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[PORTRAIT] Gardes champêtres

Jacques Armesto, les yeux et les oreilles des maires ruraux

Publié le 17/12/2021 • Par Nathalie Perrier • dans : Actu experts prévention sécurité, France, Toute l'actu RH

Jacques Amesto, Policier rural La Salveta sur Agout
C. Bellavia/La Gazette
Depuis près de trente ans, Jacques Armesto se bat à la tête de la Fédération nationale des gardes champêtres afin de faire reconnaître ce métier.

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Il est connu de tous les parlementaires. A 61 ans, Jacques Armesto est bien plus que le président de la FNGC. Il incarne cette France rurale dont les élus aiment à se réclamer. Depuis près de trente ans, par-delà les clivages politiques, ce personnage haut en couleur, au franc-­parler légendaire et à la tenue toujours impeccable, arpente les couloirs de l’Assemblée nationale, du Sénat et des ministères pour défendre à cor et à cri le métier de garde champêtre.

L’enfant du pays

Son dernier combat, la loi « s­écurité globale ». Ces derniers mois, le président de la FNGC et ses collaborateurs ont arrosé les élus de courriers et d’emails. A tel point qu’à ­l’Hémicycle, Jean-Michel Fauvergue, corapporteur de la proposition de loi relative à la sécurité globale, n’a pas hésité à « décerner le César du lobbying à des amis ­particulièrement actifs, j’ai nommé bien sûr les gardes champêtres ».

Et le député de la 8e circonscri­ption de Seine-et-Marne de poursuivre : « Il n’y a pas eu un ­député, il n’y a pas eu un sénateur qui n’ait reçu un mail ou une proposition d’amendement. Ils sont cités à toutes les pages du texte, ou presque. Ils le méritent bien car ils incarnent l’image sympathique de nos territoires et de notre ruralité. » ­Francis Cros, son maire et employeur de La ­Salvetat-sur-Agout (Hérault), confirme : « Jacques, c’est le modèle parfait du garde champêtre. »

Alors que ses fonctions de président de la FNGC auraient pu lui permettre de postuler dans à peu près n’importe quelle commune, ­Jacques Armesto n’a jamais quitté sa ville natale et ses 1 200 habitants. « C’est un enfant du pays, sourit le maire qui l’a connu sur les bancs de l’école. Il connaît tout le monde et tout le monde le connaît ! » Assis à son bureau, dont les murs sont ornés de cartes géographiques et de texte réglementaires, ­Jacques ­Armesto s’en amuse : « Je suis né ici, j’ai grandi ici et c’est ici que j’ai été titularisé garde ­champêtre. » C’était en 1986.

A priori, rien, pourtant, ne le destinait à embrasser cette profession : « J’étais pompier volontaire. A l’armée, je me suis ­engagé dans l’unité d’intervention de la sécurité civile. J’ai passé le concours de garde champêtre en pensant n’y rester que le temps de devenir pompier. Puis j’ai eu un grave ­accident de voiture. Et j’ai fait carrière comme garde champêtre ! » Il ne l’a jamais regretté.

Très vite, ­Jacques ­Armesto se prend de passion pour ce métier qu’il juge méconnu et insuffisamment reconnu. « Les gens se représentent le garde champêtre avec son tambour, mais c’est une image d’Epinal ! Ils oublient qu’il avait aussi un sabre et qu’il est aujourd’hui compé­tent dans 150 domaines : police routière, de l’eau, de la pêche, etc. » observe-t-il.

Larrons en foire

Sa rencontre en 1991 avec ­Georges ­Collanges, alors président de l’association des gardes champêtres du Puy-de-Dôme, va sceller son destin. « J’avais 30 ans, lui 70. Il avait chez lui des étagères pleines de livres sur les gardes champêtres. On s’est entendus comme larrons en foire ! » se souvient-il.

L’année précédente, ­Jacques A­rmesto a adhéré à un syndicat de la police municipale. « Il y avait 20 policiers municipaux et quatre gardes champêtres. On n’évoquait pas nos problèmes. Je me suis dit : il faut créer une fédération des gardes champêtres. Pas un syndicat, on est trop peu nombreux pour être divisés, une fédération. J’en ai parlé à ­Georges Collanges, et voilà », raconte-t-il.

La FNGC voit le jour en 1992, avec à sa tête Georges Collanges. Jacques Armesto lui succède à sa mort, en 1995. Depuis, avec ses collaborateurs proches, il épluche un à un les textes en cours ou à venir : « On fait de la veille. Les textes peuvent partir de l’Assemblée nationale, du Sénat. Il ne faut rien rater. C’est comme ça qu’on peut se défendre, rédiger des propositions d’amendements. » Alors, depuis trente ans, l’homme tisse sa toile. Ministères, Parlement, médias…

Rien n’est oublié pour défendre ceux qu’il surnomme « les oubliés ». « Nous sommes 700 à 800 gardes champêtres en France. Notre seul moyen, c’est le lobby­ing, assume-t-il. Il faut avoir un réseau. » Reconnais­sance suprême, en 2000 il a été promu chevalier de l’Ordre national du Mérite.

Un regard acéré

La fédération a de jolis succès à son actif. « L’intercommunalité, le droit, depuis 1999, de partager un garde champêtre ; la revalorisation du cadre d’emplois ; les réformes du code de l’environnement, en 2012, qui ont accru nos pouvoirs, énumère-t-il. Mais il reste encore beaucoup à faire. » Car pour lui, le combat n’est jamais fini. En 2023 il prendra sa retraite, après trente-sept ans de carrière. « Mais je vais continuer à travailler pour la fédération, dans l’ombre. Et j’espère qu’un de mes collaborateurs prendra la relève », espère-t-il. D’ici là, c’est toujours avec la même passion qu’il revêt chaque matin sa tenue de garde champêtre : « Je prends mon VTT et je pars faire le tour du bourg. Je prends la température, je règle les problèmes, je fais un point en ­mairie… Et l’après-midi, je repars en patrouille, en général en 4×4. »

Problèmes de voisinage, dépôts ­sauvages, stationnement anarchi­que… Rien n’échappe à son regard acéré. « Le garde champêtre, c’est comme le facteur, le lien social, commente Francis ­Cros. Jacques, ce sont les yeux et les oreilles du maire, jusque dans les hameaux les plus ­reculés. »

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