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[Opinion] Energie

« Hausse des coûts de l’énergie : une bombe à retardement pour les collectivités, une menace pour la transition énergétique ? »

Publié le 17/01/2022 • Par La Rédaction • dans : France, Opinions, Opinions

electricite finance
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Brahim Ouarem, président du Syndicat mixte d’énergie Orge-Yvette-Seine (SMOYS) s'inquiète de la hausse des prix de l'énergie. Et défend, auprès des pouvoirs publics, nationaux et européens, à quel point "il est crucial d’appliquer une politique mesurée et régulée, apte à contenir ces hausses successives qui risquent d’avoir des conséquences dramatiques pour les acteurs publics comme privés".

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Brahim Ouarem

Président du SMOYS

 

Nous le savons tous, l’explosion des prix de l’énergie, dans un contexte mondial de tension d’approvisionnement, fragilise considérablement les ménages. Le sujet a fait la Une de tous les JT. Ce que nous savons moins, c’est que c’est l’arbre qui cache la forêt !

Après des semaines de hausse historique et incontrôlée – rappelons-nous des prix d’achat en gros du gaz bondissant de plus de 300% en un an, et d’un prix de l’électricité multiplié par 5 ! – nous assistons à une légère accalmie. Ne nous y trompons pas, ce calme (relatif) annonce la tempête pour nos collectivités, jusqu’alors préservées de ces phénomènes de marché grâce à des contrats à prix fixes, souvent pluriannuels. Elles n’ont pas encore vu leurs factures s’envoler. Effet bombe à retardement garanti, avec à la clé un risque aigu de crise sociale.

L’énergie est le pivot de la transition écologique et solidaire mais également essentielle à la vie quotidienne et donc au cœur des préoccupations de nos concitoyens.

Malgré certaines actions gouvernementales comme le chèque énergie de 100 euros et les actions de la commission Européenne via le pacte Vert, la situation ne va guère améliorer les finances des collectivités.

Signal d’alarme

Aujourd’hui, nous tirons un signal d’alarme auprès du Gouvernement et des Instances européennes : il est crucial d’appliquer une politique mesurée et régulée, apte à contenir ces hausses successives qui risquent d’avoir des conséquences dramatiques pour les acteurs publics comme privés.

Ces hausses historiques des prix de l’énergie nous placent face à l’urgence d’accélérer la transaction énergétique de nos territoires, par la rénovation énergétique des bâtiments, mais aussi par le développement de production d’énergie locale renouvelable comme le biogaz ou l’énergie photovoltaïque. La souveraineté énergétique doit être notre priorité absolue : c’est la seule voie qui s’offre à nous pour décarboner massivement notre économie, nos transports, nos logements, c’est aussi la seule voie d’avenir pour le pouvoir d’achat de nos concitoyens et l’équilibre social.

A son échelle, le SMOYS s’engage en 2022 dans un changement d’échelle de sa stratégie « décarbonation » pour contribuer à réduire la facture d’énergie de ses collectivités membres et développer l’autonomie énergétique du territoire : lutte contre les déperditions thermiques des bâtiments publics, accompagnement de la conversion Fioul / Gaz, développement soutenu de la production de gaz vert pour transformer nos déchets en énergie, transformation des toits de nos bâtiments publics en unités photovoltaïques, développement de l’électro-mobilité et mise en place de « smart-grids » des réseaux électriques intelligents, permettant d’optimiser la distribution d’électricité.

Cependant, la dérégulation du marché de l’énergie et l’instabilité des prix qui en découle peuvent entraver ou décrédibiliser toutes ces initiatives.

Cette bombe à retardement ne doit pas être perçue comme une fatalité, nous en sommes convaincus, les solutions existent : le « bouclier » que représente le prix facturé aux fournisseurs au titre de l’ARENH (Accès Régulé à l’Electricité Nucléaire) est notamment l’un des moyens-clés pour amortir les fortes hausses de prix.

