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DOSSIER : Filière technique : la réforme des ingénieurs en chef enfin relancée
Dossier publié à l'adresse https://www.lagazettedescommunes.com/78522/%c2%ab-nous-souhaitons-un-statut-attractif-pour-faciliter-le-recrutement-de-jeunes-diplomes-%c2%bb-jean-pierre-auger-president-de-laitf/

« Nous souhaitons un statut attractif pour faciliter le recrutement de jeunes diplômés », Jean-Pierre Auger, président de l’AITF
Christiane Wanaverbecq | Dossiers Emploi | Publié le 19/10/2011 | Mis à jour le 21/10/2011

Jean-Pierre Auger, président de l'Association des ingénieurs territoriaux de France (AITF), explique à la Gazette des communes pourquoi l'association soutient la réforme de la filière technique.

Vous n’êtes pas à l’initiative du projet de création d’un cadre d’emploi pour les ingénieurs A+, mais vous soutenez le projet. Pourquoi ?

Il vaut mieux être un acteur d’une réforme annoncée que de l’attendre et de la subir. Donc, très vite, nous avons fait en sorte que la DGCL connaisse nos revendications.
Par ailleurs, nous étions conscients d’être une exception dans la fonction publique, aussi bien d’Etat que Territoriale. La filière administrative compte trois cadres d’emploi. Chez les ingénieurs territoriaux, il n’y en a qu’un seul, avec quatre niveaux différents (territorial, principal, en chef de classe normale et en chef de classe exceptionnelle). De plus, il nous semble important d’avoir une homologie avec la fonction publique d’Etat au niveau supérieur des cadres d’emploi et des corps de façon à ce que la mobilité puisse se faire dans les deux sens.

Quels sont les enjeux pour les ingénieurs territoriaux ?

La création d’un cadre d’emploi spécifique aux ingénieurs A+ a l’intérêt de créer, au niveau de l’encadrement supérieur, l’homologie avec la filière administrative dans la FPT et les ingénieurs de l’Etat.
Cela va s’accompagner d’une formation plus adaptée que celle d’intégration de cinq jours en vigueur aujourd’hui. L’AITF est ainsi favorable aux préconisations du rapport de Gilles Da Costa, notamment, la création d’une formation longue de 12 mois dispensée à l’Inet, pour les lauréats du concours externe. L’enjeu pour les ingénieurs territoriaux A+ est d’acquérir des notions de management.

Quelles sont vos attentes et espérances ?

Nous souhaitons un statut attractif pour faciliter le recrutement de jeunes diplômés. Le futur cadre d’emploi des ingénieurs territoriaux A+ doit en effet être composé d’universitaires issus de formation à caractère scientifique et technique de niveau bac+5 et d’ingénieurs issus des grandes écoles. C’est cette polyvalence qui fait la richesse de la FPT.
Mais l’AITF n’oublie pas, dans ses revendications, les ingénieurs subdivisionnaires et principaux. Nous souhaitons ainsi un indice de base correct pour les jeunes ingénieurs et l’accès au 11ème échelon (indice brut 801) pour les subdivisionnaires en fin de grade, par équivalence avec les ingénieurs de l’Etat.
Les ingénieurs principaux devront, eux, pouvoir accéder aux 10ème et 11ème échelon provisoire de l’Etat leur permettant d’accéder aux indices 1015 et hors échelle A. Nous revendiquons également la même grille indiciaire que les ingénieurs des Ponts, Eaux, et des Forêts (IPEF) qui se termine hors échelle C.

Le 13 octobre 2011, le ministre François Sauvadet a informé [1] les DG, réunis à Brest (Finistère) lors du 71ème Congrès du SNDGCT, de l’aboutissement rapide de la réforme de l’encadrement supérieur. Parmi les points annoncés figure la réforme du cadre d’emplois des ingénieurs territoriaux. Qu’en pensez-vous ?

C’est une bonne nouvelle que le sujet soit traité et vite. Mais dans son discours, le ministre ne parle pas des ingénieurs principaux. Il ne faudrait pas oublier ceux qui n’arriveraient pas à atteindre le niveau des ingénieurs A+, notamment parce qu’ils sont employés dans une collectivité de moins de 40 000 habitants.
Par ailleurs, le ministre parle [2] de parité et de comparabilité entre les fonctions publiques. Nous y sommes favorables, mais comment cela va-t-il se traduire dans un décret ? Enfin, les décrets ne sont pas encore à l’ordre du jour de la prochaine assemblée plénière du CSFPT prévue le 26 octobre.