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Ressources humaines

La vague Omicron désorganise les services

Publié le 18/01/2022 • Par Pascale Tessier • dans : A la une, A la Une RH, France, Toute l'actu RH

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© jackf-adobestock
Sur site ou en télétravail, la situation des agents frappés par la nouvelle vague de la pandémie impose aux collectivités d’être encore plus réactives, avec les moyens du bord. L’enjeu : que les absences ne compromettent pas la continuité des services publics.

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Les données à fin 2021-début 2022 ne sont pas encore disponibles, mais nul doute que le nombre d’arrêts de maladie liés au Covid-19 a augmenté dans la FPT. Le législateur a prévu la suspension du jour de carence jusqu’au 31 décembre 2022 pour les agents publics testés positifs, mais la date peut être avancée si la situation sanitaire s’améliore. En ­parallèle à ce type d’absence, on trouve les différents régimes d’autorisations spéciales d’absence (ASA) : pour garde d’enfants, en cas de fermeture de classe ou de crèche, pour la propre vaccination de l’agent ou celle de ses proches.

Le 10 janvier, la direction générale de l’administration de la fonction publique est venue préciser que si le délai de rendu du test est plus long qu’usuellement, l’agent doit télétravailler, et si ses missions ne sont pas compatibles avec ce mode d’organisation, il est mis en ASA jusqu’au résultat du test… Une multitude de situations difficile à anticiper alors qu’il faut ­assurer la continuité des services publics.

Leçons du passé

A Bartrès (490 hab., Hautes-Pyrénées), le maire (DVD), Gérard Clavé, touche du bois : les mesures sont « si bien appliquées qu’aucun des quatre agents ne l’a attrapé ». La région Grand Est (7 500 agents) fait, elle aussi, valoir les grandes précautions prises par les agents, qui gardent en mémoire une première vague douloureuse. « Il y a eu beaucoup de décès, ça a été difficile », se souvient Thibaut Duchêne, conseiller régional délégué (LRCI), chargé du dialogue social et des RH. C’est moins serein à Divonne-les-Bains (10 000 hab., Ain) : « On est mal parti, avec 21 cas positifs sur 200 équivalents - temps plein », commente Pierre ­Dallery, directeur général des services (DGS).

« Cela a commencé en décembre, mais depuis ­janvier, la vague est plus forte. » Pour la sécurité-police, sept agents sur neuf sont à l’isolement, et l’absence de trois Atsem pour dix classes est un casse-tête même si la mairie avait ­recruté une personne mobile sur les trois groupes scolaires. Anticipation faite aussi au sein des services généraux avec 50 000 euros investis en équipement pour le télétravail. « Avoir eu un agent absent pour Covid long pendant 130 jours nous a incités à prévoir ! Quand le seul agent des marchés publics est malade 78 jours, tout s’arrête, se rappelle le DGS. Nous subissons une pression constante, les dossiers avancent, mais moins vite. » Sans oublier les contrats de maintenance avec des entreprises « dont les absences de personnel pénalisent nos délais de traitement ».

La vague, la communauté d’agglomération Saint-Germain boucle de Seine (19 communes, 335 100 hab., Yvelines) l’a subie avant Noël : « onze positifs sur 60 agents et des cas contacts », se souvient Anaïs Veras, DGS. Heureusement, « le télétravail offre une grande ­faculté d’adaptation et la vague épidémique est arrivée au moment d’une baisse d’activité opérationnelle ».

Au département de la Seine-et-Marne, afin d’éviter la fermeture des collèges, 325 des 365 agents techniques absents début janvier ont pu être remplacés, soit un taux d’absentéisme de 3 % au lieu de 24 %. Outre les brigades d’agents remplaçants, le département a eu recours à des contractuels et à l’intérim, mais aussi à des associations affectées sur des missions de courtes durées. Depuis 2021, le département s’appuie ponctuellement sur des prestataires externes pour l’entretien et la restauration.

Pic de remplacements

Ainsi, la Seine-et-Marne a dépensé 5,5 millions d’euros et multiplié par quatre, par rapport à 2019, son budget affecté au remplacement des agents des collèges. Avec cette nouvelle vague, il dit avoir atteint un « pic de remplacements », en déployant tous les dispositifs à disposition. « Dans les faits, la collectivité arrive au maximum de ses capacités de remplacement », alerte-t-elle.

Mais remplacer n’est pas toujours possible. En Ille-et-Vilaine, peu de collectivités auraient réclamé de renforts. Heureusement pour le centre de gestion (CDG, 370 agents au siège, 120 permanents, 850 collectivités affilées, 27 000 agents suivis) qui se heurte déjà à « une crise générale du recrutement », avoue Laurent Zam, directeur général adjoint. L’activité même du CDG est touchée : « Les absences chroniques désorganisent le fonctionnement et les concours pourraient être impactés, les oraux nécessitant une continuité de présence des examinateurs. »

 

« Des élus ont secondé les agents de cantine »

Marc Herz, maire (DVD) d’Ecquevilly (60 agents, 4 200 hab., Yvelines), conseiller départemental

PHOTO - IMG_876121_02.jpg« Pas question de fermer du jour au lendemain pour cause de personnel atteint du Covid, alors à cinq élus, on a secondé les deux agents de cantine. Moi, j’étais avec les CM1, bien occupé à servir l’eau ou le riz pour accompagner le poisson, et une fois qu’ils ont eu ­terminé petits-suisses et gâteau au chocolat, j’ai débarrassé les tables. Et il est possible que j’aie à le refaire, car nous découvrons chaque soir comment gérer les absences du lendemain. Il faudra peut-être aller au centre communal d’action sociale [3 agents] pour assurer l’accueil, gérer les inscriptions pour le passage du Vaccy’bus départemental ou la livraison des repas car les familles dans le besoin ne peuvent pas attendre. Heureusement que nous sommes plusieurs élus retraités, sinon, ce ne serait pas possible. »

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