Le 13 janvier, l’exécutif a décidé d’augmenter de 100 à 120 térawatts-heure (TWh) les volumes qu’EDF doit céder à ses concurrents dans le cadre du dispositif ARENH. C’est une avancée certes mais encore insuffisante. Toutefois, il est important de dire que nous avons la chance en France, d’avoir un partenaire comme EDF et son parc nucléaire qui permettent d’amortir la volatilité des prix.

Pourquoi ne pas envisager de déplafonner le seuil actuel à 160 TWH voire davantage pour – a minima – contrer rapidement ces flambées de prix ?

La menace qui plane sur nos budgets publics ne peut pas risquer d’anéantir nos capacités de financement de la transition énergique. Il en va de notre responsabilité collective, à l’échelle nationale et européenne !

Créé en 1922, Le SMOYS (Syndicat mixte d’énergie Orge-Yvette-Seine) est l’un des plus anciens et plus importants des syndicats mixtes d’énergie d’Ile-de-France. Il fédère plus de 66 communes représentant 850 000 habitants de l’Essonne et deux communes du Val de Marne. Le SMOYS a pour mission l’organisation et la gestion du service public de distribution d’électricité et de gaz, et les infrastructures de charge à destination des voitures électriques et hybrides. Depuis septembre 2020, le syndicat opère un virage stratégique : devenir un catalyseur et un accélérateur de la transition énergétique et solidaire des communes adhérentes. Le siège social de cet établissement public de coopération intercommunale est situé en Essonne à Sainte-Geneviève-des-Bois. Plus d’infos sur www.smoys.org

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« Hausse des coûts de l’énergie : une bombe à retardement pour les collectivités, une menace pour la transition énergétique ? »

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Leïla

18/01/2022 02h20

Vous soutenez que nous avons de la chance d’avoir un acteur comme EDF pour amortir cette augmentation des prix de l’électricité. Mais le fait de déplafonner le seuil actuel à 160 TWH dans le dispositif de l’ARENH revient à mettre EDF en faillite (et je ne vous dis pas les retombés économiques dans ce cas entre le chômage et la disparition d’un géant français).
EDF n’arrive même pas à couvrir ses coûts de production avec les prix de l’ARENH et doit quand même vendre à ce prix à ses CONCURRENTS l’énergie produite. Ça n’a aucun sens du point de vue des règles de la concurrence … A mon avis, la problématique qui faut soulever et analyser c’est l’ouverture à la concurrence du marché de l’électricité et du gaz et surtout dans quelles conditions il y a eu cette ouverture.

Charles

19/01/2022 08h04

Bonjour,

Ce que ne dit pas ce monsieur cest qu’avec l’arenh étendu quil prône, cela ne permet pas à EDF d’investir dans des futurs moyens de production.
La rémunération de larenh ne fait que réaliser la rente de ce qui a été construit de façon visionnaire il y a 30 ou 40 ans et depuis plus rien.
Sous des reflexion courts termistes ce monsieur ne fait qu’oberer le futur proche qui est de construire des moyens de production d’électricité massifs et pilotables .
Et nous faire croire que dici 10 ans en construisant des éoliennes et des panneaux photovoltaïques (largement subventionnés : plus de 100 milliards € à ce jour) nous aurons suffisamment d’électricité pou tous les usages annoncés est une grosse entourloupe.
Pour s’en convaincre il suffit de consulter le site rte qui permet de voir en temps réel la production d’électricité en france …
https://www.rte-france.com/eco2mix/la-production-delectricite-par-filiere

Nous pourrions largement en débattre mais encore faut-il qu’il y ait un peu de rationalité dans le débat.

Ifaq

26/01/2022 08h02

Bien dommage qu’un président de syndicat d’énergie ne comprenne rien au fonctionnement du marché de l’énergie… ça ne rassure pas sur la capacité de la France à peser sur les nécessaires modifications d’organisation de ce marché européen qui dysfonctionne…

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