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SANTE PUBLIQUE

« La loi sur le médicament, une véritable avancée » selon Irène Frachon

Publié le 20/11/2011 • Par Hélène Delmotte • dans : Dossier Santé Social

Irène Frachon, médecin pneumologue au CHU de Brest et auteur de "Mediator 150 mg : Combien de morts ?", a reçu le prix de l’éthique 2011 le 24 novembre. Elle revient, pour la Gazette Santé-Social, sur son combat pour faire éclater la vérité sur le Médiator et livre ses impression sur la nouvelle loi sur la réforme du médicament.

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Quelle a été votre réaction en apprenant que vous étiez la lauréate du prix de l’éthique 2011 ?

Recevoir ce prix me fait très plaisir car il salue le retour de l’éthique dans le domaine de la santé. Je n’avais pas réalisé, avant l’affaire Mediator, à quel point cette valeur essentielle avait pu être parfois balayée. Je crois cependant que je n’ai fait qu’accomplir «normalement» mon travail de médecin, et qu’exercer ce beau métier dans l’intérêt du patient est en soi très gratifiant sans qu’il soit nécessaire de chercher d’autres avantages. Ainsi, certains journalistes m’ont demandé s’il ne fallait pas retirer la légion d’honneur à Jacques Servier et me la remettre. La réponse est clairement non. Les victimes du Mediator sont aussi les victimes de la poursuite d’intérêts personnels, de la recherche de promotion, de la volonté de gagner plus d’argent. Des intérêts mercantiles ont guidé la politique de santé publique et les victimes paient aujourd’hui un prix terrifiant.

Vous dites n’avoir fait que votre travail mais vous avez été isolée au début de votre combat. Avez-vous eu peur ?

Je n’ai jamais douté de la légitimité de ma démarche et j’ai vite compris que je n’avais pas d’autre choix, pour alerter les patients, que celui d’écrire un livre, même si cette initiative comportait des risques. J’ai eu effectivement très peur car je mettais en cause un laboratoire aux pratiques violentes et procédurières. Je n’ai jamais reçu de menaces directes mais les tentatives de dénigrement ont été fortes. Et puis il y a eu la censure du titre du livre….

Et aujourd’hui, quelles sont les réactions de vos collègues ?

Je suis à la fois gênée (mais aussi encouragée) par les compliments qui figurent dans les lettres écrites par des citoyens et certains de mes confrères, notamment ceux qui militent pour promouvoir l’indépendance dans le monde de la santé depuis plusieurs années, et atterrée par les résistances qui perdurent ailleurs dans le corps médical. Certains milieux universitaires continuent de témoigner de l’hostilité à mon encontre et accueillent toujours les représentants du laboratoire Servier à leurs manifestations. Continuer de fréquenter le grand banditisme industriel est insensé Continuer de fréquenter le grand banditisme industriel est insensé. Mais si j’ai été déçue par certains membres de la communauté médicale, j’ai été rassurée par la mobilisation du monde politique. Qu’il s’agisse de l’ancien sénateur François Autain du parti de Gauche, de Gérard Bapt, député PS ou de Xavier Bertrand, ministre UMP, tous ont été irréprochables. J’ai senti une vraie volonté de réforme.

Le texte final vous satisfait-il ?

Nous sommes dans un système où le médicament est une marchandise qui doit profiter au patient et à l’industriel. La vigilance doit se nourrir de ces contradictions. La loi sur le médicament est une véritable avancée qui pourrait notamment reprendre, si l’on suit les propositions du Sénat, le statut du lanceur d’alerte et le principe de la «class action». Le texte renforcerait ainsi le poids des victimes.

Il est souvent question de démocratie sanitaire, de promotion des associations de patients… L’affaire du Mediator n’a-t-elle pas révélé qu’il fallait aller plus loin encore ?

Donner davantage de place aux patients, aux citoyens, dans notre système de santé est une évidence mais nous devons aussi nous montrer vigilants sur l’indépendance des associations vis-à-vis des industriels du médicament. J’ai récemment préfacé un livre sur les effets secondaires des traitements anti-parkinsoniens (*) qui sont minimisés par les fabricants. Ce livre est boycotté par l’association France Parkinson, financée en particulier par le laboratoire GSK, qui est mis en cause. Il faut donc veiller à ce que les associations ne deviennent pas le fer de lance d’une industrie pharmaceutique qui avancerait masquée.

NOTES

(*) Sexe et addictions sur ordonnance », Antoine Béguin, Apart Editions

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