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Emploi

Retour vers les métiers du futur

Publié le 20/12/2021 • Par Gaëlle Ginibrière • dans : France, Toute l'actu RH

Le « nudge designer » continuera de créer dans l’espace public pour influencer nos comportements.
Le « nudge designer » continuera de créer dans l’espace public pour influencer nos comportements. PHOTOPQR/LE PROGRES/MAXPPP
Nombre d’emplois de demain ou après-demain de la fonction publique territoriale restent à inventer. Petit tour d’horizon prospectiviste de ce qu’ils pourraient être dans vingt, trente ou cinquante ans.

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Selon une étude publiée en mars  2017 par Dell et l’Institut pour le futur, 85 % des emplois de 2030 n’existent pas encore. Et il n’y a pas de raison pour que la FPT échappe à la règle. Quels emplois exerceront donc les agents territoriaux dans vingt, trente ou cinquante ans ? Sans doute de nouveaux métiers, qui n’écloront pas ex nihilo, mais émergeront plutôt à la faveur des transformations de fonctions déjà existantes.

« L’impératif de transition écologique devra sûrement irriguer l’ensemble des métiers. Et sur ce sujet, j’imagine moins l’apparition de fonctions totalement nouvelles qu’une évolution des périmètres des métiers ou une évolution sémantique. Par exemple, un responsable de l’économie circulaire assumera les fonctions actuelles de la personne chargée des déchets », projette ­Sébastien ­Maire, délégué général de l’association France Ville durable.

Avec le numérique, les fonctions de guichetier ou d’agent d’accueil évolueront également vers ­l’accompagnement des usagers les moins à l’aise dans le domaine. Et nombre de métiers vont intégrer dans leur action la gestion d’un lien permanent avec les habitants. « Cela va transformer la façon d’exercer et rendre les agents polycompétents. Par exemple, un jardinier sera plus dans la conception des espaces, la pédagogie et la médiation avec les visiteurs et les habitants », avance Cornelia ­Findeisen, directrice générale adjointe d’une intercommunalité et experte en innovation.

Enfin, de nouveaux métiers apparaîtront pour répondre aux enjeux qui se posent d’ores et déjà, notamment en matière de transitions écologique et sociétale.

1. Designer UX et UI

Les designers UX (qui s’intéressent à l’expérience utilisateur) et les designers UI (qui réfléchissent à la conception de l’interface produit) ne sont certes pas des métiers nouveaux, les entreprises y recourant déjà depuis quelques années. « En revanche, il existe très peu de designers UX en collectivités, puisqu’elles laissent la main au privé et aux éditeurs de logiciels. Or ce sont des compétences qui font vraiment défaut », assure ­Cornelia ­Findeisen. Cette experte en innovation estime que ces spécialistes pourraient utilement transposer l’approche design dans les démarches numériques des collectivités, « à la fois pour assurer le lien entre la direction des services informatiques et les métiers, mais aussi avec les attentes des citoyens ».

2. Responsable « sobriété »

Veiller à la sobriété dans toutes les dimensions de la collectivité, que ce soit en termes de fonctionnement de l’administration, de maîtrise des dépenses publiques, d’arbitrage sur le recours au numérique ou au papier selon l’impact environnemental de chaque usage, ou de consommations d’eau ou d’énergie… Voici des missions que ­Sébastien ­Maire imagine être réunies à l’avenir au sein d’une même fonction : celle de responsable de la sobriété.

« Ultragénéraliste, mais familier de chaque métier de la collectivité, ce dernier devra savoir mobiliser les expertises pointues pour s’en nourrir, ce qui pourrait convenir à un profil de directeur général », esquisse-t-il. Ecrivaine prospectiviste, Anne-Caroline Paucot avance quant à elle le métier de « frugologue », « un ingénieur chargé de concevoir des solutions simples, abordables et durables pour répondre aux besoins ».

3. Jardinier en agriculture urbaine

Les ruches ou potagers installés sur le toit des immeubles, voire leurs façades, ou dans les pépinières urbaines pourraient devenir le terrain de jeu des futurs jardiniers en agriculture urbaine. Des spécialités pourront apparaître, telle celle de gestionnaire du compostage collectif ou de « poulurbaneur » qu’imagine Anne-Caroline Paucot. Une personne chargée d’élever des poules en pleine ville, avec des bénéfices évidents puisque ce volatile est particulièrement utile pour se débarrasser de tout type de déchets organiques (elles peuvent en manger jusqu’à 150 kilogrammes par an) et fournir directement au pied des immeubles ou sur leur toit une moyenne de 200 œufs frais (par an et par poule) en circuit on ne peut plus court. Quant aux jardiniers des espaces verts, ils seront de plus en plus tournés vers la médiation et l’accompagnement auprès des habitants, auxquels les collectivités confieront le soin de cultiver leur bout de trottoir ou leur façade végétalisée.

