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Développement économique

Sites industriels clés en main : les intercommunalités ont une carte à jouer (1/5)

Publié le 07/12/2021 • Par Gaëlle Ginibrière • dans : Actualité Club finances, Décryptages finances, France

carte industrie clé en main
InvestinFrance
127 sites industriels ont intégré le dispositif « Sites industriels clés en main », lancé en 2020. Visant à leur donner plus de visibilité, ce programme constitue également un levier supplémentaire dans la stratégie de développement économique des intercommunalités.

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49 nouveaux sites ont été retenus (sur 170 candidats) en septembre 2021 comme « Sites industriels clés en main » (SICM), sites industriels ou logistiques labellisés par l’État, immédiatement disponibles et pour lesquels les procédures relatives à l’urbanisme, à l’archéologie préventive ou encore à l’environnement ont été anticipées, afin d’accélérer de quelques mois l’implantation d’une nouvelle activité industrielle. Ces 49 SICM rejoignent les 78 déjà sélectionnés en janvier, puis juillet 2020.

Visibilité accrue

C’est à l’occasion de la troisième édition de Choose France, organisée à destination des grands investisseurs étrangers à Versailles, qu’ont été lancés les SICM le 20 janvier 2020, douze premiers sites étant opportunément annoncés à cette occasion, alors qu’ils n’avaient disposé que de quelques semaines pour boucler leur dossier.

Du côté des agences de développement, le dispositif est accueilli d’un bon œil. « C’est un élément marketing supplémentaire, intégré dans les argumentaires de prospection et une l’occasion de donner une visibilité plus grande à certains sites », reconnaît Bruno Halipré, chargé de mission à l’agence Dunkerque Promotion. Pilote de ce projet à RisingSud, l’agence de développement de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Anne-Charlotte Debarbieux note même que des prospects l’ont d’ores et déjà sollicitée grâce à ce dispositif. Mais les témoignages en ce sens restent rares.

Au-delà du simple levier de communication, Lucas Chevrier, conseiller industrie pour Intercommunalités de France, se félicite de la reconnaissance, à travers ce dispositif, de la montée en puissance des intercommunalités en matière de gestion des zones d’activités économiques (ZAE). Celles-ci se révèlent en effet des acteurs clés.

Opportunité à saisir pour les EPCI

L’obtention du label SICM peut cependant ne pas être dénuée d’un certain opportunisme. « Il est vrai que parmi les premiers dossiers retenus, les plus matures, certains sites industriels étaient presque prêts en termes de procédures d’archéologie ou de dépollution. Mais plusieurs intercommunalités ont saisi l’opportunité de l’appel à projet pour mener les procédures d’urbanisme ou d’archéologie et les études environnementales requises pour obtenir la labellisation », avance-t-il.

La dernière vague a d’ailleurs induit avantage de coordination entre acteurs locaux autour des sites portés. « Des réunions avec les préfectures sur l’aspect réglementaire, une réflexion sur l’aménagement de parcelles par les intercommunalités… On assiste parfois à un surenchérissement en termes d’offres de services pour être le territoire le plus attractif. Après, il est difficile d’aller très loin car l’offre de services dépend surtout des besoins de l’entreprise qui va s’implanter », souligne Lucas Chevrier.

Lenteurs administratives persistantes

D’ailleurs, si plusieurs mois peuvent être gagnés dans la démarche d’implantation d’industriels, les SICM ne garantissent pas une véritable accélération de l’ensemble du processus. « En réalité, il n’y a probablement aucun SICM véritablement « clés en main » dans la mesure où beaucoup d’autorisations et d’études restent à faire une fois la nature de l’activité connue et qu’il y a surtout une lenteur administrative toujours persistante lorsque des entreprises ont choisi de s’implanter. Une grande réactivité des services de l’État est en effet nécessaire », souligne Antoine Angeard, directeur général du CNER.

L’État n’apporte pas d’accompagnement supplémentaire, hormis pour les huit intercommunalités accompagnées dans le cadre de la Fabrique prospective « Sites industriels de demain », pilotée par l’Agence nationale de cohésion des territoires (ANCT). « Ces EPCI bénéficient d’une ingénierie pendant un an pour bâtir un plan d’actions sur-mesure pour leur SCIM et réfléchir ensemble à des pistes de solutions transposables ailleurs », indique Annabelle Boutet, cheffe du pôle Prospective, veille, innovation de l’ANCT.

Des pratiques vertueuses

Parmi les axes sur lesquels se penchent les groupes de travail : la mutabilité et la réversibilité du bâti et des sites, les enjeux de transition écologique, ainsi que la question de la gouvernance ou encore l’évolution des usages et leur conciliation. « L’attention des intercommunalités porte par exemple sur la volonté de ne pas concurrencer le centre-ville en déployant de nouveaux services dans un SICM, ou si le SICM devient une deuxième centralité, qu’elle le soit de manière complémentaire », observe Julie Dautriche, chargée de prospective à l’ANCT.

Pour Lucas Chevrier, les SICM peuvent par ailleurs s’inscrire dans une stratégie territoriale plus large. C’est le cas à à la communauté d’agglomération de Trégor-Lannion. « Le label SICM est une corde de plus à notre arc, s’ajoutant à d’autres labels, comme la French Tech. Mais ce label a clairement l’avantage d’être une porte d’entrée vers l’État, et de nous permettre de pouvoir plus facilement y pousser nos projets », estime Gaëlle Le Mer, directrice du développement économique.

Les projets d’implantation de nouvelles activités s’inscrivant dans un temps long, il faudra sans doute attendre quelques années pour en tirer un bilan en termes de développement territorial.
Surtout, les SICM ne sont pas une fin en soi. Pour Sylvain Dorschner, directeur général, Grand Enov+, l’agence d’innovation du Grand Est, « L’État doit maintenant soutenir les collectivités pour moderniser et « sur-équiper » ces SICM, en matière de transition écologique et technologique notamment, afin qu’elles répondent aux attentes nouvelles des investisseurs ».

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