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[Fiche finance] Dette - Trésorerie

Quel choix d’emprunt pour la fin d’année ?

Publié le 27/12/2021 • Par Auteur associé • dans : A la Une finances, Actu experts finances, Fiches Finances, France

Effacement de la dette
©Richard Villalon - stock.adobe.com
Le dernier trimestre est la traditionnelle période pour le recours à l’emprunt pour les collectivités territoriales. Il est intéressant de faire un point sur le contexte actuel des marchés financiers et naturellement sur l’offre disponible en cette fin d’année.

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John Dussel

gestion de la dette et de la trésorerie

Marchés financiers orientés à la hausse sur fond de craintes inflationnistes

Depuis la fin 2020, l’environnement économique international et national est marqué par le retour de l’inflation. En zone euro, celle-ci s’établit sur une pente ascendante. Il y a un an, elle était en territoire légèrement négatif en glissement annuel et, en août 2021, elle s’élevait à 3 %, un niveau jamais atteint depuis la fin 2011.

Cette hausse de l’inflation est pour l’essentiel liée à un effet de base sur les prix de l’énergie. S’y ajoutent l’effet des contraintes d’offre sur les prix d’un certain nombre de matières premières et l’effet du surcoût de demande en sortie de confinement sur certains produits. Ces facteurs de hausse devraient néanmoins se dissiper à moyen terme.

C’est en tout cas la position de la Banque centrale européenne (BCE) et notamment celle de sa présidente Christine Lagarde qui considère que la hausse de l’inflation ne devrait pas persister à moyen terme. Elle écarte ainsi pour le moment toute hausse de taux BCE pour 2022. Même si le marché anticipe dorénavant une hausse modérée des taux courts, ceux-ci resteront en territoire négatif l’année prochaine.

Sur les taux longs, les facteurs de pression à la hausse sont principalement liés à la croissance économique, globalement plus forte qu’attendue, mais également en lien avec la forte hausse des taux longs américains. Les facteurs baissiers étaient jusqu’à présent liés aux achats de titres obligataires réalisés par la BCE ou encore par une nouvelle vague liée à la pandémie. À ce stade, une partie des achats nets de titres pourrait prendre fin en mars 2022 tandis que les taux de vaccination sont plutôt élevés et pourraient jouer sur l’intensité de la prochaine vague de Covid. On comprend donc que les facteurs haussiers sont à ce stade plutôt dominants. Depuis la fin de l’été, les taux à dix ans ont ainsi augmenté de près de 0,40 %. L’ampleur de la hausse est plus incertaine, notamment au regard des évolutions rétrospectives du taux d’emprunt à dix ans de l’État français sur les deux dernières années :

Forte demande d’emprunt attendue pour 2021

Alors que les emprunts nouveaux réalisés en 2020 avaient fortement augmenté (+23,5 %) par rapport à ceux de 2019, la Banque Postale estime dans sa dernière note de conjoncture (octobre 2021) qu’ils seront assez stables pour 2021 à 20,4 milliards d’euros pour l’ensemble des collectivités, soit un niveau relativement élevé.

En 2020, les collectivités ont profité de conditions financières très favorables, le contexte de crise les a sans doute incitées à emprunter plus par précaution. Ainsi, leur trésorerie a fortement augmenté fin 2020. Cette fois, le niveau élevé d’emprunt est plutôt lié à des dépenses d’investissements attendues en forte hausse en 2021.

Au niveau des sources de financement, celles-ci devraient être proches de celles observées en 2020. L’observatoire Finance Active publié en mai 2021 indique 59,3 % de prêteurs bancaires avec une part relativement stable, 31,4 % de financement obligataire en très forte hausse, le solde de 9,3 % étant représenté par les prêteurs institutionnels (Agence France locale (AFL), Caisse des dépôts, Banque européenne d’investissement notamment) dont la part est en baisse. Au niveau des banques, le classement est toujours dominé par la Banque Postale avec 40,5 % des emprunts bancaires souscrits, suivi des groupes Crédit Agricole et Caisse d’Épargne, de la Société générale et de la banque Arkéa. Sur ce marché se retrouvent donc toujours les mêmes acteurs.

