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Démocratie locale

D’année en année, comment le budget participatif se bonifie

Publié le 14/01/2022 • Par Séverine Cattiaux • dans : Actu experts finances, Innovations et Territoires

Faily budget concept. Miniature family on coins pile.
Kirill Makarov
Le budget participatif donne du pouvoir d’agir aux habitants entre les élections et leur permet de concrétiser une idée d’intérêt général. Les associations et habitants de plus de 16 ans, Grenoblois ou d’une autre commune, peuvent déposer une idée. Pour voter, il faut avoir au moins 16 ans et résider à Grenoble. Plusieurs étapes, améliorées au fil des années, se succèdent : appel à idées, présélection, analyse de la faisabilité par les services, vote pour désigner les lauréats, réalisation.

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[Grenoble (Isère) 157 650 hab.] Depuis 2015, 60 projets sont sortis lauréats du budget participatif de ­Grenoble, reconduit pour la septième édition. Quarante d’entre eux ont été réalisés et s’inscrivent dans diverses thématiques : mobilités, nature en ville, solidarité, actions écologiques… « Les participants vont de plus en plus vers des projets “tout ville” plutôt que des projets en bas de chez eux », remarque ­Annabelle ­Bretton, adjointe au maire chargée de la démocratie ouverte.

Chaque année, une centaine d’idées sont en lice. « C’est le signe d’une régularité, attestant que le dispositif répond à la demande des habitants, qu’il est bien compris, estime ­Annabelle ­Bretton. Au bout de six ans, il est plus facile d’aller chercher les gens, mais nos objectifs sont encore plus ambitieux. »

Il n’y a pas une seule édition qui n’ait évolué en vue de rendre la démarche plus accessible, s’accordent à dire l’élue et ­Boris ­Kolytcheff, chargé de mission « démocratie locale ». Des changements qui sont guidés par les retours des participants, services et votants étant régulièrement interrogés, et ceux du club des ambassadeurs du budget participatif.

Votes coups de cœur

C’est ainsi que, très tôt, la pré­sélection des idées du budget participatif a été remaniée. Studieux et confidentiel à ses débuts, le format est devenu convivial et populaire, dès 2017. Pendant un samedi, il s’agit pour les porteurs d’idées d’échanger avec les visiteurs qui circulent de stand en stand, avant de voter pour leurs coups de cœur. En 2018, l’événement, rebaptisé « forum des idées », s’installe à la mairie.Le vote est simplifié.

« Sélectionner une idée par secteur était un peu compliqué. On a laissé les votants choisir leurs préférées, ce qui évite les bulletins nuls », précise ­Boris ­Kolytcheff. En contrepartie, la ville repêche une idée si l’un des quartiers n’est pas représenté. Même si la manifestation est davantage fréquentée, le nombre de votants plafonne à 1 200.

La phase de réalisation des projets lauréats avec les services est, elle aussi, de mieux en mieux rodée. « On est plus attentif à l’aspect intégration des projets dans les territoires », tient à préciser le chargé de mission. Il demeure, néanmoins, une piste de progrès : l’accompagnement des porteurs d’idées en amont du forum.

Il s’agit d’un double enjeu qui consiste à aider les publics moins à l’aise à l’oral et dans le montage d’un projet, et à inciter les participants à vérifier par eux-mêmes la faisabilité de leur projet. D’autant que, spécificité grenobloise, l’analyse technique, juridique et financière intervient après l’étape de pré­sélection du forum des idées. Les services s’en trouvent ainsi moins mobilisés. En revanche, des projets retenus au forum sont parfois écartés. De quoi générer de la déception… Il fallait remédier à cela.

Marge de progression

La hausse de la participation au vote est un marqueur de la réussite de ce budget participatif : 900 votants en 2015, 6 400 en 2019. En 2020, le score chute à 4 711 en raison du contexte sanitaire. « Un quart des votants en 2019 sont non inscrits sur les listes électorales », indique ­Pascal ­Clouaire. Le conseiller municipal délégué a porté le budget participatif dans le précédent mandat.

Sur un potentiel de 100 000 votants, la marge de progression est importante, même si nombre d’actions ont déjà été mises en place. La période de vote est passée à une semaine, des bureaux ont ouvert dans les quartiers et des urnes mobiles sont apparues sur les lieux de passage. Exit le justificatif de domicile pour voter. Le vote en ligne est possible depuis 2017. Ce qui n’a pourtant pas suscité l’engouement des jeunes.

Vers les publics éloignés

Dernière piste en date pour grappiller des suffrages : tirer profit des fêtes et festivals de l’été, en recalant la nouvelle édition sur le calendrier scolaire. « L’“aller vers” s’est développé au fil des éditions, c’est ce qui fonctionne le mieux pour toucher les publics plus éloignés des institutions. On a réduit notre budget publicitaire », commente ­Boris ­Kolytcheff. La notoriété du budget participatif est aussi accrue grâce aux inaugurations festives des projets.

C’est l’enjeu du budget participatif qui est à questionner, selon ­Pascal ­Clouaire : « Il faudra ­réinjecter de la tension démocratique, en incitant les porteurs à imaginer des projets de plus grande envergure. » Une hypothèse à confronter au bilan de l’étude d’impact du budget participatif en cours.

« Un levier pour pousser certaines politiques »

Katharina Zuegel, codirectrice du think tank Décider ensemble

« Le budget participatif est un outil très dynamique. Il y a toujours des villes qui lancent leur dispositif. Et il change d’échelle avec les départements et les régions qui s’y mettent. On continue à expérimenter en fonction de critères que l’on considère plus importants que d’autres.

Pour construire un budget participatif plus inclusif, le Val-de-Marne a mis en place un comité des jeunes, tirés au sort, qui examinent les projets avant le vote. Des collectivités en font un levier pour pousser certaines politiques, comme Paris sur les écoles, ­l’Occitanie autour de la citoyenneté, l’Ile-de-France sur la transition écologique.

Les Landes, elles, ont cherché à coconstruire les règles de leur budget participatif avec les habitants. De son côté, Paris teste le vote au jugement majoritaire, une méthode plus intuitive pour les votants. »

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