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Développement économique (4/5)

Sites industriels clés en mains : un nouveau printemps pour le site chimique Osiris

Publié le 11/01/2022 • Par Clémence Villedieu • dans : A la Une finances, Actu experts finances, Régions

chimie Roches-Roussillon
Séché Environnement
La plate-forme chimique les Roches-Roussillon, soutenue par France Relance avec six projets subventionnés, n’évalue pas encore l’intérêt de sa récente labellisation « Clés en mains ». La promesse de l’accélération des procédures d’ implantations serait bienvenue si elle s'appliquait au projet d’extension du site voisin, Inspira.

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D’un côté, le Rhône, de l’autre la voie ferrée, un long couloir réunissant quinze entreprises : usines, cheminées, cuves, cheminement de tuyaux sur  plus de 150 hectares. Implantée sur trois communes- Roussillon (8572 hab), le Péage-de-Roussillon (6648 hab) et Salaise-sur-Sanne (4556 hab) – à mi-distance entre Valence et Lyon – la plate-forme chimique Les Roches-Roussillon a la particularité d’être gérée par un GIE privé. Celui-ci regroupe les entreprises du site pour gérer de manière collective les parties communes du site comme la production d’énergie, la sécurité, le gardiennage, les routes, les réseaux électriques et de gaz mais aussi un lycée professionnel. Une vraie cité dans les villes. « Cette zone s’est imposée aux territoires qui ont dû s’adapter pour accompagner l’évolution du site, en prenant en charge ce qui était avant géré par les industriels : la construction de logements, la santé, la culture ou encore des écoles » commente Vincent Daön, directeur aménagement du territoire et attractivité économique de la communauté de communes Entre Bièvre et Rhône (70.000 hab, 37 communes). Le GIE, baptisé Osiris en référence au Dieu égyptien qui renait après son démembrement, a connu le même destin. Avant de de devenir cette plate-forme en copropriété, le site fut le domaine d’une seule société, la société Rhône-Poulenc qui a développé ses activités jusque dans les années quatre-vingt-dix. Devenue Rhodia,  après des évolutions liées à la production de la chimie industrielle et des nombreux péripéties financières, la société a vendu certaines de ses activités. Et le GIE fut créé. Sélectionné en septembre dernier par l’appel à propositions  » sites industriel clés en mains » du ministère de l’Economie, la plate-forme doit  être en mesure de proposer un site propice aux nouvelles implantations, des terrains disponibles et un environnement territorial favorable.

Une zone industrielle publique à portée de mains

Dans la vallée de la chimie, Osiris est un cas à part. « La mutualisation de services sur une plate-forme chimique demeure très rare en France seule, celle de Total sur le site de Lacq est organisée de la même façon » commente Frédéric Fructus, administrateur d’ Osiris qui regroupe deux cent soixante-quinze salariés. Elle a un autre attrait. Elle a un autre attrait.  Inspira, le site industrialo-portuaire de 340 hectares géré par un syndicat mixte réunissant trois collectivités (la communauté de communes, le département de l’Isère et la région Auvergne -Rhône-Alpes) est mitoyen au site « clés en mains ».  Le site public accueille vingt-cinq entreprises intervenant dans les travaux publics, les transports de matières dangereuses, la chimie de spécialité ou le stockage de produits industriels. Avec ses trois unités d’incinération et de la valorisation énergétique des déchets dangereux, la société Trédi fournit à la plate-forme une production d’énergie sous forme de vapeur.

Prestations et objectifs partagés

Les industriels implantés sur la plate-forme chimique ont un contrat de prestations avec le GIE qui assure les services obligatoires comme la gestion de la station d’épuration et non obligatoires comme le service mécanique. Les entreprises voisines implantées sur la zone Inspira peuvent elles aussi bénéficier d’un contrat de services avec le GIE. Quand la société Hexcel, annonce son projet d’implantation de 250 M€ sur la plate-forme, le syndicat mixte d’Inspira et le GIE relèvent leurs manches et unissent leurs forces durant deux ans pour préparer les conditions de l’arrivée de l’entreprise. La saturation de la plate-forme impose une mise à disposition de foncier. « Le syndicat mixte a financé, sur le site Inspira,  les travaux de réseaux pour l’énergie ( à hauteur de 10 M €) et un parking mutualisé, partagé entre les entreprises des deux zones, les industriels nous versant ensuite un loyer » illustre le directeur aménagement du territoire et attractivité économique de la communauté EBER et directeur par intérim du syndicat mixte Inspira.  Seqens, géant français de la chimie fine pharmaceutique a annoncé, en septembre 2021 la construction d’une nouvelle unité pour la fabrication de paracétamol, boostée par le Plan de Relance de 2020 et une nouvelle chaudière devra alors être construire pour brûler les sous-produits de la future usine.

Installations à prévoir

«Les entreprises de la plateforme chimique vont bénéficier du soutien de France-Relance pour six projets, soit environ 30 % de subventions pour un montant total d’investissements de 200 M €» précise Frédéric Fructus. Quant au label « Clés en mains » délivré par l’Etat en septembre, le gestionnaire ne sait pas encore ce qu’il va apporter aux projets. La candidature déposée au creux de la vague, en 2020, lors du départ de l’usine Cerdia, visait à renforcer l’attractivité du site auprès de sociétés étrangères.

Une des promesses du dispositif « Clés en mains » est intéressante : l’accélération des autorisations relatives à l’urbanisme, à l’archéologie préventive et à l’environnement pour permettre l’implantation de nouvelles entreprises. Aujourd’hui, forte de ses projets, la plate-forme va devoir trouver les nouvelles conditions de son développement. Aura-t-elle besoin de sa voisine Inspira ? La zone publique porte actuellement un projet d’extension de plus de 200 hectares dont la vocation est d’étendre la zone existante pour « développer la compétitivité économique de la plateforme chimique et offrir une capacité d’accueil industriel… ». Depuis mai dernier, le projet d’extension est freiné par le tribunal administratif qui a annulé l’autorisation environnementale. Pour le directeur par intérim d’Inspira, « on peut espérer que le dispositif clés en mains confirmera la mobilisation des préfets comme cela fut fait pour l’installation d’Hexcel afin que nous allions tous dans le même sens » .

 

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