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Analyse

Emprunter fin 2021

Publié le 30/12/2021 • Par Auteur associé • dans : A la Une finances, Actu experts finances, Billets finances, Décryptages finances, Fiches Finances, France

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Les exercices budgétaires se bouclent toujours par le recours à l’emprunt , généralement précédé d’une consultation auprès des établissements prêteurs. Avec une concurrence toujours marquée et des marchés financiers complexes en cette fin d’année, les arbitrages n’ont rien d’ évidents. L’occasion de rappeler quelques grands principes incontournables de la décision de gestion de dette.

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Une consultation menée durant le dernier trimestre de l’année pour un volume significatif de plusieurs millions d’euros et pour des collectivités en santé financière satisfaisante (dans la moyenne) rencontre toujours un franc succès auprès du monde bancaire. C’est pourquoi il faut le solliciter de la manière la plus large possible même si le marché est très concentré sur la Banque Postale, le Crédit Agricole et la Caisse d’Epargne.

Arkéa ou la NEF peuvent ponctuellement répondre mais  PBB et Helaba ont pris du recul. La Société Générale reste active mais sélective et évite de gonfler son encours : elle n’hésitera pas à passer son tour si elle juge sa part de marché trop importante chez un client.

La structure de dette doit primer

Emprunter en taux fixe reste évidemment très tentant vu la modestie jamais connue jusque-là de leur niveau. Le problème est que cela fait à peu près 10 ans que tous les analystes et conseils en gestion de dette invitent les collectivités à emprunter à taux fixe provoquant une indigestion de rigidité.

Rares sont les collectivités à conserver une dette exposée à moins de 60% en taux fixe, les autres ayant omis le sacro-saint principe de prudence qui veut que le risque de taux se manage avant tout par une dette équilibrée entre taux variables et taux fixes. Ceci car le risque de taux existe sur une exposition taux variable bien sur , en cas de remontée des taux , mais aussi en taux fixe en cas de baisse des taux . Et le problème est bien là puisque cela fait de trop longues années que les collectivités sédimentent des taux fixes alors même que les taux poursuivent leur décrue jusqu’à devenir négatifs.

Pour ceux qui sont exposés majoritairement en taux fixe, la première démarche est de mettre fin à cette stratégie et de se diriger vers un taux variable.

Une durée cohérente

Là encore , la durée d’emprunt ne peut dépendre d’éléments conjoncturels. La durée moyenne du passif doit être corrélée à la durée moyenne de l’actif. Rappelons que cette dernière est de 13-15 ans pour le secteur communal et de 17-18 ans pour les départements et les régions. Cela n’exclut donc pas des emprunts sur 20 ans ou 25 ans mais ceux-ci doivent compléter un stock de dette  à la durée moyenne plutôt faible.

Les banquiers aiment plaider que nombre d’ investissements territoriaux s’amortissent de manière longue, mais ils oublient dès lors de proposer des durées de 3 à 5 ans quand il s’agit de financer véhicules, ordinateurs, ou autre matériel….

Négocier

L’expérience le démontre : les banquiers conservent toujours une capacité de négociation …qu’il ne faut de facto pas décevoir ! Il est indispensable d’organiser un second tour qui devrait aboutir à une amélioration de la plupart des éléments financiers de l’offre.

Un seul exemple : Les frais de dossier, spontanément proposés entre 0,10% et 0,20%, subiront ainsi une érosion jusqu’à leur complète disparition, même si un atterrissage à 0,5% est souvent le plancher le plus accessible. Une fois les offres définitives réceptionnées, leur analyse doit prendre en compte l’ensemble des critères

La souplesse de mobilisation

La phase de mobilisation des fonds donnent bien souvent une tendance sur la qualité de l’offre d’autant qu’elle est dorénavant généralisée: sa durée logique est de 24 mois, le montant minimum doit faire sens pour l’emprunteur c’est-à-dire entre 1 et 2% du montant emprunté et les commissions de non utilisation ont quasiment disparu…. Quasiment car une banque gauloise résiste et maintient une commission de 0,10% Les deux principaux aspects d’une phase de mobilisation restent la capacité revolving, majoritairement proposée mais pas unanimement et l’indexation qui s’entend de 0,40% pour des indexations monétaires.

Marges stabilisées

Les marges bancaires ne baissent plus mais de bonnes affaires sont à saisir : ainsi Arkea et Crédit agricole peuvent proposer des marges particulièrement modestes puisque situées entre 0,15% et 0,20%, alors que le niveau moyen du marché se situe plutôt entre 0,50% et 0,65% pour une bonne signature et des indexations floorées à 0%.

Autre opportunité : le crédit agricole (dont il convient de rappeler à ce stade que ce sont des banques régionales ou infra régionales qui disposent toutes d’une stratégie donc de conditions financières propres) propose des indexations flottantes avec une marge « normale » mais une absence de floor qui va minimiser le coût réel …pour quelques temps encore ….

Surveiller les irritants

L’indexation variable est plus aisée à décrypter pouvant être réduite à l’analyse d’une marge sur un index…les choses sont évidemment bien plus compliquées, plusieurs facteurs devant prêter attention. La diversité des indexations accessibles est un premier critère de la décision, l’emprunteur devant pouvoir arbitrer entre plusieurs index tout au long de la vie du prêt. Certains établissements comme la Banque postale ou bien Arkea imposent néanmoins la mono indexation….

Taux fixes flous

Emprunter en taux fixe recouvre des réalités différentes selon que l’on mobilise ou pas immédiatement les fonds. Dans la première hypothèse, le décideur financier doit solliciter des offres valables durant une période permettant d’établir une comparaison et un classement. En ce moment, les taux fixes cohérents pour une collectivité financièrement de qualité tournent autour de 0,80%-0,95% sur 15 ans, 0,85%-1% sur 20 ans, 1,1%-1,3% sur 30 ans…. Une bonne négociation peut améliorer tout cela … Si l’emprunteur compte lisser dans le temps la mobilisation des fonds, le taux fixe est par définition inconnu et le choix doit alors reposer sur une formule de calcul claire et précise figurant au contrat.

Le crédit agricole propose par exemple  « sur le montant, l’amortissement et la durée du tirage, en échange de l’EURIBOR n mois majoré de la marge du crédit sur EURIBOR n mois,dans les conditions d’une opération d’échange de taux soumise aux dispositions de la convention-cadre FBF et de ses additifs techniques relatifs aux opérations de marché à terme dans leur édition alors en vigueur ».

Le groupe Caisse d’Epargne , « le Taux de swap CMS/EUR6M + marge euribor du contrat »

Les banques refusant une formule rendent de facto l’emprunteur dépendant de leur juste cotation au moment de l’appel des fonds … situation très inconfortable ! En matière de taux fixes, il vaudra mieux rechercher l’opportunité immédiate car des offres apparaissent régulièrement en deçà du marché : Arkéa ou l’enveloppe verte du crédit agricole en témoignent en ce moment.

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