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Environnement

Eau, biodiversité, climat… les bienfaits d’un marais réhabilité

Publié le 23/12/2021 • Par Sylvie Luneau • dans : Innovations et Territoires

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D.R.
D'une surface de 83 hectares, le marais de Tasdon vient de faire l’objet d’un vaste chantier de renaturation.

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[CA de La Rochelle (Charente-Maritime) 28 communes • 171 800 hab.] Déconnecté de la mer, l’ancien marais salant de ­Tasdon avait été remblayé. Or de tels espaces captent beaucoup de CO2 et sont des atouts clés face au changement climatique. En accord avec son programme « La Rochelle zéro carbone », la ville s’est engagée, en 2016, dans un projet de renaturation du marais de 83 hectares, situé à moins de 2 kilomètres du centre-ville.

Ce projet est exceptionnel, non seulement par la diversité des milieux et des espèces (154 espèces d’oiseaux) concernés, mais aussi par sa superficie : 10 hectares de zones humides ont été créés, 84 hectares de marais et de lacs réaménagés, 170 000 mètres cubes de remblais enlevés, 9 ouvrages hydrauliques réalisés, sans parler des plantations (64 000 plantes aquatiques, 1 200 arbustes et 115 arbres).

Après trois ans d’études et vingt mois de travaux, pour un montant de 5,3 millions d’euros, ce marais vient de retrouver son schéma hydraulique complexe (entre eau douce et eau salée) et une grande biodiversité, tout en protégeant les habitants contre les risques d’inondation.

Premier contrat signé

Pour poursuivre ces actions sur d’autres zones, le premier contrat territorial des marais et côtiers de l’agglomération rochelaise a été signé fin septembre pour 2021-2023. D’un montant de 5,4 millions d’euros, il rassemble onze maîtres d’ouvrage. « Habituellement, ces contrats initiés par l’agence de l’eau visent à restaurer l’état des cours d’eau. A la suite du travail exemplaire sur le marais de Tasdon­, ce contrat est le premier à couvrir des marais rétro-littoraux, marais doux et cours d’eau côtiers. Cette démarche relève d’un objectif plus général de travailler globalement, à l’échelle d’un projet de territoire, et non plus en silos », pointe ­Claude ­Dallet, responsable du service « action territoriale » à la délégation Poitou-Limousin de l’agence de l’eau Loire-Bretagne.

Protection des nappes

Un autre enjeu majeur réside dans la capacité des milieux à contribuer à la protection de la ressource en eau potable. Dès 2009, La Rochelle s’est engagée dans un contrat Re-Sources pour assurer la protection des nappes et des captages, ­reconduit en 2016 et en 2021.

« La démarche Re-Sources présente l’intérêt de se décliner à l’échelle régionale. Ainsi, la ­Nouvelle-Aquitaine, l’Etat et les deux agences de l’eau sont partenaires. Sur chaque territoire, les syndicats d’eau volontaires réunissent tous les acteurs concernés, notamment les ­agriculteurs. L’objectif est de réduire les nitrates et les pesticides », indique Claude Dallet. Ce contrat permet le dialogue entre les structures agricoles, les collectivités et une association. « Notre objectif est d’éviter de fermer des captages. ­Re-Sources offre un lieu d’échanges et de réflexion avec le monde agricole », déclare ­Guillaume ­Krabal, vice-président chargé de l’eau à l’agglomération.

Depuis 2009, La Rochelle a acquis 63 hectares autour de ses captages. Une coopérative de plantes aromatiques a également été créée. Mais au total, seulement 3 % des zones de captages sont en agriculture bio.

Contact : Guillaume Krabal, vice-président chargé de l’eau, guillaume.krabal@agglo-larochelle.fr

Impact fort des cultures sur le captage

Le Poitou-Charentes compte de nombreuses vignes et cultures intensives, la qualité de l’eau est dégradée et de nombreux captages ont été fermés dans les années 2000. Mais cette voie est sans issue, notamment à cause de la diminution de la quantité d’eau liée au changement climatique. L’agglomération de la Rochelle est alimentée par trois aires de captage, dont 90 % de la surface se situe en grandes cultures. De 2013 à 2019, les nitrates sont légèrement à la baisse sur les trois aires, mais toujours au-dessus des normes pour le plus pollué (­Varaize). Pour les pesticides, 5 % des prélèvements dépassent aussi la norme pour ce dernier.

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