est la santé mentale, comment accueillir la souffrance psychique, vers qui orienter les personnes et à quoi sert le CLSM. La chargée de mission est arrivée fin novembre et 11 territoires se sont portés candidats pour accueillir ces formations. La planification des sessions est déjà en route.

Y a-t-il des freins au développement des CLSM actuellement ?

Il n’y a pas de financement national pour couvrir le coût de l’embauche des coordonnateurs. Il est financé par les ARS et les collectivités mais selon des conditions qui peuvent varier d’une région à l’autre. Le financement n’est pas harmonisé ni pérenne et il ne s’agit pas de crédits fléchés comme pour les plateformes territoriales de santé mentale. Les coordonnateurs ont donc des contrats à durée déterminée, souvent à temps partiel, peu payés… Il y a un gros turn over qui peut démotiver les professionnels. Ce serait un énorme plus s’il existait des consignes nationales de financement de ces postes.

Pour bien fonctionner, un CLSM a besoin d’une réelle implication des élus, de l’intégration des personnes concernées mais aussi d’un coordonnateur à temps plein qui peut mener une dynamique de réseau, être présent auprès des professionnels et qui reste sur le poste.

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