4. « Voisineteur »

Dans la fonction publique territoriale, la gestion du lien et de la relation humaine pourrait être au cœur de nombre de métiers de ces prochaines années. Ce sera ainsi la principale fonction du « voisineteur », né sous la plume d’Anne-Caroline Paucot. Un créateur de liens à l’échelle d’un quartier, tel qu’il en existe aujourd’hui dans les tiers-lieux. « Il repérera les besoins, incitera à utiliser les dispositifs proposés aux habitants ou jouera les médiateurs en cas de litige », décrit l’écrivaine prospectiviste. Appuyant ses missions sur les diverses applications de services entre voisins, le « voisineteur » devra être à la fois un expert des technologies de mise en réseau et un travailleur social, capable d’animer les relations de quartier sans se substituer aux liens directs de voisinage.

5. Les nouveaux urbanistes

La réflexion sur la nécessaire évolution de l’organisation des villes pour répondre aux enjeux sociétaux sera sans doute propice à l’émergence de nouveaux métiers. Anne-Caroline Paucot en répertorie quelques-uns. L’« eaubaniste » sera ainsi chargé d’adapter la ville aux risques climatiques. L’« énerghommeur » concevra des dispositifs pour récupérer l’énergie produite par les humains en marchant ou en pédalant afin de produire de l’électricité. Quant au « trottoirand », il planchera sur des règles d’occupation du trottoir entre différents usagers et travaillera avec des artistes et ingénieurs pour aménager ces espaces. « Je pense aussi au métier de “froigivilliste”, qui anticipera les pics de températures, sensibilisera la population aux effets de la chaleur et se verra confier le refroidissement des villes par diverses solutions, végétalisation, courant d’air, etc. »

6. « Nudge designer »

Miser sur les biais cognitifs, les émotions et les instincts des usagers pour leur faire adopter un comportement plus vertueux, c’est tout l’art du « nudge », qui a fait ses preuves depuis plusieurs années (répondre à un sondage en jetant ses mégots dans un bac récupé­rateur plutôt que par terre ; peindre des pas sur le trottoir pour guider les consommateurs jusque vers une poubelle…) « On n’en est qu’au premier niveau du “nudge”, celui du petit coup de pouce, et il n’est utilisé que sur des sujets très ciblés. Le “nudge” va à l’avenir s’élargir à des changements de comportements plus profonds et à de nouveaux domaines – architecture, smart city… » prévoit ­Flavien ­Bazenet, enseignant-chercheur à l’Institut Mines-Télécom et titulaire de la chaire « inventivités digitales ».

Maîtri­sant à la fois des éléments de sciences cognitives, de psychologie et de design, le « nudge designer » devra aussi être doté de solides convictions éthiques et philosophiques.

Un dictionnaire de néologismes de demain

Auteure, en 2015, d’un « Dico des métiers de demain : 100 métiers du futur », Anne-­Caroline ­Paucot travaille à la nouvelle édition de son dictionnaire, qu’elle souhaite rédiger en s’appuyant sur les réflexions d’entreprises et de collectivités. Dans cette perspective, elle organise, pour des communes et leurs agents, des ateliers sur la façon de réinventer la ville de demain et d’imaginer les métiers du futur. « Réfléchir à l’évolution des métiers consiste à combiner trois éléments : l’évolution des technologies [intelligence artificielle, génétique, ordinateur quantique], les défis sociétaux à relever ainsi que les innovations qui sont créées et forment des sortes de briques de construction du futur, pour tous domaines », assure-t-elle.

 

« Si certains métiers sont amenés à disparaître, d’autres vont profondément évoluer »

CELINE COLUCCI_LES INTERCONNECTES

Céline Colucci, déléguée générale du réseau des territoires innovants Les Interconnectés

« Nous portons, avec une quinzaine de collectivités, un groupe de travail sur l’impact du numérique. Il ne s’agit pas forcément de réfléchir aux métiers d’un futur très éloigné, mais de jauger l’impact des transformations digitales. Le CNFPT a publié, en octobre 2021, une étude pros­pective sur ce sujet qui montre que si quelques métiers sont amenés à disparaître, d’autres vont profondément évoluer, notamment tous ceux de première ligne, en contact avec les usagers. Nous avons aussi copiloté une étude qui souligne que deux tiers des agents ont besoin de monter en compétences sur le numérique et qu’un tiers en sont exclus aujourd’hui.

Ces enjeux supposent une réflexion sur comment gérer la transition des agents vers ces évolutions de métier, et donc une mesure de l’impact et du coût de cet accompagnement. Des enjeux de management se posent aussi car le numérique suppose de nouvelles façons de travailler. »

 

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