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Développement local

Pionnière, Zoug a réussi à se faire un nom dans les cryptomonnaies

Publié le 14/01/2022 • Par Gabriel Thierry • dans : actus experts technique, Innovations et Territoires

1650403 Cryptocurrency golden bitcoin coin
DedMityay/Adobestock
Popularisées par le bitcoin, les cryptomonnaies sont de plus en plus utilisées. On en compte près de 15 000, avec des actifs très sérieux et d’autres moins. La ville de Zoug, en Suisse, a été la première à s’ouvrir au paiement par des cryptomonnaies. Son exemple est aujourd’hui suivi par d’autres collectivités.

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A peine élu, ­Eric ­Adams, le nouveau maire de New York, a voulu marquer les esprits. D’abord en déclarant, en novembre, qu’il recevrait ses trois premiers salaires en bitcoins. Une monnaie crypto­graphique lancée en 2009, basée sur un registre formé d’une chaîne de blocs et qui pèse désormais plus de 1 000 milliards de dollars de capitalisation. Puis en annonçant le lancement de la propre crypto­monnaie de la ville, le ­NewYorkCityCoin. Autant d’actions qui doivent faire de la Grosse Pomme « le centre de l’industrie des cryptomonnaies ». Un titre pour lequel la compétition est rude, quitte à aller dans la surenchère, en témoigne le projet de « Bitcoin City » dévoilé par le Salvador.

Des annonces qui ont fait sourire à Zoug, en Suisse alémanique. En pleine euphorie boursière autour des nouveaux actifs numériques – d’aucuns parlent d’une gigantesque bulle spéculative –, on peut dire que cette ville moyenne de 30 000 habitants a eu le nez creux. Il y a cinq ans, elle a été la première à accepter des paiements en bitcoins. Un flair qui lui a valu de nombreux articles dans la presse et d’être connue dans le monde entier comme la capitale de la « crypto valley », ces entreprises spécialisées dans les technologies autour de la chaîne de blocs qui ont essaimé en Suisse.

Paiement des impôts en bitcoins et en ethers

Depuis juillet 2016 – la petite histoire raconte que c’est un étudiant qui a sensibilisé les élus à l’utilisation des bitcoins –, la collectivité autorise en effet le paiement en bitcoins pour le règlement de frais municipaux de moins de 200 francs suisses (environ 190 euros).

Cinq ans plus tard, le paiement des impôts en bitcoins et en ethers, une autre ­cryptomonnaie phare, est désormais possible dans le canton, dans la limite d’un montant de 100 000 francs suisses (environ 95 000 euros). Une initiative motivée par la conviction des élus que « la technologie blockchain jouera un rôle pour les administrations à l’avenir », explique ­Martin ­Würmli, le chancelier de la ville.

Une première d’ailleurs pas si innovante que cela : en réa­lité, grâce à un partenariat avec la société­ ­Bitcoin ­Suisse, les versements en bitcoins sont aussitôt convertis en francs suisses. Ce qui protège la collectivité des soubresauts du cours du bitcoin et la dispense d’une double compta­bilité pour ces avoirs. « C’est une bonne tactique pour faire parler de soi autour d’une innovation », analyse ­Julien ­Maldonato, associé au ­cabinet Deloitte.

Réseau d’entreprises

L’investissement de la ville était en effet très modique : deux tablettes numériques et la formation de quelques agents, à mettre en regard de la couverture médiatique de l’initiative. Si le nombre de transactions réalisées est resté anecdotique, l’objectif n’était pas là. Il s’agissait de « familiariser la ville et l’administration » avec les cryptomonnaies et d’améliorer le contact avec l’écosystème local émergent.

Car Zoug, connue pour sa très faible fiscalité sur le capital, avait été choisie quelques années auparavant comme point de chute idéal par le créateur de la « crypto valley », ce réseau d’entreprises autour des technologies crypto-graphiques. Selon ­Switzerland ­Global ­Enterprise, le service de promotion économique suisse, le pays compte désormais environ 850 entreprises dans ce secteur et 4 400 salariés. Dont une partie dans le canton de Zoug. « La ville a eu de la chance, car en réalité elle n’a pas fait grand-chose pour que ces entreprises s’installent chez elle, analyse ­Alexis ­Roussel, l’un des pionniers suisses des cryptomonnaies. Dans le monde numérique, quand on doit créer sa structure, le lieu a peu d’importance, sauf pour la sécurité juridique qu’il offre. C’est cela que Zoug sait faire : elle a toujours été un endroit favorable aux initiatives privées. »

Eventail des possibles

Revers de la médaille : la ville, qui a abandonné son test d’une identité numérique, ne paraît pas vraiment avoir exploré l’éventail des possibles avec les technologies des chaînes de blocs, au point d’apparaître désormais en retrait.

« Les cryptomonnaies vont être une façon de réinventer les monnaies locales, mais avec beaucoup plus de fonctionnalités, car elles sont programmables, par exemple en ouvrant aux habitants des réductions sur des achats locaux », relève Julien Maldonato. Un programme désormais esquissé dans plusieurs initiatives à travers le monde, comme à New York.

« Des applications concrètes encore limitées »

Fabien Cauchi, président du cabinet de conseil Metapolis

« Les usages potentiels des techno­logies basées sur les chaînes de blocs sont très importants. Mais les applications concrètes sont encore assez limitées. Il y a eu un certain nombre d’expérimentations sans que les retours d’expérience ne soient au rendez-vous.

Exemple avec l’énergie : la chaîne de blocs doit permettre de suivre la consommation et la production énergétique d’un bâtiment, pour ensuite générer des compensations. Comme nous sommes dans un modèle énergétique très centralisé, cela n’a pas encore beaucoup d’intérêt. Par contre, dans la mobilité, la technologie des chaînes de blocs doit permettre de produire le coût complet d’un itinéraire, quels que soient les opérateurs. C’est un sujet prometteur car à fort impact usager, sous réserve de ne pas avoir une vision trop technocentrée. »

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