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Education aux médias et à l’information

« Chargées de l’équipement des établissements, les collectivités ont un rôle essentiel dans l’éducation aux médias »

Publié le 14/01/2022 • Par Malika Butzbach • dans : A la Une Education et Vie scolaire, Actu expert Education et Vie scolaire, France

Isabelle Féroc Dumez
Isabelle Féroc Dumez
Alors que l’éducation aux médias et à l’information (EMI) s’est imposée dans les établissements scolaires depuis 2015, de nouvelles problématiques s’y ajoutent, comme la lutte contre les fake news, le cyberharcèlement ou contre les radicalisations. Si l’EMI ne peut ignorer ces nouvelles problématiques, elle ne doit pas oublier ses fondamentaux, estime Isabelle Féroc Dumez, enseignante-chercheuse en sciences de l’information à l’université de Poitiers et directrice scientifique et pédagogique du Centre de liaison de l'enseignement et des médias d'information (Clemi).

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Comment peut-on définir l’éducation aux médias et à l’information ?

L’une des premières définitions, notamment au niveau international, a été proposée par l’Unesco dans les années 1970. À l’époque, on parlait seulement d’éducation aux médias. Cela se concentrait sur les images, le cinéma et la télévision, et l’inquiétude que pouvait susciter l’exposition à ces images par le jeune public.

Pour la Commission européenne, l’EMI vise à donner aux élèves la capacité d’accéder aux médias, mais aussi de les comprendre en usant d’esprit critique. Se pose également l’enjeu de compréhension du fonctionnement des médias, du langage médiatique mais également de l’impact que ces médias peuvent avoir sur la perception de la réalité et du quotidien. Cette dimension relève d’enjeux propres à la citoyenneté et d’empowerment, en formant à un usage conscient, responsable et éthique des médias et de l’information. On voit à travers ces définitions que l’EMI est une notion assez étendue avec un périmètre qui s’élargit au fil du temps, et que de nouveaux enjeux apparaissent avec les nouvelles technologies de manière concomitante.

 

En France, quel est l’historique des politiques publiques de l’EMI ?

C’est en 2006 que l’Éducation nationale s’est vraiment emparée du sujet, en l’introduisant dans le socle commun de connaissances, de compétences et de culture, qui présente ce que tout élève doit savoir et maîtriser à 16 ans. En 2010, le terme Éducation aux médias et à l’information (EMI) apparaît et est intégré dans les programmes en 2013. Deux ans plus tard, les attentats de 2015 ont redonné une certaine impulsion à ces politiques publiques. On a vu apparaître les parcours éducatifs, comme le parcours citoyen, adossé à l’enseignement d’éducation civique et moral et à l’EMI. Selon moi, c’est en 2015 qu’il y a eu une réelle prise de conscience de l’importance de l’EMI dans les enjeux de citoyenneté.

 

Vous l’avez dit, de nouveaux enjeux émergent avec les nouvelles technologies. On parle de l’EMI pour les fake news, le cyberharcèlement, les radicalisations … Comment l’EMI absorbe toutes ces nouvelles problématiques ?

Ces problématiques ne sont pas nouvelles mais amplifiées par internet et les réseaux sociaux qui en sont des chambres d’écho. En ce sens, elles rejoignent le domaine de l’EMI, ce qui élargit le périmètre de cette notion. Cela engendre de la complexité car l’EMI a des apprentissages fondamentaux, par exemple la lecture critique des images. Et ceux-ci ne doivent pas être délaissés, puisqu’il s’agit de compétences portées par les programmes.

L’Éducation nationale a donné une grande mission à l’EMI : celle d’apprendre aux élèves à s’informer pour être capable de mieux évaluer une information. Et cela prend d’autant plus d’importance ampleur avec les réseaux sociaux. Les parents et les enseignants pensent que les enfants de la génération millennials ont des compétences techniques sur internet. Or ces compétences présentent des limites, par exemple, ils ont du mal à paramétrer leurs données privées, d’où l’enjeu de l’éducation aux données dans l’EMI, en les accompagnant sur les questions éthiques que cela soulève. Dans ce cadre, il convient aussi de prendre en compte l’ensemble de la communauté éducative, y compris les parents d’élèves.

 

Entre l’Éducation nationale et les collectivités territoriales, comment s’organise l’éducation aux médias et à l’information ?

L’impulsion étatique, et donc de l’Éducation nationale est primordiale puisqu’elle donne une forme de légitimité à l’EMI et de la reconnaissance aux enseignants qui s’engagent dedans. Toutefois, il ne faut pas réduire cela à une vision descendante, sinon c’est un échec assuré. Parce qu’elles sont chargées de l’équipement des écoles, collèges et lycées, les collectivités ont un rôle essentiel également dans l’EMI : impossible d’apprendre aux jeunes à s’informer sur internet sans connexion internet dans l’établissement. Et cela est d’autant plus important puisque l’EMI se fonde sur une pédagogie du faire : les jeunes apprennent mieux comment se fabrique l’info en apprenant à en publier eux-mêmes.

 

Quels sont les rôles des autres acteurs, comme le Clemi ou les associations locales ?

Le Clemi, créé en 1983, met en relation des enseignants avec des journalistes, professionnels de l’information. Ceux-ci ont des compétences différentes mais complémentaires pour mener des ateliers d’EMI. Cette collaboration est ancienne, et l’EMI a toujours été portée par des courants associatifs, notamment avec les associations d’éducation populaire. Ce sont ces partenariats locaux qui ont renforcé l’EMI et qui continuent de le faire.

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