Marges faciales en baisse sur les taux variables

La concurrence des acteurs bancaires contribue à la baisse des marges sur le taux variable. Les marges faciales sont comprises entre 0,20 % et 0,40 % selon les durées et la qualité de crédit de la collectivité.
Bien évidemment, comme c’est le cas depuis plusieurs années maintenant, les propositions intègrent quasiment systématiquement un plancher à 0,00 % ne permettant pas de profiter des taux variables négatifs. Ainsi, tant que les taux se maintiendront en dessous de 0,00 %, le taux payé sera égal à la marge. Ce plancher, défavorable pour l’emprunteur, vient dégrader la marge faciale d’environ 0,30 % selon la durée de l’emprunt et la périodicité de l’indice considéré.

Selon les besoins spécifiques de la collectivité ou pour profiter d’une souplesse encore plus importante, il est assez facile d’obtenir des phases de mobilisation des fonds qui peuvent atteindre dix-huit à vingt-quatre mois et qui pourront même autoriser les remboursements temporaires (revolving).

Taux fixes toujours très attractifs

Même orientés à la hausse, les taux fixes restent globalement très favorables. Voici les cotations de taux fixes intégrant une marge de 0,40 % :

La marge pourra être revue à la hausse selon la qualité de crédit de la collectivité, mais l’offre restera néanmoins à des niveaux historiquement très favorables, en hausse d’environ 0,25 % à 0,30 % par rapport à l’année précédente.

La comparaison entre les taux fixes et les taux variables disposant d’un taux plancher reste cette année encore favorable à la souscription de taux fixes. Cela sera d’autant plus vrai pour les collectivités de taille modeste ou celles qui restent encore majoritairement exposées aux taux variables.

À titre alternatif, des cotations sur des durées partielles permettant de diminuer encore le taux payé sur les premières années pourront encore être demandées.

Sources alternatives de financement long terme

L’obligataire est toujours attractif en termes de marge même s’il reste plutôt réservé aux collectivités de taille importante qui cherchent certes à diminuer le coût de financement mais sont également à la recherche de diversification. L’année 2020 a établi un nouveau record en termes de volume d’émission, l’année 2021 ne devrait pas battre le record mais restera sur un niveau élevé. Il est à noter que certaines collectivités non notées et de taille relativement modeste ont déjà réussi à émettre sous ce format.
L’AFL poursuit son développement avec 453 collectivités membres à la date du 30 juin 2021. Sur le premier semestre, l’agence a signé 289 millions d’euros de prêts pour un encours global qui s’établit à 3 945 millions d’euros. Pour mémoire, il convient de préciser que pour avoir le droit d’emprunter au sein de l’AFL, il faut en être actionnaire.

Enfin, depuis quelques années, il est possible également de déposer sa demande de financement sur des plateformes dédiées au financement des entités du secteur public. Ainsi, Capveriant et Loanboox offrent la possibilité de digitaliser le processus de mise en concurrence ainsi que la comparaison des offres. Elles pourront également proposer des offres de prêteurs moins traditionnels.

Financement à court terme

La concurrence bancaire joue également mais les marges faciales sur les lignes de trésorerie ont tendance à rester stables. Les marges observées sont entre 0,15 % et 0,30 % et des commissions inférieures à 0,10 %. Il est à noter que l’Eonia disparaîtra officiellement le 1er janvier 2022, remplacé par l’Ester. Comme pour les emprunts variables à long terme, l’index n’est néanmoins pas déterminant pour le moment en raison des planchers à zéro.

Le recours au marché des titres négociables à court terme (TNCT), reste toujours limité à un nombre restreint de collectivités. Pourtant, ce marché offre une forte liquidité à court terme et surtout des conditions financières exceptionnelles (inférieures à – 0,50 % sur une durée d’un mois) qui devraient attirer un plus grand nombre d’émetteurs. Ces derniers sont sans doute découragés par l’obligation d’avoir une notation financière. Mais, il est néanmoins important de rappeler qu’il est possible de contourner cette obligation par une garantie sur le programme, par un établissement bancaire par exemple.

Repères

  • La trésorerie des collectivités a fortement augmenté fin 2020.
  • La comparaison entre les taux fixes et les taux variables disposant d’un taux plancher reste cette année encore favorable à la souscription de taux fixes.

Le chiffre

3 %

En août 2021, l’inflation s’élevait à 3 %, un niveau jamais atteint depuis la fin 2011.

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