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Risques psychosociaux

La « pleine conscience », un remède au mal-être des agents

Publié le 23/12/2021 • Par Isabelle Jarjaille • dans : France

satisfaction qualité de vie travail
©vege - stock.adobe.com
Secouée par le suicide d’un agent, la commune a mis en place un poste de formatrice de pleine conscience pour répondre au malaise social. témoignage

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[L’Isle-d’Abeau (Isère) 334 agents • 16 200 hab.] Eric Negrel, directeur des ressources humaines et de la qualité de vie au travail (DRH – QVT) de la commune de L’Isle-d’Abeau, depuis janvier 2020, a vingt ans d’expérience dans les ressources humaines. Et il l’assure : « Ce poste de formatrice pleine conscience n’est pas du tout cosmétique, c’est un besoin permanent.

La création du poste de DRH - QVT s’inscrit dans une démarche managériale à la suite d’un drame survenu au sein du centre technique municipal, où un agent s’est suicidé en 2019. Les conditions de travail étaient invoquées. « Il fallait absolument mettre en œuvre un nouvel élan dans le but de faire redescendre la pression, explique ­Eric ­Negrel. Après plusieurs interventions d’une formatrice en pleine conscience, nous nous sommes rendu compte que cela répondait à un vrai besoin. »

Rédaction d’une charte

La commune a alors ouvert un poste à temps plein pour trois ans, dont la première mission a été d’accompagner les 75 agents du centre technique municipal. « Nous avons créé dix groupes, avec six interventions de deux heures pour chaque groupe », explique la formatrice de pleine conscience, ­Ksenia ­Kostrzewski. La première étape consistait à créer un cadre sécurisant pour que les agents se sentent libres de parler, de façon à partager les points de vue et dresser un état des lieux le plus juste et le plus neutre possible de leur quotidien professionnel.

Mené entre février et juin 2021, ce travail a fait l’objet d’une mise en commun. A ce moment-là, les mêmes problématiques sont ressorties d’un groupe à l’autre, sans concertation. La pleine conscience permet de changer de regard pour envisager une autre manière d’agir. « Sortir des automatismes et faire un pas de côté afin de se poser la question de sa raison d’être dans la collectivité, des objectifs réalisables et mesurables à court et à long terme d’un point de vue personnel et collectif, comprendre ce qui fonctionne et ne fonctionne pas », explique ­Ksenia Kostrzewski.

A présent, le résultat des travaux doit être repris par un petit groupe d’agents. Le but ? Créer une charte pour le fonctionnement du centre technique municipal. « Cette charte doit absolument faire sens, ­précise Ksenia ­Kostrzewski. Il faut qu’elle impacte le quotidien. Par exemple, les questions de communication, de tolérance et de prises de décisions sont étudiées afin d’améliorer ­réellement les conditions de travail. »

Processus long

La mise en œuvre devrait être effective début 2022. « La difficulté réside dans la durée du processus ; on en perd quelques-uns en cours de route, estime ­Vivien ­Picard, responsable du service “travaux et patrimoine bâti”. Mais le travail effectué a permis de prendre conscience des missions de chacun, des difficultés et des besoins réels. » Côté DRH, Eric Negrel s’en félicite : « La formatrice de pleine conscience agit en profondeur sur la démotivation, la perte de sens et de confiance. Petit à petit, ­Ksenia Kostrzewski étudiera d’autres sujets, comme la réorganisation du service “éducation”. »

Cela peut-être un travail de court terme, en vue d’optimiser le fonctionnement d’un service, ou de long terme, pour devenir un « incubateur de bonnes idées ». Sans oublier de suivre ce qui a été mis en place : « Au centre technique, il y aura des rencontres ponctuelles afin de dresser un état des lieux, de rester vigilants, de ne pas ­s’asseoir sur les acquis et d’­assurer la pérennité des principes coconstruits », conclut ­Ksenia ­Kostrzewski.

« La formation m’a permis de faire baisser la pression et de refuser l’agressivité »

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Marie-Noëlle Michaux, assistante « finances » au centre technique municipal

« Ce qui m’a poussé à faire la première formation de pleine conscience, c’est qu’il y avait beaucoup de tensions au sein du centre technique, je n’étais vraiment pas bien à cette époque-là, psychologiquement. ­Ksenia ­­Kostrzewski nous a présenté ce qu’elle faisait, je me suis dit “pourquoi ne pas essayer ?“ Je ne l’ai pas regretté ! La formation m’a permis de comprendre où se situait mon mal-être et de trouver des solutions pour faire baisser la pression et refuser l’agressivité.

Nous sommes tous amenés à traverser des périodes de surmenage et cette formation permet de mieux comprendre les relations avec les autres, la façon dont on parle aux gens, comment on peut faire pour ne pas absorber les émotions des autres. Elle donne des astuces pour mieux vivre certaines situations : savoir dire stop, faire une pause de trois minutes pour respirer. Cette formation est très bénéfique, elle devrait être obligatoire. »

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