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Territoires et filières (8/10)

Le ferroutage privé accueilli à bras ouvert par Calais

Publié le 06/01/2022 • Par Géraldine Langlois • dans : A la Une finances, Actualité Club finances, Innovations et Territoires, Régions

cargobeamer calais
CargoBeamer
La toute première ligne de fret ferroviaire exploitée par une société étrangère a ouvert en juillet 2021 entre Calais et Perpignan. Un projet logistique structurant et innovant pour le territoire, soutenu notamment par l'agglomération du Grand Calais.

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Le projet a mis de nombreuses années à éclore. En 2012, quand l’Allemand Cargo beamer envisage de s’installer à Calais et d’y implanter une plateforme de ferroutage, le marché du transport ferroviaire de marchandises est déjà ouvert à la concurrence mais peu développé en France. La situation de Calais est attractive : « nous sommes un territoire de logistique, explique Philippe Devillier, directeur de l’agence de développement Calais promotion, avec des infrastructures portuaires, ferroviaires avec le tunnel sous la Manche, et autoroutières au carrefour de l’A16 et de l’A26 ». Des dizaines de milliers de camions vont et viennent depuis et vers cette « porte d’entrée » du Royaume-Uni.

« Dès le départ, la collectivité a soutenu le projet », ajoute-t-il. A ce moment, rappelle Morgane Segard, directrice générale adjointe de la communauté d’agglomération, « la zone d’activité de la Turquerie (dédiée à la logistique) était en train d’être lancée » et l’intercommunalité envisageait d’y consacrer un espace au ferroutage. Le projet de l’entreprise allemande tombe donc à pic. Il entre dans son projet de développement d’une activité logistique, s’inscrit une démarche de développement durable, et apparaît comme une locomotive de développement économique pour le territoire. On évoque alors une vingtaine d’emplois directs, sans la sous-traitance. Le caractère innovant de la technologie utilisée sur la plateforme de l’opérateur intéresse aussi l’agglo.

Nœud logistique

Elle permet en effet de charger et décharger les camions sans grue, en faisant glisser latéralement de grandes « palettes » métalliques sur lesquels sont placés les containers mais aussi les remorques de camion, qui ne peuvent habituellement pas être saisis par des grues. Cette technologie permet de contourner cet écueil et de réaliser le transbordement très rapidement (20 minutes pour un train de 36 wagons).

Mais de nombreuses et longues démarches, administratives et techniques, ont été nécessaires avant que le projet puisse réellement démarrer. « Les wagons que Cargo beamer utilise ne sont pas des wagons ordinaires, explique la DGA, et il a fallu convaincre la SNCF qu’ils pouvaient passer sans problème sur tous les rails, les ponts et sous les tunnels » du réseau ferré de France. Il a fallu aussi oeuvrer pour obtenir des « sillons », des créneaux d’autorisation de circulation, pour les trains de l’opérateur allemand sur les lignes françaises, la première reliant Calais à Perpignan. Dans le cadre d’un « partenariat constructif et franc », poursuit la DGA, « nous avons accompagné les démarches (de Cargo beamer, NDLR) auprès de la SNCF mais aussi des ministres des Transports qui se sont succédé durant ces années ». En 2018, la filiale de la SNCF Viia a ouvert des lignes de ferroutage au départ de Calais mais le projet de Cargo beamer était le premier porté par un exploitant étranger.

L’agglo a aussi apporté son soutien en ingénierie en matière de permis de construire, « comme nous le faisons avec tous les investisseurs » des zones d’activités, précise Morgane Segard. L’EPCI a aussi participé à la mise en relation de l’entreprise avec les autorités portuaires, l’opérateur du tunnel sous la Manche et les transporteurs routiers locaux, pour « trouver des synergies entre les opérateurs du fret, l’agglo et Calais promotion », indique-t-elle.

Soutien en ingénierie

L’agence de développement Calais promotion soutient également le projet, en développant ses liens avec l’écosystème économique du territoire et au plan national et en communiquant sur le projet aussi souvent que possible, explique Philippe Devillier.

Outre la situation géographique et logistique favorable de Calais, Cargo beamer, a apprécié « le soutien politique de la France », notamment au niveau local, via Natacha Bouchart, maire de Calais et présidente de la communauté d’agglomération Grand Calais Terres et mers, explique Hans-Jürgen Weidemann, CEO de Cargo beamer. Ayant obtenu les autorisations technico-administratives, l’entreprise allemande a acheté le terrain en 2018, obtenu le permis de construire en avril 2019 et construit le terminal en moins d’un an.

Le premier train à ses couleurs est arrivé au terminal calaisien le 10 juillet 2021. Actuellement, huit trains allemands circulent chaque semaine sur la ligne Calais-Perpignan. S’il peut paraître faible, ce niveau d’activité correspond à ce qui était attendu, indique le CEO. « Cela prend du temps pour que les clients changent leurs habitudes, leurs process », ajoute-t-il. Huit autres trains devaient commencer à circuler entre Calais et Domodosola (au nord de l’Italie) en décembre (12 début 2022) ce qui portera à 20 le nombre de trains opérés par Cargo beamer depuis et vers Calais. Le déploiement d’une ligne vers les pays de l’est est également prévu ensuite. « Le marché est énorme », estime Hans-Jürgen Weidemann. A Calais, on y croit aussi. « Le transport par rail va s’intensifier », assure Philippe Devillier. Et il offre des opportunités de développement pour le territoire, estime-t-il. L’ouverture de ce terminal a déjà conduit selon lui des investisseurs du secteur logistique (chargeurs, transporteurs, etc.) à s’intéresser à la zone de la Turquerie. Certains ont déjà confirmé leur installation à proximité de la plateforme, indiqué Morgane Segard.

Nouveau plan de financement ?

Financièrement, la construction du terminal (32,6 millions d’euros) a été soutenue à 40% par des fonds publics, dont 6,7 millions au titre du Mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE) de l’Union européenne et 2 millions du conseil régional des Hauts-de-France. C’est moins que dans d’autres pays, le soutien public à ce type d’investissement peut atteindre 70%, indique Cargo beamer. Mais selon Morgane Segard, la société allemande, soutenue par les services de l’Etat français, espère obtenir l’autorisation de l’Union européenne pour percevoir davantage de subventions publiques. Son plan de financement comprendrait une demande de 3 millions à l’Etat, d’un million à la Région et de 300 000 € à Grand Calais. La société doit encore automatiser la moitié de sa capacité de transbordement calaisienne et acheter de nouveaux wagons pour augmenter le nombre de trains qui circuleront sur ses lignes depuis et vers Calais.

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